Notes Žtablies par Nicolas Givernaud (2002)
BJ
UMR. 2 CNRS / U. 136 INSERM
Centre
dÕImmunologie INSERM CNRS de Marseille-Luminy
Lettre
du 24 fŽvrier 1989 :
Francis
Galibert rŽunion du dept Sc. de la vie du CNRS pour dŽfinir la politique
scientifique du CNRS suite aux projets de sŽquenage de divers gŽnomes en
discussion dans les diffŽrentes instances internationales.
PrŽsents
C. Paoletti, Mandel, Kaplan, Cohen, WeissenbachÉ Philippe Jeanteur
Moyens
envisageables CNRS (SNV) 5 ˆ 10 MF ; Europe 15 M Ecus, USA 100 M$ pour 90.
Options :
rien, niveau national (choix dÕun crŽneau) ou international (projet de grande
envergure)
Structures
pour ce genre de travail ?
Coordination ?
Sur
quel gŽnome travailler ? Sur lÕhommeÉ
Comment ?
YAC
CrŽation
dÕun GIP
Projet
de contribution au rapport de conjoncture : dŽtecteurs et sŽquenage ( 15 mai 1989, Luc Valentin)
Ç De
nombreuses dŽcouvertes rŽcentes en biologie ont ŽtŽ faites par des Žquipes de recherche,
souvent interdisciplinaires, ayant inventŽ et dŽveloppŽ de nouvelles
techniques. Le CNRS, compte tenu de la structure et du fonctionnement de ses
commissions, nÕest toujours pas ˆ lÕaise avec cette stratŽgie, ce qui lui nuit,
tant du point de vue de la recherche fondamentale que de celui des retombŽes
Žconomiques des dŽveloppements techniques associŽsÉ È
LÕauteur
remarque ensuite que Ç quelle que soit lÕopinion que lÕon ait sur les
projets de sŽquenage de la levure et du gŽnome humain, bien des labos
pratiquent dŽjˆ, au coup ˆ coup, les mŽthodes du sŽquenage sur des fragments
qui les intŽressent, et cette tendance nÕira quÕen sÕaccentuant. On comprend
mieux ainsi pourquoi ce thme, devenu porteur, est aujourdÕhui trs fortement
soutenu par le Japon et les Etats-Unis et (É) la Grande Bretagne. La CommunautŽ
EuropŽenne vient de sÕengager (É) projet Eureka 260, auquel la France participe
essentiellement par un reprŽsentant industriel (sociŽtŽ Bertin). Le CNRS avant
de se dŽcider, attend le rapport de son chargŽ de mission sur le sŽquenage (F.
Galibert) È
Conclusion
insiste sur lÕinterdisciplinaritŽ et la technique de ces recherches peu
dŽveloppŽes au CNRS Ç Certes on entend des appels ˆ lÕinterdisciplinaritŽ
ou valorisant les dŽveloppements techniques, mais quelle sera leur efficacitŽ
tant quÕaucune structure nÕaura ŽtŽ mise en place pour dŽbloquer le CNRS sur
ces points ? Celle-ci (É) ne pourrait survivre longtemps sous la
forme de ce que certains envisagent comme un ÔclubÕ È
7
juin 1989 :JL Mandel appel dÕoffre Ç GŽnome Humain È 5MF
maximum
le
MRT poursuit cette annŽe son soutien au recherche sur la structure du gŽnome
humain ss la forme dÕune action concertŽe.
3
axes :
1)
Dvpt mŽthodologiques
dans les domaines : chromosomes artificiels de levure, hybridation in situ
avec sonde froide, carte physique par Ç contigs È, outils
informatiques.
2)
carte gŽnŽtique ou
carte physique de rŽgions chrsmiques prŽsentant un intŽrt au plan
physiologique ou pathologique
3)
carte gŽnŽtique ou
carte physique de grandes rŽgions du gŽnome murin dans la mesure o elle peut
contribuer ˆ enrichir ou orienter la connaissance du gŽnome humain.
LÕAFM
a pris contact avec le CNRS et lÕINSERM dans le but de coordonner les efforts
de recherche entrepris sur les myopathies et certaines maladies hŽrŽditairesÉ
cette association dispose de trs larges crŽdits, il faut concilier leur
utilisation. Paoletti sollicite BJ pour cela (ainsi que Galibert et Danchin)
SNV
a dŽcidŽ de lancer une Action ThŽmatique Incitative sur Programme et Equipes le
thme Ç Pathologie MolŽculaire È. BJ fait partie du ComitŽ directeur.
Les
membres du comitŽ nommŽs par le CNRS : P. Tambourin prŽsident, Michel
Kazatchkine, Mallet, Jordan, Goossens, Galibert, Cuzin.
Et
les menbres reprŽsentants le ComitŽ National de la Recherche
Scientifique : Mandel et Giraud.
Lettre
de JC Mounolou (prŽsident de la section 24 au CNRS)
Annonce
de la demi journŽe de dŽbats de prospectiveÉ
Note
ˆ lÕattention de Danchin, Galibert et BJ sur la reprŽsentation du CNRS dans le
ComitŽ Ç AFM CNRS/INSERM È
2
instructions : a) ne pas sÕenfermer dans la distinction myopathie vers le
CNRS et autres maladies hŽrŽditaires vers lÕINSERM. Il faut dŽfendre la
position selon laquelle la compŽtence existe dans les deux organismes sur
lÕensemble des maladies hŽrŽditaires. B) indiquer quÕil existe une ATIPE
Ç Base molŽculaire des pathologies humaines ˆ composantes
hŽrŽditaires È au CNRS. (prŽsidŽe par P. Tambourin)
Appel
dÕoffre Ç GŽnome Humain È :
-
Projets de carte
gŽnŽtique et de carte physique de grandes rŽgions du gŽnome humain et de
souris. DŽveloppement des mŽthodologies nŽcessaires (chrsme de levure, contigs,
hybridation in situ fluorescenteÉ)
-
DŽveloppement de
stratŽgie de sŽquenage grande
Žchelle
-
CaractŽrisation de
nouveaux types de polymorphisme de lÕADN
-
RŽalisation de
librairies de cDNA
-
Mise en place dÕun
centre de conservation et criblage des librairies de YAC.
Sollicite
BJ pour tre membre de la Commission GŽnŽtique
H.
Curien vient de confier ˆ Lazar une Ç mission sur le dŽveloppement de la
recherche sur le gŽnome humain È qui a chargŽ P. Kourilsky (DR du CNRS et
de lÕunitŽ 277 de lÕINSERM ˆ Pasteur) de rŽdiger un rapportÉ
Copie
de la lettre de Curien ˆ Lazar (9 mai 1990) :
Ç LÕaccŽlŽration
et le renforcement des recherches sur le gŽnome humain mÕappara”t devoir tre
une prioritŽ dans le domaine de la recherche biologique et mŽdicale dans les
prochaines annŽes. Plus encore il sÕagit probablement du premier grand
programme technologique dans le domaine des sciences biologiques et
mŽdicales. Bien entendu la stratŽgie concernant le gŽnome humain est
indissociable des stratŽgies concernant dÕautres gŽnomes (É) elle sÕinsre donc
dans une stratŽgie globale intŽressant notamment lÕapproche des gŽnomes
dÕautres espces (animaux, vŽgŽtaux, micro-organisme) È
Curien
remarque que la France est bien positionnŽe gr‰ce au CEPH mais que les efforts
budgŽtaires consentis par les Etats-Unis risquent de marginaliser celui-ci
et souhaite que Lazar lui propose
Ç la dŽfinition dÕune organisation de la recherche y compris dans ses
coopŽrations internationales associant lÕensemble de des partenaires
concernŽs. È
Ç Les
axes essentiels de cette stratŽgie devraient porter, dÕune part, sur la
cartographie du gŽnome humain, et dÕautre part, sur la dŽtermination des
sŽquences. Une attention particulire devra tre portŽe aux mŽthodes et
instruments (É) aux outils informatiques (É) ainsi quÕaux recherches centrŽes
sur les maladies hŽrŽditaires et lÕŽpidŽmiologie gŽnŽtique. È
Curien
souhaite des propositions sur :
Ç -
la structure dÕorganisation et de pilotage de ces recherches tout en tenant
compte des efforts de recherche dŽjˆ entrepris par les autres organismes
concernŽs (CNRS, INRA, CEA, INRIA) et maintenant une cohŽrence
dÕensemble.
-
les moyens supplŽmentaires nŽcessaires (É)
-
les coopŽrations internationales (É)
-
le calendrier de dŽveloppement des programmes (É) È
Texte
de BJ (7 p.) envoyŽ ˆ Kourilsky pour participer ˆ lÕŽlaboration du rapport
Pg
aux USA, GB, et dans une certaine mesure au Japon. Efforts plus modestes en
Europe continentale (Italie en particulier) et bient™t un programme CEE.
Ç Les effets de ces programmes se font sentir en particulier dans le
domaine de la cartographie physique (champs pulsŽs, librairies YAC, Ç contigs È
de cosmidesÉ) o la recherche anglo-saxonne est en train de prendre une avance
dŽcisive qui se rŽpercute dŽjˆ dans dÕautres domaines, de la NŽmatode ˆ la
Drosophile en passant par le riz et Arabidopsis). È
En
France jusquÕˆ maintenant efforts sont restŽs modestes : actions
concertŽes Ç GŽnome È du MRT, des financements de lÕAFM, bient™t une
ATIPE CNRS qui ont permis la distribution de quelques centaines de KF. Les
Žquipes Ç font souvent un travail de qualitŽ internationale mais restant
dans ce que lÕon peut appeler le domaine de lÕartisanat È
Ç Le
seul labo franais ˆ avoir investi dans une approche lourde, technologique et
semi-industrielle È est le CEPH, Ç structure privŽe qui a pu
fonctionner avec des fonds importants et en dehors des contraintes
structurelles du type INSERM ou CNRS au niveau du personnel en
particulier. È Les rŽsultats du CEPH sont notables : Ç une
contribution primordiale ˆ lÕŽtablissement de la carte gŽnŽtique et une bonne
librairie de YACs, ainsi quÕun dŽbut de sŽquenage systŽmatique dans la rŽgion
du MHC qui semble maintenant mis en veilleuse pour des raisons techniques et
financires. È Mise au point Žgalement, avec Bertin dans le cadre de
Etats-UnisREKA dÕautomatesÉ
Ç Ces
rŽsultats ont ŽtŽ obtenus dans le cadre dÕune formation trs atypique,
disposant de crŽdits de fonctionnement et dÕŽquipement trois ˆ quatre fois
supŽrieurs ˆ ceux dÕun laboratoire classique de mme taille, salariant
elle-mme une partie importante de son personnel et acceptant sans doute un
certain gaspillageÉ È Ces conditions sont plus proches des conditions US
que de celles des labos publics en France.
-
Quelles sont les possibilitŽs ? DÕabord quelle masse financire :
Ç une approximation raisonnable serait me semble-t-il 10% du programme
US È (et non 20 comme le suggre le rapport des PNB parce que moins de
frais dÕinfrastructures quÕaux USA) soit 120 MF/ an. Le soutien aux labos des
SdV 350 MF /an Ç on voit lÕampleur du problme (É) un tel programme
reprŽsente un effort sŽrieux qui demande un financement du mme ordre que celui
du programme SIDA de lÕANRS, soit une dŽcision politique ˆ un niveau plus ŽlevŽ
que celui de lÕINSERM ou du CNRS et lÕinjection rŽelle de moyens
supplŽmentaires.È
-
Les options ?
LÕoption
basse : saupoudrage (non pŽjoratif) sŽlectif, 10 ˆ 20 Žquipes ; 10 ˆ
20 MF par an. Cela peut valoir la peine au moins pour que les technologies
soient rapidement assimilŽes et ces Žquipes pourront peut-tre jouer des
coupsÉ Au-delˆ de cet effort minimum il para”t essentiel dÕassurer lÕavenir
du CEPH sans lÕŽtranglerÉ
LÕoption
haute : crŽer 2, 3 ou 4 structure de la taille du CEPH (50 personnes pour
chacune), lourdement financŽes (15 MF/an) et bŽnŽficiant dÕune grande libertŽ
pour la gestion dÕau moins une partie de leur personnelÉ En contre partie
lÕŽvaluation a posteriori de ces structures avec des consŽquences positives ou
nŽgatives rŽelles et rapidesÉ Reste ˆ savoir si lÕon a en France des animateurs
pour ces structures, Ç il faut sans doute de ce point de vue chercher du
c™tŽ du secteur privŽ. È
Un
dernier avantage ne pas laisser le Ç GŽnome lourd È en France ˆ une
seule personnalitŽ (CEPH)
Ç En
tout cas souligne BJ quel que soit le niveau dÕinvestissement dŽcidŽ il est
absolument vital de prŽvoir pour ce type de recherche des financements de personnels
importants : au niveau des chercheurs (É) mais surtout du personnel
technique pour lequel des contrats ˆ durŽe dŽterminŽe devraient permettre
lÕembauche rapide mais non dŽfinitive du personnel nŽcessaire ˆ une phase
donnŽe du programme. Injecter beaucoup dÕargent dans un programme GŽnome sans
prŽvoir des moyens souples de gestion du personnel conduirait ˆ un
gaspillage. È
Enfin
le r™le des fondations privŽes, de lÕAFM, doit tre pris en compteÉ LÕaFM
compte sÕinvestir pendant 3 ans ( ?) dans la carte gŽnŽtique et
lÕisolement des gnes. La coordination nÕappara”t pas ŽvidenteÉ On peut
remarquer ˆ cet Žgard que la Ç Commission de coordination È (ou
Ç Groupe de RŽflexion È) AFM-MRT-INSERM-CNRS crŽŽe en novembre 89
tiendra sa premire rŽunion le 14 juin (90) Ç Il y a donc problme et
risque de conflit, ceci Žtant nŽanmoins tempŽrŽ par le fait que lÕinformation
circule bien, par la force des choses : on retrouve ˆ peu prs les mmes
personnes È ˆ la Commission de Coordination ˆ la commission de GŽnŽtique (interne) de lÕAFM, ˆ lÕACC
GŽnome du MRT, ˆ lÕATIPE CNRS correspondanteÉ
Ç il
me semble donc extrmement important de faire vivre rŽellement cette
commissionÉ ou, si ce nÕest pas une structure adaptŽe, de trouver une autre
instance de coordination qui puisse rŽellement fonctionner. È
Annexe :
1)
Poids de la communautŽ franaise dans le secteur GŽnome Humain
-
Sur les 220 membres de HUGO fin 89, 103 travaillent aux USA, 33 en GB, 15 en
France, 11 au Japon et au Canada (les autres pays sont en dessous de 10)
-
Lors des colloques qui se tienne depuis 1988 ˆ Cold Spring Harbor sous le titre
Ç Genome Mapping and sequencing È la participation franaise
(chiffres de 1990) sur 300 participants, 13 travaillent en France ; 172
posters dont 10 avec participation franaise ; 52 prŽsentations orales
dont 2 par des Žquipes franaises. (mme en faisant la part (rŽelle de la
xŽnophobie anglosaxonne, cela montre que le poids de la France dans ce domaine
est insuffusant)
-
LÕanalyse des trois premiers n¡ de Genomics pour 1990, sur 58 articles, 1 seul dÕun groupe
franais ˆ 100 % deux autres comportent une participation franaise importante
et trois une participation minoritaire (1 seul auteur au milieu de 6 ou 10
autres).
2)
Texte rŽdigŽ pour le MRT (concertŽ avec les membres du ComitŽ de lÕACC GŽnome)
sur le point spŽcifique des bourses de chercheurs` :
Politique
dÕaccompagnement au niveau du personnel dÕune action Ç gŽnome
humain È (mars 1990).`
Le
problme du personnel se pose avec acuitŽ pour ce type de programme, il sÕagit
dÕune recherche :
-
lourde et trs
compŽtitive nŽcessitŽ de concentrer rapidement des moyens matŽriels et humains
sur un thme donnŽ.
-
Trs Žvolutive
-
Faisant une part
importante ˆ la technologie.
Ç Il
para”t impossible de dŽvelopper efficacement une telle recherche dans un cadre
institutionnel franais traditionnel qui nÕoffre ni les moyens ni la souplesse
nŽcessaires ˆ la gestion efficace de personnel qualifiŽ dans un cadre
changeant. Le problme est trs global (il met en cause la fonctionnarisation
des ITA, comme celle des chercheurs dÕailleurs) È Le programme doit
comporter Ç de faon intŽgrŽe un important programme de bourses
spŽcifiques avec un financement significatif et plusieurs volets :
-
Bourses post-doc.
Formation dans des laboratoires Žtrangers de haut niveau technologique et
assortie dÕun engagement de travail dans un laboratoire franais correspondant.
-
Bourses ou CDD pour
des ingŽnieurs (ou des post docs) formŽs aussi bien en GŽnie gŽnŽtique quÕen
physique informatique ou robotique
-
Bourses courtes durŽes
(quelques mois) pour des chercheurs de haut niveau.
LÕensemble
de ce programme devrait bŽnŽficier de moyens importants et dÕune gestion trs
souple avec des dŽlais courts. Les bourses devraient le plus possible tre
attribuŽe aux laboratoires ˆ charge pour eux de choisir les candidatsÉ dont
lÕavenir nÕest pas les organismes de recherche.
H.
Curien a dŽfini devant le conseil des ministres du 17 octobre les grands axes
du programme franais de recherche sur le Ç gŽnome humain È
1.
Un GIP Ç GŽnome humain È sera crŽŽ.
AujourdÕhui
plus de 500 chercheurs ingŽnieurs et techniciens sur des recherches sur le
gŽnome dans les laboratoires publics pour un budget de plus de 150 MF. Ces
efforts sont insuffisantsÉ Ç La France doit se doter dÕun instrument
adaptŽ, capable dÕimpulser, de coordonner, de financer et dÕŽvaluer les actions
de recherche quÕil initie. Le programme national Ç gŽnome humain È
sera conduit par une structure autonome mais insŽrŽe dans le systme de
recherche. È
Le
GIP disposera de 50 MF en 1991 et de 100 MF en 1992, Ç sans laboratoire ni
personnel propre È et doit coordonner les orientations scientifiques et
les programmes de recherche des organismes et associations ; programmer les moyens ; reprŽsenter les
organismes et associations dans les programmes europŽens et internationaux. Il
sera prŽsidŽ par une haute personnalitŽ scientifique. Son CA sera constituŽ de
reprŽsentants des ministres impliquŽs (Recherche, SantŽ, Education nationale,
Agriculture, IndustrieÉ) des organismes et des industrielsÉ Un CS sera
Žgalement constituŽ.
Une
concertation avec le CNE sera engagŽeÉ
Une
association de prŽfiguration du GIP sera mis en place le 1er janvier
1991.
2.
StratŽgies de recherche.
2
stratŽgies possibles pour sŽquencer le gŽnome humain : le sŽquenage
systŽmatique (option US) ou les cDNA.
Ç La
France privilŽgiera une Ç stratŽgie de crŽneau È choisissant de ne
sŽquencer que les parties codantes pour les protŽines. Cette dŽmarche, moins
cožteuse, plus riche de retombŽes thŽrapiques immŽdiates, est complŽmentaire de
celle suivie par les Etats-Unis. È
3
grandes actions seront lancŽes plus des actions ponctuelles :
A.
sŽquenage ˆ grande
Žchelle des cDNA
B.
sŽquenage exhaustif
des petits gŽnomes
C.
dŽveloppement
informatique (de programme de saisie et dÕanalyse des donnŽes et de strutures
informatiques adaptŽes)
En
parallle :
a)
Cartographie du gŽnome
humain. Automatisation des mŽthodes de BM actuelles. Un programme ambitieux
(LABIMAP 2001) dÕautomatisation des mŽthodes de cartographie bŽnŽficie depuis 3
ans dÕun soutien important dans le cadre de la procŽdure Etats-UnisREKA
b)
Distribution
internationale de matŽriel biologique
c)
Formation et transfert
technologique
Plus
attention aux considŽrations lŽgales, Žthiques et sociale en concertation avec
le CNEÉ
Article
de BJ ( ?) Genomics
Ç Special Feature Section È The French Human Genome Program
La
recherche sur le gŽnome humain est active en France. Si lÕon regarde quelques
indicateurs comme le nombre de membres ˆ HUGO, les publications ou les
participations au meetings, la France occupe probablement le troisime rang
dans ce domaine (aprs Etats-Unis et GB) et lÕactivitŽ en France sera
certainement Ç boostŽe È par le nouveau programme nationalÉ
La
recherche sur le gŽnome humain en France vient dÕune bonne tradition clinique
et dÕune diffusion des mŽthodologies de lÕADN recombinant ˆ la fin des annŽes
70, en grande partie du fait de lÕexpŽrience acquise par des post-docs aux USA.
Un grand nombre de laboratoire sont conduits par des cliniciens qui se sont
tournŽs vers la biologie molŽculaire et qui sÕintŽressaient aux maladies
gŽnŽtiquesÉRappel des travaux de Munnich, Mandel, Christine Petit t
WeissenbachÉ
Egalement
le CEPH
Chroniques
gŽnomiques (M/S, n¡ 8, vol. 6, octobre 90) Programme GŽnome et la
France ?p. 807-809
RŽsumŽ
de la visite du 29 et 30 mai 1991 au Los Alamos National Laboratory
Le
projet GENBANK financŽ par le DOE et le NIH. Projet collaboratif avec lÕEMBL
(Europe) et DDBJ ( Japon). Le secteur biologie est dirigŽ par Paul Gilna et
celui de lÕinformatique par Michael Cinkolsky
Rapport
sur la mission aux USA du 16 au 21 juin 1991 J. Hanoune ( et M. Cohen-Solal,
Georges Guellaen, Pierre Oudet)
Rapport
adressŽ ˆ Mme R. Guyot Ministre des Affaires Etrangres, Dir. de la
coopŽration scientifique et technique.
Cette
mission avait pour objet de permettre ˆ certains responsables du programme
franais de recherche sur les gŽnomes (GREG) de rencontrer leurs homologues US
et de visiter certains labos impliquŽs dans la cartographie des gnes ou le
sŽquenage de cDNA.
Rencontre
avec Elke Jordan deputy director du National Center for Human Genome Research
(NCHGR) du NIH :
Les
programmes vont du plus gŽnŽraux au plus pointus. LÕŽtude du cDNA est en dehors
du programme qui concerne outre lÕhomme, la souris et la drososphile. Les
contrats sont de 800 k$ en moyenne, soit plus que les contrats traditionnels
(200 k$). Le NCHGR est un service indŽpendant du NIH ; 45 personnes dont
10 scientifiques, son budget pour 1991 est de 87 M$.
Elke
Jordan pense que GDB doit avoir un financement international.
GDB
est implantŽe ˆ John Hopkins (Baltimore) et bŽnŽficie jusquÕau 1er
septembre dÕun financement du Howard Hughes Institute. Un contrat a ŽtŽ dŽposŽ
au NIH plus DOE (6M$ puis 5,3 pour les 2 annŽes suivantes) Le financement est
prŽvu pour 50 % par les Etats-Unis, 1/3 par la CEE, 6 % par le Japon, le reste
par France, lÕAllemagne, la GBÉ
J.
H. fait remarquer que cela revient ˆ faire financer certains pays europŽens 2
foisÉ, que la France se doit de financer et que les sommes peuvent tre
avancŽes.
Rencontre
avec James Cassatt directeur Ç Biophysics and Physiological Sciences
Program È
Rencontre
avec Benjamin Barnhart du DOE.
Le
DOE a lui aussi un programme cDNA, contrairement au NIH. Les projets concernent
la crŽation de nouvelles banques de meilleure qualitŽ (qui seront disponibles),
le sŽquenage, (STS), la localisation des cDNA sur le chromosome humain, les
banques de cDNA du cerveau.
Puis
GDB : pour GB, le MRC et le Wellcome Trust . chaque co-financeur aura un
droit de vote proportionnel ˆ sa contributionÉ
Barnhart
espre pouvoir donner un meilleur r™le ˆ HUGO, dont le problme est quÕil ne
peut pas obtenir dÕargent des agents agences fŽdŽrales parce quÕil nÕa pas
dÕinfrastructureÉ
Rencontre
ˆ la National Agricultural Library (NAL)
Jerome
Miksche Žvoque le Ç USDA Plant Genome Research Program È qui
comporte :
-
un volet science, 11
M$ distribuŽs par contrats compŽtitifs par le Cooperative State Research Serv
ice, filiale de lÕAgricultural Research Service (ARS)
-
un volet base de donnŽes, 3, 674 M$
distribuŽs par lÕARS
Augmentation
des budgets prŽvus pour 1992 18 et 4 M$ respectivement
Pour
le volet science, il sÕagit de cartographie gŽnomique, RFLP , 350
personnes sur 70 espces de plantes diffŽrentes (30 OU 40 contrats). Trois
thŽmatiques : 1) une cartographie grossire 20-25 cM ; 2) une
cartographie fine de certaine rŽgion, 1 ˆ 5 cM et Žventuellement Žtude de
cDNA ; 3) amŽlioration technologiqueÉ
Les
bases de donnŽes intŽressent le mais le soja le blŽ ArabidopsisÉ Il sÕagit de
crŽer des bases relationnemmes performantes par espceÉ
A
la fin de lÕentretien, lÕarticulation des programmes franais et US est
envisagŽeÉLÕINRA doit collaborer. La ccl souligne enfin que le projet Arabidopsis
est intŽressant Ç et on aurait tout ˆ fait intŽrt ˆ sÕy accrocher È.
Visite
de la GDB (Peter Pearson director)
GDB
est implantŽe ˆ John Hopkins (Baltimore) financŽe depuis 2 annŽes et jusquÕen
aožt par la fondation Howard Hughes. A partir de septembre, double tutelle
NIH/DOE (5,3 M$)
Les
donnŽes de cartographie gŽnŽtique sont issues soit de soumission directe sous
formes de fichier informatique (25 %) soit issue de lÕanalyse de publicationÉ
Utilisation du logiciel SYBASE.
Le
problme limitant actuellement est la performance des rŽseaux informatiques.
Des nÏuds (relais) sont en place ou en cours de crŽation ˆ Londres, Heidelberg,
Uppsala, au Japon (deux centres existent). En France et pour lÕEurope il faudra
faire des Žvaluations et des choix pour les rŽseaux ˆ utiliserÉ
LÕidentification
des informations comprend Žgalement lÕanalyse des rŽfŽrences biblio associŽes
(Medline)
Le
catalogue OMIM est accessible sous un autre Žditeur que SYBASE , il est prŽvu
de structurer cette information par secteurs recouvrant une description
minimale des maladies gŽnŽtiques.
La
structure opŽrationnelle de la GDB : 20taine dÕinformaticiens, 6 personnes
assurant lÕorganisation gŽnŽrale et une structure responsable de lÕacquisition
des donnŽes gŽnŽtiques : 3 assurant le support centralisŽ ˆ Baltimore, 3
pour le polymorphisme ˆ Dallas, 3 pour les phŽnotypes (dont McCusick) ˆ
Baltimore.
La
prochaine version sera distribuŽ en juin. Comme les versions ultŽrieures elle
contient des donnŽes Ç redondantes È et plusieurs types de cartes de
liaisons gŽnŽtiques.
Ccl :
Ç de la mme faon que ds
maintenant les Žquipes franaises collaborent ˆ lÕamŽlioration de la carte
gŽnŽtique humaine, il est obligatoire de participer Žgalement ˆ la
mŽmorisation, validation, structuration et distribution des donnŽes. La France
ayant dŽcidŽ de mettre en place un projet national gŽnome humain doit tre
directement prŽsente aussi bien dans le conseil scientifique de GDB que dans
son administration. È
Visite
ˆ la NSF
Le
r™le de la NSF appara”t trs en amont de celui du NIH ou du DOE. Leurs moyens
sont plus limitŽs et surtout utilisŽs pour le projet du sŽquenage du gŽnome
dÕArabidopsis et de la recherche fondamentale en informatique.
Visite
du labo de biologie cellulaire et molŽculaire (NIH Neurological Disorders and
Stro, Washington) C. Venter
SŽquenage
partiel de 400-500 bases ˆ chaque extrŽmitŽ de cDNA. Les sŽquences obtenues du
c™tŽ 3 Ô peuvent fournir des ETS spŽcifiques de sites uniques dans le gŽnome,
ces ETS permettent de caractŽriser de nouveaux gnes, de contribuer ˆ la
cartographieÉ Les sŽquences obtenues c™tŽ 5 Ô permettent de comparer les
rŽsultats obtenus avec les sŽquences protŽiques prŽsentes dans les bases de
donnŽesÉ
En
plus de lÕhomme, la mme approche est utilisŽe pour les gŽnomes de la
drosophile et de C. elegans.
Description
de la dŽmarche scientifique.
Ccl :
LÕoriginalitŽ de la mŽthode rŽside dans le grand nombre de clones analysŽs dans
un temps relativement court. DÕautres labo (USA, Angleterre, Japon) ont dŽbutŽ
des projets identiques, mais lÕŽquipe du Dr Venter est la 1re ˆ
publier ses rŽsultats avec lÕidentification de 337 nouveaux produits de
transcription (Sciences)
LÕŽquipe
de Venter a un support technique remarquable tant par le nombre de machines ˆ
sŽquencer que par les conditions ( ?) (dans le rŽsumŽ) consenties par la
sociŽtŽ Applied pour lÕachat de ces appareils et kits de sŽquenceÉ)
Ce
groupe bŽnŽficie de nombreux supports extŽrieurs tant pour la prŽparation des
sondes (NIH) des matrices (Collaborative Research) et de la localisation
chromosomique (labo extŽrieurs)
Visite
du centre dÕŽtude sur le chromosome 22 (ChildrenÕs Hospital, Philadelphie) Dir.
Beverley Emmanuel
Cette
Žquipe vient dÕtre approuvŽe comme le septime centre dÕŽtude du gŽnome
humain. Elle doit faire la cartographie du 22, localiser au moins 300 marqueurs
rŽpartis rŽgulirement, sous-cloner diffŽrentes parties du chromosomes en
collections ordonnŽes
Recommandations
issues de la visite de ces deux laboratoires : la participation de la
France est essentiellement orientŽe vers a bioinformatique la sŽquence des cDNA
lÕŽtude des maladies et les gŽnomes modles. Sur les deux premiers
points :
Les
deux labos ont fait un effort considŽrable dans le domaine de lÕŽquipement
informatique et de lÕanalyse des donnŽes. 2 ccl ˆ tirer de leurs expŽriences.
1) il faut des Žquipements basŽs sur des stations de travail et non des
micro-ordinateurs pas assez puissant 2) un rŽseau internet performant.
Pour
le cDNA : 1) les banques analysŽes doivent tre prŽparŽes dans le vecteur
appropriŽ. Actuellement aucune source commerciale ne fournit des produits de
qualitŽs 2) la machine ˆ sŽquencer Applied associŽe au kit de sŽquence de la
Taq polymŽrase est performant 3) le partage du temps de travail des chercheurs
entre une recherche fondamentale et le projet ainsi que la participation dÕun
petit nombre dÕŽtudiant pour une pŽriode limitŽ (1 an ?) semble tre la
solution la mieux adaptŽe au systme franais.
Conclusions
gŽnŽrales :
Sur
le plan organisationnel : impression que HUGO est une structure fragile,
qui nÕa pas trouvŽ son Žquilibre et ne sera pas financŽ par les USA tant
quÕelle nÕaura pas prouvŽ son efficacitŽ, la France pourrait adoptŽ cette mme
position. Il faut tester HUGO par exemple dans lÕorganisation des Ç single
chromosome workshops Èo le r™le des USA appara”t comme trop prŽdominant.
Problmes
des brevets
CoopŽration
possibles : de nombreux domaines existent o une coopŽration rŽelle est
dŽjˆ en place(Ç consortium CEPH È par exemple// retrouver quand CEPH est
vu comme us ! ! !) On peut penser que la coopŽration va se
dŽvelopper dans le domaine des gŽnomes modles mais elle se dŽveloppera peu
dans les domaines technologiques ou dans celui des Žchanges vrais de Ph.D.
Options
scientifiques : il a ŽtŽ frappant de constater que lÕoption franaise qui
consiste ˆ sŽquencer les cDNA est apprŽciŽ aux USA. Venter vient de dŽmontrer
dans Science lÕimpact dÕun tel choix. Le DOE et mme le NIH longtemps rŽticent
viennent de lancer des appels dÕoffre de soutien financier ˆ des programmes
spŽcifiquement cDNA.
Conclusion
bioinformatique : en raison de lÕimportance des problmes liŽs ˆ la
bioinformatique, les conclusions sur celle-ci donnent lieu ˆ un texte ˆ part (P. Oudet)
CR
du voyage effectuŽ aux USA du 12 au 25 octobre 1991 par J. Hanoune
But
renforcer les contacts pris avec les autoritŽs US, Dr E. Jordan et D. Galas
chargŽs programme gŽnome humain au NIH et au DOE, C. Venter.
Impression
gŽnŽrale : Ç Il appara”t clairement que le programme GŽnome Humain
est de mieux en mieux acceptŽ par la collectivitŽ scientifique
amŽricaine. È PrioritŽ importante sur le sŽquenage des cDNA. Ç É le
fait que C. Venter puisse, trs rapidement maintenant arriver ˆ caractŽriser 10
000 cDNA de cerveau humain (en quelques mois), montrer ˆ quel point les
amŽricains savent rŽorienter leurs approches et analyses, et aussi lÕurgence
pour un pays comme la France ˆ rŽellement mettre en route son propre
programme. È
Internationalisation
des GDB : les US y tiennent ŽnormŽment ; rŽunion le 16 dŽcembre ;
Ç jÕai insistŽ sur la nŽcessitŽ dÕun rglement entirement nouveau et ai
obtenu que la possibilitŽ dÕinclusion dÕune autre base de donnŽes, par exemple
GENATLas, soit discutŽe lors de cette rŽunion È
Congrs
de Nice en 1992 : C. Cantor et W. Bodmer organisateurs de la rŽunion de
San Diego souhaitent que le prochain congrs ait lieu ˆ NiceÉ OrganisŽ par les
AAAS et la revue Science, et non plus par Sherago. Ç jÕai obtenu que J. L.
Mandel fasse partie du groupe dÕorganisateurs et quÕun ComitŽ dÕexperts internationaux È
soit associŽÉ
Le
problme des brevets pour les cDNA : il a bien sžr ŽtŽ abordŽ. Ç Si
aucune dŽcision nÕintervient avant, il est ˆ craindre quÕil ne faille attendre
en tout Žtat de cause, la dŽcision de lÕoffice amŽricain des brevets. Cette dŽcision
pourra prendre 2 ou 3 ans. È
Rappel :
Par lettre du 13 mars 91, le ministre a confiŽ une mission exploratoire pour la
mise sur pied dÕun GIP dans le domaine de lÕanalyse des gŽnomes ˆ Hanoune.
1er
rapport de celui-ci le 25 avril et rapport dŽfinitif le 11 juin
1991 ? ?. Plus une demande budgŽtaire en juillet 1991 ˆ la Direction
gŽnŽrale de la Recherche et de la Technologie dŽtaillant ce qui Žtait
nŽcessaire pour faire fonctionner le Gip Ç GŽnomes È tel quÕil Žtait
prŽvu dans la communication au conseil des Ministres du 17 octobre et cela sur
le plan financier, du personnel et des locaux. Enfin, une sŽrie de notes
dŽcrivant les difficultŽs rencontrŽes (en particulier le 5 septembre et le 29
octobre)
J.
H. remet ici le rapport final qui met un terme ˆ sa mission.
Ç lÕidŽe
de participer ˆ un grand effort national dans le domaine de lÕanalyse des
gŽnomes a rencontrŽ un agrŽment de principe de la totalitŽ des partenaires,
tous persuadŽs quÕil sÕagit dÕune prioritŽ scientifique, biologique et
mŽdicale. È De plus trs forte demande de coopŽration internationale
existe (en particulier avec USA, GB et Japon) quÕil sÕagisse des aspects
bioinformatique, technique ou de recherche. La France est sollicitŽe pour organiser
des congrs internationauxÉ (HUGO, problme dÕinternationalisation de
GDB/GENATLAS)
Mais
Ç le pessimisme È que JH exprimait dans ses notes du 5 septembre et
du 25 octobre sur les modalitŽs thŽoriques et pratiques de mise en Ïuvre du
GIP, nÕa fait que se renforcer :
-
Le statut de GIP ne
fait pas lÕunanimitŽ. Pasteur ne voit pas la nŽcessitŽ de sa crŽation et
dÕaprs les 1res indications provenant du dŽpartement des SDV du CNRS
Ç on peut sÕattendre ˆ de sŽrieuses rŽticences de la part de cet
organisme È enfin les propositions du Ministre de lÕEducation nationale
ne sont pas compatible avec le projet initial.
-
Ç La place du
CEPH dans le GIP rencontre une vive opposition de certains participants. È
-
Sur le plan de
lÕinformatique, les rŽsultats sont limitŽs. Effort pour prŽserver le
financement de Bisance Ç notre seul serveur national et nÏud
europŽen È et pour prŽserver la survie de GENATLASÉ Ç Nous nÕavons
donc pas rŽussi ˆ rŽsoudre les conflits concernant CITI 2 ( ?) ni ˆ faire
admettre clairement que le programme dÕanalyse des gŽnomes ne pouvait tre mis
en Ïuvre sans la ma”trise parallle des moyens informatiques dÕacquisition,
dÕanalyse et de diffusion des donnŽes. È
-
Sur le plan pratique.
Ç É en dŽpit de nŽgociations prolongŽes, je nÕai pu obtenir lÕaccord de
Paris V sur lÕattribution de locaux aux Saints-Pres. È Les indications
sur le nombre et la qualification du personnel pouvant tre affectŽ au
secrŽtariat et ˆ la gestion financire du GIP ne sont pas compatibles avec un
fonctionnement correct.
-
Le financement. Le
fait de demander au CNRS comme ˆ lÕINRA de financer directement des projets
quÕils nÕauraient pas ŽvaluŽs met en contradiction avec les engagements
initiaux qui prŽvoyaient de financer les projets Ç gŽnomes È
uniquement en addition au financement des organismes. Il est ˆ craindre que
cette politique ne facilite pas lÕacceptation du GIP par le CNRS.
A
ce stade terminale, (É), jÕai la conviction bien Žtablie que le prŽsent dossier
relve maintenant dÕune dŽcision ministŽrielle et non plus de la poursuite de
nŽgociations et de discussions. È
J.
Hanoune Note pour M. Philippe Druet, chef du dŽpartement BMS 13 novembre
1991 : Les aspects internationaux du programme de recherche sur les
gŽnomes.
Pour
la 1re fois dans le domaine de la biologie les aspects de
collaboration et de coordination internationales passent au premier plan.
Exemples de coopŽrations :
-
le CEPH Ç fer de
lance de notre recherche dans le domaine, est clairement considŽrŽ ˆ lÕŽtranger
comme un consortium international È
-
la coopŽration
europŽenne a mis en place pour le gŽnome humain des centres de ressources et de
moyens sans Žgal dans aucun pays. LÕanalyse du gŽnome de la levure a montrŽ de
faon exemplaire la prŽŽminence dÕune approche multicentriqueÉ
-
On peut encore
critiquer HUGO mais il est incontestable que ces efforts commencent ˆ tre
productifs. HUGO synchronisera lÕensemble des Ç single chromosome
workshops È dans le futurÉ
-
Dans le domaine des
bases de donnŽes, la coopŽration internationale existe depuis longtemps. Et la
recherche ne pourrait pas se dŽvelopper sans, ce quÕillustre le besoin urgent
dÕinternationaliser la GDB.
-
Les brevets sont un
autre exemple de la nŽcessitŽ dÕune prise de position communeÉ
Une
politique nationale doit se faire
avec une structure unique et originale ayant des moyens dÕimpulsion et de
financements autonomesÉ il faut une politique volontariste.
Il
faut noter avec regret que parmi les 90 candidats pour lÕŽlection ˆ HUGO cette
annŽe, il nÕy a quÕun seul franais.
De
mme pour lÕinformatique. La France doit montrer une organisation de service et
de dŽveloppement compŽtitives avec lÕŽtranger (USA Japon, mais aussi Allemagne
et Angleterre). GENATLAS mis au point par FrŽzal et sur lequel on a beaucoup
investi en argent et personnel ne peut tre sauvŽ que si lÕon nŽgocie son
entrŽe dans GDB de faon optimaleÉ
Tous
ces aspects de la coopŽration internationale ont dŽjˆ ŽtŽ dŽcrits dans le
rapport de Kourilsky rŽdigŽ il y a maintenant 2 ansÉ (allusion aussi ˆ dÕautres
rapportÉ)
Cpte.
rendu de la mission aux USA du PR Jean FrŽzal et du Dr SŽgolne AymŽ, 2 au 6
dŽcembre 1991
Mission
suggŽrŽe par J.H. pour prŽparer la rŽunion du 16 dŽcembre sur
lÕinternationalisation de la GDB. La position de la France devant tenir compte
des bases de donnŽes franaises existantesÉ demande ˆ leurs promoteurs
dÕŽvaluer les possibilitŽs de coopŽration et de complŽmentaritŽ entre les
projetsÉ
A
chaque interlocuteur US prŽsentation des missions du service commun INSERM n¡11
rŽcemment crŽŽ et les rŽalisations franaises GENATLAS et GENDIAG
(interconnectŽes entre elles et gŽrŽes sous SYBASE). Les deux bases de donnŽes
sont partiellement redondantes et partiellement complŽmentaires avec les US.
Proposition
de collaboration entre SC 11 INSERM et GDB : Echange rŽciproque du contenu
des bases ; mise ˆ disposition des utilisateurs us de GENATLAS et GENDIAG
et inversement de GDB et des produits dŽveloppŽ par NCBI ; engagement ˆ
contribuer au dŽveloppement de GDB.
Moyens
pour un tel programme : le SC 11 (compŽtence gŽnŽtique) est implantŽ dans
les locaux du CITI 2 (compŽtence informatique) aux St-Pres. Si la France veut
jouer un r™le dans le domaine des bases de donnŽes appliquŽes au gŽnome humain,
le SC 11 doit tre soutenu conjointement par lÕINSERM, le CNRS, le MEN, le MRT
et Žventuellement lÕAFM.
Pour
la rŽunion du 16 :
-
actuellement financement de GDB par DOE et NIH. Des Žvaluateurs extŽrieurs
estiment que les budgets sont surdimensionnŽs par rapport aux besoins. Le
centre de Baltimore dirigŽ par Pearson ne devrait donc pas recevoir dÕargent
supplŽmentaire.
-
Le GDB doit tre pilotŽ par un comitŽ international, ce qui nÕest envisageable
que sÕil y a internationalisation des financements, donc chaque pays devrait
dŽvelopper un centre de distribution GDBet des programmes de recherche ˆ partir
de ces donnŽes...
Mission
sciences de la vie et Droits de lÕHommeÉ
4
dŽcembre, communiquŽ que J. Lewis et A. Delon voulaient faire signer ˆ BB.
Suite aux rumeurs ˆ la veille du 5ime TŽlŽthon : lÕAFM prend
les engagements voulus par Jerry Lewis et Alain DelonÉ Un comitŽ de
Surveillance prŽsidŽ par J. Lewis et le CS de lÕAFM sÕouvrira ˆ des
personnalitŽs scientifiques indŽpendantesÉ
2
articles du Canard
1992
BJ :
Ç le bluff de Cohen È ( ? ?)
7
fŽvrier 1992, lettre de H . Curien ˆ P. Slonimski
La
lettre commence par Ç LÕaccŽlŽration et le renforcement des recherches sur
le gŽnome humain mÕapparaissent devoir tre une prioritŽ dans le domaine de la
recherche biologique et mŽdicale des prochaines annŽes. Plus encore, il sÕagit
du premier grand programme technologique dans les sciences biologiques et
mŽdicales. Bien entendu, la stratŽgie concernant le gŽnome humain est
indissociable de celles concernant dÕautres gŽnomes, quÕil sÕagisse de technologies,
en particulier de bio-informatique, dÕutilisation de sondes hŽtŽrospŽcifiques
ou dÕhomologies de sŽquences ou de fonctions. È
Curien
encourage donc le dŽveloppement des recherches et souligne lÕimportance
dÕassurer la meilleure coordination des efforts des diffŽrents organismes de
recherche. Dans cette perspective, et suivant le travail de Hanoune, il
Ç souhaite que soient crŽŽes deux structures : la premire sera un
Groupement dÕIntŽrt Public, dŽnommŽ
Groupement de Recherches et dÕEtudes sur les GŽnomes (GREG) et inclura
notamment le CNRS, lÕINSERM, lÕINRA, lÕINRIA, le Ministre de lÕEducation
Nationale et lÕInstitut Pasteur de Paris. La seconde privŽe, regroupera le CEPH
et les institutions caritatives impliquŽes dans cette recherche. È (Pourquoi
2 structures ? dans son annonce du 17/10/90 il a annoncŽ la crŽation dÕun
GIP permettant dÕassocier ministres, organismes, fondations et industrielsÉ)
La
mission du GREG sera :
Ç -
dÕanimer et de coordonner au plan scientifique les actions menŽes en France
dans le domaine des gŽnomes ;
-
de conseiller les pouvoirs publics et de dŽfinir les modalitŽs de la
reprŽsentativitŽ internationale du Groupement. È
Curien
souligne alors les points suivants que devra examiner le GREG :
Ç -
les modalitŽs dÕune coopŽration efficace entre le Groupement et la structure
privŽe mentionnŽe ci-dessus ;
-
les relations avec les industriels et les aspects touchant ˆ la
valorisation. È
En
attendant la mise en place du GREG, Slonimski doit constituer un CS
chargŽ :
Ç -
de coordonner les orientations scientifiques et les programmes de recherche des
organismes publics impliquŽs dans les diffŽrents aspects du programme
ÔGŽnomesÕ ;
-
de prŽparer et de lancer ds le printemps 1992 un premier appel dÕoffres, et de
vous aider ˆ rŽpartir les moyens prŽvus pour cette opŽration dans le cadre de
la Loi des Finances pour 1992. Pour remplir sa mission, le ComitŽ scientifique
pourra sÕadjoindre des sous-comitŽs thŽmatiques notamment en
bioinformatique. È
RŽunion
carte physique ( ?) INSERM
CSS 1 Mars 1992
Genome,
Marc Fellous avec la collaboration de BJ et de C . Auffray (p. 51-58)
Intro
sur les buts du programme ; 2 Žtapes la carte gŽnŽtique et le sŽquenage.
La
carte gŽnŽtique borner le gŽnome avec des marqueurs distants dÕau moins 1 CM
(toutes les mŽgabases ; NB 3.10 exp9 bp =3.10exp 3 Mb = 3300 CM) donc au
moins 4000 marqueurs. Cette cartographie est aussi physique (type YAC) avec des
sondes et STS.
Le
sŽquenage du gŽnome humain Ç soulve de monumentaux problmes
dÕinstrumentation, dÕacquisition, de stockage et de gestion des donnŽes. È
Un programme plus rŽaliste consiste au sŽquenage des ARNmÉ (p. 51)
Ç Il
est important de souligner que, malgrŽ certaines rŽticences :
a)
Il drainerait une partie trop importante des finances publiques de la recherche
b)
Il est relativement pauvre dans ses objectifs scientifiques dŽclarŽs
Les
retombŽes dans le domaine biomŽdical et la recherche ne sont pas
nŽgligeables :
a)
Sur le plan scientifique, par :
-
LÕidentification des
gnes responsables de maladies (É)
-
Une connaissance des
cartographies comparatives et ses implications en Žvolution.
-
Le sŽquenage
systŽmatique de certaine rŽgion du gŽnome (ch 21É) ou des ARNm nous permettant
dÕidentifier de nouveaux gnes..
b)
Sur le plan technologique, ces travaux, sous lÕimpulsion des divers pg gŽnomes
permettront le dŽveloppement de nombreuses techniques tq : lÕamŽlioration
des mŽthodes de sŽquenage, lÕautomatisation, le dŽveloppement de technologies
nouvelles È (sŽquenage multiplex, Žlectrophorse capillaire, microscopie
ˆ effet tunnel) (p. 52)
c)
Paralllement, les informaticiensÉ
Ç d)
Evidemment, ce pg soulve des questions qui ne seront pas dŽveloppŽes ici comme
la rŽpercussion sur la :
-
sociologie de la
recherche (concentration, technicitŽ, dŽpendance vis-ˆ-vis des banques de
donnŽes) ;
-
r™le des ingŽnieurs de
recherche ;
-
domaine Žconomique de
brevts de sŽquences, par certains pays È (p. 52)
Pour
la situation de la France, les auteurs relvent trois atouts : une
recherche de bon niveau en gŽnŽtique, gr‰ce aux formations multidisciplinaires
(universitŽ, grandes Žcoles) ressources humaines appropriŽes, deux grandes
structures le CEPH et le GŽnŽthon.
PrŽsentation
du CEPH Ç É en qques annŽes, le CEPH est devenu sous lÕimpulsion du Pr.
Daniel Cohen un centre de rŽfŽrence reconnu dans le monde entier pour sa
contribution ˆ la distribution de lÕADN dÕun panel informatif de familles, la
collecte des donnŽes gŽnŽtiques obtenues dans plus de 80 laboratoires et le
dŽveloppement de nouveaux outils dans le domaine de la gŽnŽtique molŽculaire
(banques de chromosome artificiels de levure, robotiqueÉ) (É) place centrale au
niveau mondial pour lÕŽtablissement de la carte gŽnŽtique, puis une place trs
honorable dans diverses entreprises gŽnomiques de grande ampleur È (p. 53)
Soulignent le financement du MRT et lÕunitŽ Lathrop (argument de la note de
octobre 1991 ci dessous)
PrŽsentation
de lÕAFM Ç É (a financŽ) plus de 1400 pg de recherche ˆ travers toute la
France dans le domaine des MNM et, depuis 3 ans, des maladies gŽnŽtiques en
gŽnŽral (É) finance et a crŽŽ une part importante de cette recherche avec le
CEPH et le GŽnŽthon É È (p. 54)
PrŽsentation
dŽtaillŽe du GŽnŽthon (ˆ relire) ccl : Ç il appartient maintenant ˆ
la communautŽ scientifique dÕen utiliser le potentiel, et aux pouvoirs publics
de prendre le relais lÕAFM, comme cela a dŽjˆ commencŽ avec le CNRS et le
MRT. È (p. 55) // 2 temps la communautŽ sc. nÕa pas initiŽ la recherche,
mais aussi nÕa pas su prendre le relais : mme en 92 aprs les premiers rŽsultatsÉ
LÕINSERM
et le programme national (voir ci-dessous, note de octobre 91)
Qques
complŽments : sur la soixantaine dÕunitŽs INSERM ayant dans un ou deux
thmes de recherche le mot gŽnŽtique, les unitŽs suivantes contribuent de
manire essentielle au programme : U. Inserm crŽŽe en 92 (Lathrop) ;
U 136 ˆ Marseille Luminy (BJ, ŽlŽment moteur) ; U 184 dont lÕŽlŽment
dynamique est Mandel. Et de manire moins importante U 12 (Munnich) U 276 (T.
MŽo) U 100 (A. Cambon) /// soit ˆ peine 6 sur 60É
Les
trois pbms soulevŽs par cette situation sont repris de la note de octobre 91.
Comme
lÕhistorique, le financement du programme, les perspectives
Implication
de lÕINSERM dans le programme national GŽnome humain (Octobre 1991, 1re
version)
Note
liminaire : Ç ce programme nÕa pas encore dÕexistence concrte (É)
son annonce le 17/10/90 nÕa pas pour le moment dŽbouchŽ sur la crŽation du GIP
annoncŽ. On peut nŽanmoins parler de la participation de lÕINSERM, tant ˆ la
recherche sur le GŽnome humain quÕˆ la (difficile) mise sur pied de ce programme È
Etat
des lieux : la France occupe la troisime place 6 % environs de la
production mondiale contre 50 pour les USA, 14 pour la GB et 5 pour le Japon
(en tenant compte de la recherche au sens large, incluant la cartographie des
gnes mais excluant la GŽnŽtique purement clinique) // A voir ce pointÉ
Une
quinzaine dÕŽquipes Ç acadŽmiques È de 1er plan, reconnues
au niveau international, implantŽes en grande partie ˆ lÕINSERM, plus un grand
nombre dÕautres ŽquipesÉ + le CEPH
Ç structure particulire jouant un r™le central au niveau mondial pour
lÕŽtablissement de la carte gŽnŽtique, et ayant pris une place trs honorables
dans diverses entreprises gŽnomiques de grande ampleur. Financement largement
assurŽ directement par le MRT, mais avec une grande souplesse de gestion (y
compris du personnel) gr‰ce au statut privŽ. Implication de lÕINSERM ˆ
lÕintŽrieur du CEPH via la prochaine transformation du CJF H. Cann en UnitŽ M.
LATHROP. È + LÕAFM qui avec le CEPH a crŽŽ le GŽnŽthon.
Les
problme que pose cette situation :
-
comment donner aux
labos acadŽmiques les moyens de suivre les Žvolutions techniques en cours pour
tenir leur place dans la trs dure compŽtition internationale
-
comment assurer une
meilleure articulation du CEPH avec les autres labos. Comment le pŽrenniser (en
le transformant si nŽcessaire)
-
Si comme elle lÕa
annoncŽ lÕAFM cesse au bout de 2 ou 3 ans dÕapporter un soutien lourd aux
travaux, faut-il prendre le relais ?
Ç A
ce jour (Octobre 91) le GIP nÕest pas constituŽ , et les nŽgociations pour sa
crŽation sÕavrent trs dŽlicates (composition du CA, partenairesÉ). LÕINSERM
fait naturellement partie des membres prŽvus, mais ne semble pas en mesure
dÕaccŽlŽrer le processus. Il semble y avoir en fait des problmes politiques et
financiers au plus haut niveau, et une volontŽ dÕaboutir assez
fluctuante. È
Perspectives :
Urgence de la crŽation du GIPÉ Ç il sÕagit essentiellement dÕune agence de
moyen (comme lÕANRS)É È il est normal que notre organisme fasse partie du
CA du GIP, mais le GIP doit faire son Žvaluation via son CS (comme lÕANRS).
La
spŽcificitŽ de lÕINSERM dans ce programme sera logiquement du c™tŽ des maladies
gŽnŽtiques et de la thŽrapie gŽnique (donc dans le programme ? !) et
celle du CNRS plus vers la structure du gŽnome et les organismes modles ;
Ç mais on peut sÕattendre ˆ ce que, comme dÕhabitude, les champs des deux
organismes sÕinterpŽntrent trs largement. È
2ime
version (printemps 92 )
Identique jusquÕˆ Ç A ce jourÉ È :
rappel alors de la mission exploratoire de J. Hanoune, nommŽ en mars 91.
Ç ces nŽgociations se sont enlisŽes pour diffŽrentes raisons È (non
dŽcrites ! ! !) Ç en octobre 92 (91 ? ?), le MRT
dŽcide de rŽpartir dans des dŽlais trs courts des contrats de recherche pour un montant total dÕune
quarantaine de MF. La rŽpartition, faite dans des conditions discutables,
suscita de nombreuses critiques, suivies dÕautres rŽclamations quand il apparut
que ces crŽdits nÕŽtaient que des autorisations de programme et non des crŽdits
de paiement, et que pour les transformer en financements effectifs il fallait
ponctionner lÕINSERM ou le CNRSÉ È La situation au printemps 92 :
Ç il semble maintenant que cette question soit en voie de rglement pour
au moins une partie (É) È Slonimski a ŽtŽ nommŽ chargŽ de mission mi-mars
(É) Ç lÕŽventuelle crŽation dÕun GIP (qui a dÕailleurs un peu changŽ de
contours) est considŽrŽe comme moins urgente, lÕessentiel Žtant dÕattribuer
rapidement des financements dans de bonnes conditions. EspŽrons que cet
objectif sera atteintÉ È
Le
r™le de lÕINSERM : Ç bien que lÕŽtude du projet ait ŽtŽ ˆ lÕorigine
demandŽe ˆ lÕINSERM, celle-ci semble peu prŽsente dans la mise en place de ce
programme, et la recherche sur le GŽnome en tant que telle nÕest pas perue
comme un objectif prioritaire. È Des unitŽs sont bien impliquŽes (Lathrop,
Munnich) Ç mais lÕabsence de programme spŽcifique dans notre organisme
lÕamne ˆ tre un peu absent de ce secteur. Il serait pourtant important de
rŽflŽchir, non pas tant ˆ la faon dÕeffectuer lÕŽtude du GŽnome, mais aux
moyens dÕexploiter au mieux cette masse de donnŽes et ces nouveaux outils au
service de la Biologie. Comment mettre nos unitŽs en mesure dÕaccŽder ˆ ces
donnŽes (problmes dÕinformatiques), ˆ ces outils (formation, robotique,
changement dÕŽchelle), comment participer ˆ la connexion de ce trs lourd
travail structural avec les questions proprement biologiques ? È
SantŽ
et Recherche MŽdicale (non datŽ, p. 20-22)
PrŽsentation
du GREG. Annonce de locaux au St Pres (Paris V)
Note
sur BISANCE : MRT a ŽtŽ ˆ lÕorigine du projet BISANCE ds 1982. Centre
serveur national de banques de sŽquences dÕacides nuclŽiques et de protŽines et
nÏud du rŽseau europŽen. Le dŽveloppement de cette activitŽ dans le cadre des
projets GŽnomes fait de Bisance un ŽlŽment stratŽgique du GIP GŽnome.
Lettre
de Slonimski 3 mars 92 (non signalŽ dans la CSS ; v. ci-dessous,
accŽlŽration des Žvts))
18
mars 1re rŽunion du CS du GREG ˆ Gif.
Liste
des prstsÉ
Lettre
de mission du MRT reu par Slo le 17 fŽvrier 1992. La composition du CS a ŽtŽ approuvŽ
par le MRT le 17 mars. Ce comitŽ dŽpend
du Ç DŽpartement Biologie, MŽdecine, SantŽ, du MRT È Deux
chargŽs de mission du MRT Cohen-Solal et J. Laporte. Il existe un sous-comitŽ
bio-informatique prŽsidŽ par Danchin.
Ç La
Loi de Finances de 1992 prŽvoit 100 MF affectŽs au GREG. Sur ces 100 MF il
faudra retirer des prŽlvements automatiques dont 10 MF pour le CEPH. On
disposerait donc de lÕordre de 85 MF-TTC . Les fonds seront en provenance du
Fond de la Recherche et de la Technologie (FRT) dŽpendant du MRTÉ È (p.1)
Avant
de commencer, Slo Ç indique que le but est de conna”tre la nature de
lÕinformation gŽnŽtique et pour cela il faut savoir ˆ la fois la structure et
la fonction qui sont pour lui indissociablement liŽes. Il propose une grille
dÕŽtude applicable ˆ nÕimporte quel organisme. È (p. 1 et 2) Voir la
grille qui dŽcompose lÕactivitŽ en sŽquenage gŽnomique systŽmatique complet,
cDNAs, Etiquettes carte physique et carte gŽnŽtique pour des organismes
Sauvage, Sauvage dans le temps (synchronie - polymorphisme - et diachronie Ð
Žvolution -), Mutants et Maladies. La Bio-informatique sÕintŽgrant ˆ chacun des
niveaux. Cette grille reoit lÕassentiment de tous.
Compte
rendu du sous comitŽ bio-informatique. (point dŽtaillŽ ˆ revoir)
Discussion
sur les problmes biologiques :
A.
Goffeau insiste sur le sŽquenage systŽmatique et la chasse aux gnes dÕintŽrt
pour des espces modles (levure). FrŽzal insiste sur la carte physique et la
carte gŽnŽtique pour lÕhomme.S. AymŽ propose dÕinclure les consŽquences sociales
(ex us ? ?)
Ç Pour
les espces ˆ Žtudier, on retient lÕhomme, la souris (et le rat), Arabidopsis,
la levure, B. subtilis et le porc et le bÏuf. Il nÕest pas retenu C. elegans et
la drosophile, mais il nÕest pas exclu quÕun bon projet sur ces organismes
puisse tre financŽÉ Une longue discussion a lieu pour savoir si Arabidopsis
devait tre ou non inclus, plusieurs pensant quÕil ne faut pas dŽvier du gŽnome
humain et quÕil ne faut pas multiplier lÕŽtude de petits gŽnomes. Jean Rosa
propose la rŽdaction suivante : lÕhomme, les mammifres dont la souris
entre autres, un eucaryote infŽrieur comme la levure entre autres et un
procaryote supŽrieur tel B. subtilis È (p.4)
Un
point spŽcial sur lÕhomme : SŽquenage systŽmatique dÕun grand morceau
(0,5 ˆ 1 Mb) Cohen pense que cela doit tre fait car passer par les cDNAs ne
suffira pas. LÕimportant cÕest de pouvoir dŽceler au sein dÕune sŽquence les
ŽlŽments importants et de dŽduire des fonctions. Slo pense quÕil faut coupler
de tels projets ˆ des projets informatiques. Le sŽquenage des cDNAest
concevable bien que lourd pour une rŽgion ou une famille de gnesÉ Pour les EST
il existe dŽjˆ certain programme en France, il faut amŽliorer les techniques
dÕhybridation in situ et acquŽrir des nouvelles techniquesÉ Il faut envisager
pour lÕhomme de faire une carte intŽgrŽeÉ
Autres
espces : Pour la souris la carte gŽnŽtique ˆ 2-3 CM est faite, il faut
lÕamŽliorer. On commence ˆ faire la carte physique. Il nÕy a pas de sŽquenage
systŽmatique.
Pour
Arabidopsis EST et sŽquenage de cDNA.
Pour
BS, carte physique, carte gŽnŽtique et EST ne sont pas prioritaires.
Comparaison EST humain et sŽquence de gne de la levure et de BS sont
prometteursÉ PossibilitŽ de plus dÕŽtude gŽnŽtique inverse dans ce cas. Le sŽquenage systŽmatique et lÕanalyse
de fonction sont les voies ˆ dŽvelopper.
Chiffrage du cožt envisagŽ 2 Žcus par base pour le sŽquenage, 100 ˆ 1000 fois moins pour les EST. Reste ˆ Žvaluer les cartographiesÉ
2ime
rŽunion le 7 avril.
Sur
un plan gŽnŽral, le comitŽ
Ç est assez diffŽrent des comitŽs touchant au GŽnome auxquels jÕai
participŽ jusquÕici (MRT, AFM, ATIPE CNRS) : on nÕy retrouve pas tous les
protagonistes habituels, et on y voit quelques ttes nouvelles. Je pense que
cela peut tre une bonne chose. È
Ç Le
fonctionnement de la sous-commission informatique (É) ne mÕa pas paru bon. Les
trois premiers chapitres (É) mÕont semblŽs mŽlanger dans une grande confusion
des sujets de nature diffŽrente (et) le quatrime point rassemble sous le titre
fourre-tout de ÔservicesÕ des ŽlŽments trs importants (É) Mon impression est
que les informaticiens ont pris le pouvoir dans cette premire rŽunion (É)
Lathrop nÕŽtait pas trs satisfait de son dŽroulement (É) je crains que
lÕexistence de cette sous-commission ne favorise, en fait, la coupure entre
informaticiens et biologistes que nous souhaitons Žviter. È
Ç É
votre grille dÕŽvaluation, qui mÕavait laissŽ assez sceptique au dŽpart, mÕa
finalement parue intŽressante et opŽrationnelle È Souligne cependant que
lÕon a pas discuter de la colonne de droite Ômutant et maladeÕ quels
projets ? doublon avec lÕAFM ?
Ç Éil
faudra aussi prŽvoir un chapitre spŽcifique sur les dŽveloppements techniques,
qui nÕapparaissent pas en tant que tels sur la grille È
Et
les bourses, absente de cette premire discussion.
LÕidŽe
du bulletin est excellente, BJ joint un exemplaire de celui du programme GŽnome
britannique Ç un modle È
J
FrŽzal s Ôest portŽ volontaire Ç il a des compŽtences Žvidentes, et
du temps libre ; mais sÕil Žtait le principal responsable de la chose cela
risquerait de donner au bulletin une coloration trop ÔgŽnŽtique cliniqueÕ et,
oserai-je dire, trop mandarinale par rapport ˆ lÕimage ouverte que nous
souhaitons donner. È
Joint
une rŽflexion de Jean-Louis Risler, DR au CNRS, membre de la sous commission
bio-informatique sur quelques aspects de lÕinterface biologie-informatique,
rŽdigŽe dans un langage le Ç moins ÔinformatisŽÕ possibleÉ È Ce texte
aborde essentiellement lÕinterface sŽquence.
Actions
de Formation et de Services ˆ lÕinterface Biologie-Informatique (Risler)
Les
besoins minima quotidien en biologie molŽc. (comparaison analyse de sŽquence ou
accs aux banques) sont rarement ou mal satisfaits.
a)
Formation des
utilisateurs ˆ lÕutilisation des logiciels de traitement de sŽquences. La
plupart des labos ont recours au serveur BISANCE du Centre de Calcul CITI2 ˆ
Paris.
b)
Formation des
utilisateurs ˆ lÕutilisation du serveur BISANCE
c)
Soutien ˆ BISANCE
d)
RŽseaux Žlectronique
internationaux
e)
RŽseaux spŽcialisŽs
Ç gŽnome È
f)
Transfert des
compŽtences
g)
Recherches en
informatique`
appel
dÕoffre informatique et gŽnomes (rŽdigŽ par Danchin ?)
A
relire, insiste sur des projets associant rŽellement biologistes,
informaticiens ou mathŽmaticiens (en grande partie repris dans lÕappel dÕoffre
gŽnŽral) en Žvoquant la barque de DelphesÉ et le fait que plus dÕun gne sur
deux ne ressemble ˆ rien de connu (propos du bouquin de Danchin)
Le
gŽnome humain est mis en avant dans la prŽsentation, mais lÕapprofondissement
des connaissances dans ce domaine est indissociable de celle concernant les
autres gŽnomes Ç quÕil sÕagisse de concepts, dÕapproches expŽrimentales ou
de technologie, en particulier en bio-informatique. È
5
domaines sont affichŽs
3)
SŽquenage gŽnomique
systŽmatique comportant un grand morceau de gŽnome de 0,5 Mb au minimum dÕun
individu normal ou maladeÉ LÕŽtude mme trs complte dÕun seul gne est exclue
de lÕappel dÕoffre sauf si il est trs grand, ou sÕil sÕagit dÕune analyse
systŽmatique et plus vaste de gnes avoisinants topologiquement ou intŽgrŽs
dans un rŽseau fonctionnel ou Žvolutif.
4)
Etude de la sŽquence
dÕADNc entiers ou de leurs fragments (Žtiquettes)
5)
carte gŽnŽtique, carte
physique et C fonctionnelle.
6)
Bio-Informatique. Elle
sÕintgre ˆ chacun des thmes prŽcŽdents. Seront privilŽgiŽs les projets
associant biologiste, informaticiens ou mathŽmaticiens. Acquisition et
Exploitation des donnŽes, et gestion. (bien dŽcrit)
7)
Innovations
technologiques orientŽes vers lÕŽtude des gŽnomes.
Enfin,
des Bourses seront allouŽes prŽ et post doctorales.
Programme
scientifique du GIP GREG (28 octobre)
Note
fait en catastrophe sur demande urgente du MRT
Plus
les 5 points de lÕappel dÕoffre, un point Žthique est inscrit.
Projet
du 3 novembre 1992 : Projet de convention constitutive du Groupement
dÕIntŽrt Public. GREG.
Les
participants : lÕEtat (le ministre chargŽ de la recherche et le ministre
chargŽ de lÕŽducation nationale), CNRS, INRA, INRIA, INSERM. // Et
Pasteur ?
-
Titre I Nom Objet Sige DurŽe
Objet :
reprend les deux points de la mission dŽfinis par Curien dans sa lettre du
7/02/92. Le deuxime point est ici divisŽ en 2 : souligne quÕil faut
conseiller les pouvoirs publics en vue de dŽfinir les principes gŽnŽraux de la
position franaise en matire de brevetabilitŽ ; puis aspect de la
concertation scientifique internationale.
Le
GREG Ç a dans le cadre de ses moyens pour mission : dÕidentifier les
nouvelles ŽquipesÉ ; de dŽvelopper les intŽractions possibles entre les
divers domaines et opŽrateurs de recherches ; dÕorganiser la concertaion
rŽgulire des chercheurs (colloque) ; de rŽpartir sur programme les moyens
entre les organismes publics de recherche, de labos universitaires, et des
structures privŽes ; de tenir ˆ jour une info sur lÕŽtat dÕavancement des
recherches ; de veiller au dŽveloppement de coopŽration internationale.
Le
sige : Gif.
-
Titre II Capital, contributions,
moyens, Gestion.
DurŽe :
le GREG est constituŽ pour 6 ans, renouvelable.
Capital :
le Groupement est constituŽ sans capital.
Droits :
Etat 56 % (45 pour le Ministre chargŽ de la recherche et 11 pour celui de
lÕenseignement supŽrieur) ; chaque organisme 11 %. Le nombre de voix pour
chaque membre lors des votes du CA est proportionnel ˆ ces droits.
Contributions
et moyens : le budget peut tre alimentŽ sous les formes suivantes
contributions financires ; mise ˆ disposition de personnels de locaux,
dÕŽquipement ; subvention de collectivitŽs publiques ; autres
ressources (contrat, legsÉ)
Ç Les
mises ˆ disposition de personnels, de locaux et dÕŽquipements et les apports
intellectuels constitueront ˆ eux seuls la participation dÕun organisme de
recherche au budget, la contribution de chaque partenaire sÕapprŽciant sur la
totalitŽ du budget, prestations en nature incluses. È
Mise
en Ïuvre des programmes communs : objet de convention particulire entre
le GREG et les membres concernŽs qui prŽcise la rŽpartition des travaux, le
calendrier, les conditions de financement, les modalitŽs dÕexploitations, et
les droits de propriŽtŽs (brevets et autres)
Personnel :
celui des organismes membres plus possibilitŽ de recrutement ˆ titre
exceptionnel (dans le cadre du budget du GIP)
Formation :
Aides individuelles ˆ la formation, contrat ˆ durŽe dŽterminŽe sous la
responsabilitŽ du directeur du GREG.
On
peut noter aussi la dŽsignation
dÕun commissaire du Gouvernement convoquŽ ˆ toutes les rŽunions du CA, avec
droit de vetoÉ
-
Titre III Administration et direction
Le
CA : chacun des membres dŽsigne un administrateur statutaire. Le Ministre
chargŽ de la recherche dŽsigne 6 personnalitŽs extŽrieures disposant dÕune voix
consultative (3 sont dŽsignŽs sur proposition du ministre chargŽ de
lÕenseignement supŽrieur, trois sur proposition conjointe des membres). Le
ministre chargŽ du budget dŽsigne 1 reprŽsentant, voix consultative. Le CA Žlit
parmi les no statutaire son prŽsident pour 3 ans.
Les
attributions du CA : Žlire et mettre fin aux fonctions du prŽsident du
CA ; nommer et mettre fin aux fonctions du directeur du groupement et
du prŽsident ou des membres du CS. Modifier la convention ou la renouveler. ..
Votes :
les dŽcisions sont prises ˆ la majoritŽ des trois quarts des droits
statutaires, sauf les dŽcisions concernant les modifications statutaires,
lÕadmission, le retrait ou lÕexclusion de membre (prise ˆ lÕunanimitŽ).
Directeur
du groupement : Le CA dŽsigne un directeur pour une durŽe de 3 ans
renouvelable et nÕayant pas la qualitŽ dÕadministrateur. cette dŽcision est
soumise ˆ lÕagrŽment du ministre de la recherche. Le directeur assure le
fonctionnement du groupement sous lÕautoritŽ du CA et dans les conditions
fixŽes par celui-ci. Il assiste au CA avec une voix consultative.
Le
CS : 15 membres dŽsignŽs par le CA sur proposition du directeur. Le CS
exprime un avis sur les grandes orientations du programme scientifique et sur
lÕensemble de ses actions, conduit une rŽflexion prospective et Žtablit le
bilan des travaux effectuŽs.
Sur
proposition du Directeur, le prŽsident du CS est nommŽ par le CA. Il assiste au
CA avec une voix consultative. Tout membre qui nÕa pas assistŽ ˆ deux rŽunions
consŽcutives est considŽrŽs comme dŽmissionnaire.
LÕordre
du jour est fixŽ dÕun commun accord entre le prŽsident du CS et le directeur.
Des
CS sectoriels sont mis en place.
-
Titre IV PropriŽtŽ intellectuelle
Libre
diffusion, en prŽcisant le soutien du GREG
Brevet
Chaque membre est propriŽtaire des rŽsultats acquis par ses unitŽs
indŽpendamment de toute collaboration avec un autre membre. Des conventions
spŽcifiques peuvent tre conclues entre les membres du GIPÉ
-
Titre V Dissolution liquidation
conditions diverses
Dissout
par arrivŽe du terme de sa durŽe, par abrogation de lÕacte dÕapprobation, par
dŽcision du CA.
1993
Kahn
propose BJ comme prŽsident du CS. Ç cÕest indubitablement une possibilitŽ
qui mÕintŽresse (É) r™le important ˆ assurer en concertation avec vous-mme et
le prŽsident du CA, et qui consiste ˆ mettre en Ïuvre une politique scientifique
rŽflŽchie et cohŽrente pour le programme Ç GŽnomes È franais
(É) È BJ souligne sa non appartenance ˆ aucun Ç des groupes de
pression È Ç Par ailleurs, lÕexpŽrience dÕun an au CS du GREG prŽsidŽ
par vous me fait penser que nous pouvons travailler ensemble mme si nous ne
sommes forcŽment pas dÕaccord sur tout È BJ prŽcise ensuite que sÕil est
nommŽ il se retire du CS de lÕINSERM et de celui de la commission gŽnŽtique de
lÕAFM. Demande aussi, avant dÕaccepter, de vŽrifier sÕils ont bien une vision
commune des r™les respectifs de chacun et du fonctionnement du GIP.
Le
GREG a ŽtŽ transformŽ en GIP par arrtŽ du 25 janvier du MRT. 1re
rŽunion du CA le 4 mars J. Demaille a ŽtŽ nommŽ prŽsident du CS et Slo
directeur.
Joint
lÕarrtŽ paru au JO le 18 fŽvrier 1993 avec les membres, les objets (les
trois vus prŽcŽdemment, Projet du 3 novembre 1992 Titre I)
Un
Organigramme du GIP.
La
liste du CS (4 CNRS 2 INSERM 1 INRA 6 UNIVERSITE + Le prŽsident, Demaille,
universitŽ)
Le
CA prŽsident P. Waldteufel (MRE) 4 UNIVERSITE 1 Commissaire du Gouvernement, 1
contr™leur dÕEtat, 1 MRE, 1 CNRS, 1 INRIA 1 INRA, 1 INSERM, 1 Pasteur 1 DRED
6
objectifs majeurs : 1) lÕŽtablissement de sŽquence associŽ ˆ la
dŽtermination la comprŽhension des fonctions quÕelles gouvernent et leur
Žvolution ; 2) la connaissance du gŽnome humain que compte tenu de
contrainte particulire essentiellement Žthique lÕutilisation de gŽnomes
modles permettra dÕobtenir des rŽsultats extrapolables ; 3) lÕobtention
de carte gŽnŽtique, carte physique et fonctionnelles surtout intŽgrŽesÉ ;
4) la comprŽhension de maladies gŽnŽtiques tant sur le plan structural que
fonctionnel ; 5) ADNC ; 6) dŽveloppement de nouvelles techno et
informatiques.
Les
modalitŽs de lÕactivitŽ : 1)
Attribution de soutiens ˆ la recherche en rŽponse ˆ lÕappel
dÕoffre ; 2) Incitations ˆ des recherches spŽcifiques ; 3) Actions de
formation ; 4) Attribution dÕallocations de recherche et de bourses post-doc. ;
5) Aide au dŽveloppement de nouvelles technologies ; 6) Coordination
internationale ; 7) Actions de communication ; 8) Organisation de
rŽunion scientifique nationale et internationale ; 9) Actions incitatives
particulires par des appel dÕoffre spŽcifiques pour ce qui concerne lÕŽthique,
de la brevetabilitŽ.
7
domaines sont ˆ prŽsents concernŽs (deux de plus)
1)
Le sŽquenage systŽmatique de grande rŽgion avec un financement important pour
lÕhomme sur des rŽgions de 0,5 Mb (CorrigŽ par BJ ˆ 250 Kb) ; 2) ADNc
structure et fonction (plusieurs corrections de BJ) ; 3) carte gŽnŽtique,
cP et fonctionnelle ; 4¡ GŽnomes et Žvolution (nouveau) ; 5) Maladies
mono et polygŽnique (nouveau) ;6) bio-informatique accent mis sur laide ˆ
lÕacquisition des donnŽes pour obtenir des fragments
contigus ;7) Innovations technologiques
Lettre
type ( ?) de contrat de financement du GREG A noter la confidentialitŽ
des sŽquences le temps du contrat plus 6 mois et le financement en plusieurs
versements conditionnŽs par le dŽp™t de sŽquence de longueur minimum dans la
banqueÉ
Fait
suite ˆ lÕappel dÕoffre clos le 4 juin 1993 pour les projets de recherche.
Contexte
national : depuis deux ans la France met en place une infrastructure de
communication performante et adaptŽe. Le RŽseau National pour lÕEnseignement la
technologie et la Recherche (RENATER)permet lÕinterconnexion des rŽseaux
rŽgionaux et un accs au mondeÉ.Le GREG souhaite mettre en place un rŽseau de
centres de compŽtence sÕappuyant sur RENATER
Bilan
Actions SpŽcifiques par thmes budget 1993 (annŽes 93-95) Nom des
bŽnŽficiaires, thmes de recherches (8) et rŽpartition des financements sur les
deux annŽes du contrat.
Nature,
vol. 365, 21 octobre 1993 : French gene laboratory gets a new lease of
life (p. 686)
PrŽsentation
de GŽnŽthon II et III (v. aussi articles 359, p. 380 1992 et 361, p. 671, 1993)
puis relations AFM / GREG. Bien que le GREG finance quelques recherches ˆ
GŽnŽthon, Ç close collaboration between the government-backed programme
and AFM has been blocked by a long-standing deadlock between Barateau (sic) and
Piotr SlonimskiÉ One solution may be that proposed by Fillon (Ministre de
lÕenseignement supŽrieur et de la recherche) to appoint one research
organization to take responsability for co-ordinating each area of biological
researchÉ È On ne conna”t pas encore les intentions de Fillon pour la
recherche sur le gŽnome. Mais F. Kourilsky, le directeur du CNRS Ç says
that CNRS could become the lead agency for genome research. If this were
accepted, he says, he would bring together the opposing parties by Ôimposing
fortnightly meetingsÕ. Meanwhile, P Slo is taking comfort by the fact that
Fillon has increased GREGÕs budget for next year. ÔThis clearly shows his
willingness to develop genome researchÕ, he says È
Lettre
de BJ 30 novembre 1993, pour prŽparer la rŽunion du 7 dŽcembre du CS
Rappel
des missions du GREG animer et coordonner les actions scientifiques, participer
ˆ la concertation internationale ; dŽvelopper les intŽractions entre les
divers domaines et opŽrateursÉ et BJ
Çsouligne que chacun de nous conviendra que jusquÕˆ maintenant le r™le
du GREG a ŽtŽ plus modeste È et a surtout lancer des appel dÕoffre et
examiner puis classer les rŽponses reues. BJ prŽcise ensuite quÕil Žtait sans
doute difficile de faire autrement, notamment du fait des difficultŽs pour
lancer le programme et des Ç cafouillages de 1990-1991 È.
Recommandation le GREG doit intervenir - dans lÕanimation de la recherche ce
quÕil a commencŽ ˆ faire en poussant au regroupement des Žquipes et en
organisant des tables rondesÉ - dans lÕidentification et le traitement des
points faibles, goulots dÕŽtranglement (lÕinformatique, doute sur le comitŽ
sectorielÉ ; la question des banques de cellules et de DNAÉ) Ð dŽfinir
clairement sa place par rapport aux interlocuteurs incontournables que sont le
CEPH et lÕAFM et autrement que par le simple examen de demandes de subvention qui sont dÕune autre natureÉ.cela
passe par des nŽgociations directes avec les responsables de ces structures,
ainsi que par la dŽfinition dÕune procŽdure particulire pour lÕexamen de
grosses demandesÉ _ enfin, le r™le international.
Bilan
dÕactivitŽ du SC 11 en 1993 / INSERM Ç Cartographie du GŽnome Humain ˆ
des fins de Recherche Clinique È S. AymŽ
3
directions 1) DŽveloppement de la base de donnŽes GENDIAG (syndrome gŽnŽtique
ou dÕŽthiologie inconnue) pour lÕinternationaliser. Elle sera interconnectŽe ˆ
GDB et OMIM ; 2) CrŽation dÕune base de donnŽe, GENINFO, sous forme de
classeur ; 3) Initiation de plusieurs programmes de recherche Ç SantŽ
publique et GŽnŽtique. È
Lettre
de Dessen ˆ Slo dŽcembre 93
Situation
critique du p™le bioinformatique ˆ Villejuif quant au personnel. Mis en place
aprs la carence constatŽe en 91-92 du CITI2 de dŽvelopper un service ˆ la
hauteur des besoins Žmergeants. Le CNRS et LÕINSERM en concertation avec le MRT
ont dŽcidŽ sa crŽation en relation avec les services communs SC 5 et le SC 11
de lÕINSERM. La structure officielle nÕest pas encore crŽŽe (une unitŽ CNRS et
une INSERM)
Joint
le CR de la rŽunion du ComitŽ dÕorientation du SC 11 du 20 dŽcembre.
BJ
note le laps de temps important entre la rŽunion et lÕenvoi est principalement
Ç du au caractre dŽlicat de ce document, compte tenu de la situation peu
brillante de la Bioinformatique en France. È
Lettre
de Slo ˆ BJ / Affaire F. Gallibert (10 janvier 94)
Contrat
Gallibert/Le Gall (Rennes, Fac de MŽdecine, labo CNRS) mais attribuŽ au
premierÉ
RŽponse
de BJ 25 janvier Ç Sale histoire (É) Apparemment rŽaction assez
classique de ÔprovinciauxÕ (É) Parano pas exclue (É) Galibert et/ou ses
collaborateurs ont sans doute manquŽ de doigtŽ (É) revoir les termes du contrat
et avoir la version Galibert È La solution envisagŽe par BJ financer les
deux pour leur part respectiveÉ Ç triste histoire È
BJ
Žvoque ensuite la lettre du GREG et la confection de son n¡1. SŽrieux problmes
et il exclut de se charger des n¡ suivants dans ces conditions, car nos styles
de travail sont compltement antinomiquesÉ È
INRA
Lettre de Bernard Chevassus-Au-Louis ˆ Slo (9 fŽvrier 1994)
INRA
avait clairement manifestŽ son intŽrt pour une coordination des InstitutionsÉ
mais interrogation sur la connaissance ou la reconnaissance des recherches de
lÕINRA au sein du GIP et sur le resserrement de ses orientations (tant sur les
espces que sur les mŽthodes dÕapprocheÉ)
Ç Il
Žtait clair depuis longtemps que seule une analyse approfondie du gŽnome (É)
permettrait de franchir une nouvelle Žtape dans le perfectionnement et
lÕŽlargissement des mŽthodes de sŽlection. È le dŽveloppement de la
gŽnŽtique molŽculaire permet Ç lÕanalyse du gŽnome des espces animales et vŽgŽtales dÕintŽrt
agronomique. Il sÕagit en fait, pour la gŽnŽtique appliquŽe, de lÕŽmergence
dÕune vŽritable rŽvolution. È Ç LÕINRA , comme les organismes de
recherche homologues Žtrangers dÕailleurs (USDA aux Etats-Unis, AFRC en GB,
etcÉ) ˆ inscrire lÕanalyse des gŽnomes dans toutes ses prioritŽs. CÕest aussi
la raison de sa participation au GREGÉ È
Ç Mais
actuellement, ni lÕintitulŽ Ð trs gŽnŽral ) du GREG (Ç GŽnomes È),
ni la prŽsence de lÕINRA dans ce groupement ne doivent faire illusion :
lÕobjectif affichŽ du GREG est lÕanalyse du gŽnome humain È
( ! !) Rappel ensuite lÕintro de lÕappel dÕoffre de 93 et les espces
retenues. 3or les objectifs poursuivis sur le gŽnome humain dÕune part, et sur
les gŽnomes dÕintŽrt agronomique dÕautre part, ne se recoupent que trs
partiellement (É) chez lÕhomme lÕaccent est mis sur la recherche des mutations
responsables de maladies gŽnŽtiques, en gŽnŽral monofactorielles ; chez
les vŽgŽtaux et animaux, on sÕintŽresse ˆ des caractres trs variŽe et dont le
dŽterminisme est en gŽnŽral plurigŽnique. È StratŽgie diffŽrente dÕautant
que les connaissances sont moindres que celles sur lÕhomme.
Reprend
ensuite les arguments pour les Ç organismes modles È qui en dehors
de lÕargument Žthique, sont contestables : Limite de la validitŽ des
connaissances acquises sur la droso ou la levure pour lÕŽtude du gŽnome
humain ; la transposabilitŽ des connaissances sur la fonction ;
lÕanalyse de la structure liŽe ˆ la facilitŽ des manipulations des organismes
modles est quelque peu dŽsute d fait de lÕŽvolution des technologies on peut
en effet progresser rapidement mme pour les espces dont lÕintervalle de
gŽnŽration est le plus long. SÕinterroge alors sur lÕabsence dÕespces
dÕŽlevage mais la retenue de la souris et du rat. Le choix mme des
espces modles, dans une logique de stratŽgie, est discutable
Ç cÕest lÕanalyse du gŽnome des plantes cultivŽes qui a permis les progrs
les plus spectaculaires sur la connaissance du dŽterminisme gŽnŽtique de
caractres multifactoriels et sur les concepts ˆ mettre en Ïuvre pour les
analyserÉ concepts trs largement applicables, y compris aux maladies
multifactorielles humaines. È
//
Slo justifie son soutien aux Ç organismes modles È par rapport au
gŽnome humain (pour rŽpondre ˆ la pression forte de ce c™tŽ)
Ceci
montre de plus la difficultŽ du programme gŽnomeS, il y a en fait trois
mondes Homme, appliquŽ et fondamental :
La
ccl de la lettre : Ç lÕaffichage des objectifs du GREG sÕest fait
sans quÕait lieu au prŽalable une rŽflexion stratŽgique prenant en compte les
objectifs de chacun des organismes partenaires. Or, le GREG ne peut ˆ la fois
prŽtendre coordonner les recherches franaises sur les gŽnomes et adopter une
telle attitude. LÕINRA est particulirement touchŽ par cette lacuneÉ È Ses
objectifs sont trs diffŽrents de ceux poursuivis pour le gŽnome humain, ou les
labos dÕinspirations fondamentaliste spŽcialisŽs dans lÕŽtude des gŽnomes dits
ÔmodlesÕ. Ç Une redŽfinition des stratŽgies du GREG nous para”t tre indispensable,
compte-tenu de lÕenjeu que reprŽsente, dans le contexte Žconomique actuel, trs
compŽtitif, la connaissance des gŽnomes des espces dÕintŽrt
agronomique. È
Slo
prŽsente dÕabord un CR dÕune rŽunion du 7 septembre entre les directeurs des
organismes constitutifs du GREG. Rencontre amicale, les actions du GREG ont ŽtŽ
commentŽes favorablement, et il doit poursuivre don action.
Bilan
de lÕappel dÕoffre de 1994 : 93 projets, 199 Žquipes. Le CNRS, LÕINSERM et
les UniversitŽs reprŽsentent les 3/4 des Žquipes financŽes. Ç lÕINRA est
largement moins financŽ (É) Il est donc nŽcessaire dÕen tenir compte dans les
prochains appel dÕoffre.
Avner
regrette lÕŽparpillement des sommes ˆ un trop grand nombre de projetsÉ et
Danchin regrette plut™t le peu de scientifique impliquŽs en France dans le
programme GŽnome et la rŽticence des chercheurs ˆ modifier lÕorientation de
leurs projets malgrŽ une incitation financireÉ
Une
rŽunion consacrŽe ˆ lÕexamen dÕun projet de crŽation de centre(s) de sŽquenage
est organisŽe le 17 novembre 94 au GREG
appel
dÕoffre 1995 (14 septembre 94)
Orientations
scientifiques doivent tre pŽrennes pour rŽussir. Les mmes thmes sont donc
soutenu avec des Ç efforts particulier pour favoriser lÕŽtude des
instabilitŽs gŽnŽtiques et les recherches dans le domaine de lÕŽvolution È
8
thmes
1)
Le sŽquenage systŽmatique de grande rŽgion (250 Kb) avec analyse
fonctionnelle. Les projets doivent Žmaner de consortiums ; 2) ADNc
structure et fonction (4 critres
puretŽ des banques, tri selon lÕintŽrt des Žtiquettes, leur localisation sur
un fragment dŽfini, sŽquence complte) ; 3) carte gŽnŽtique, cP et
fonctionnelle ; 4) LÕŽvolution (nouveau, 3 axes Žtude de la structure de
lÕarbre du vivant et des relations phylo Žtude dynamique des systmes modle,
Žtude dÕeucaryote parasite, Žtude de la domestication dans une perspective
Žvolutive) ; 5) Maladies et caractres mono et polygŽniques (nouveau) et
sur lÕinstabilitŽ des gŽnomes et les sŽquences rŽpŽtŽes (en plus dans ce point) ;6)
bio-informatique (Consortiums, accent mis sur laide ˆ lÕacquisition des donnŽes
pour obtenir des fragments contigus) ;7) Innovations
technologiques ; 8) Les consŽquences du programme ÔgŽnomesÕ (rajoutŽ par
rapport ˆ la premire version, approche multidisciplinaire, Žthique, sociaux,
psycho, Žco)
Nombre
dÕŽquipes financŽes par organismes en 93 et 94
|
Organismes |
A0
93 gŽnŽral |
appel
dÕoffre 93 Bioinformatique |
appel
dÕoffre 94 |
Total
Žquipes financŽes |
|
CNRS INRA INRIA INSERM CURIE PASTEtats-UnisR UNIVERSITES Soc.
PrivŽes CEPH GENETHON Autres
(ENS CEA, MNHN, Polytechn É¡ |
25
(24,5 %) 6
(5 ,9) 5
(4,9) 24
(23,5) 2
(2) 6
(5,9) 25
(24,5) 3 2 1 3 |
8 2 7 1 1 |
53
(26,7 %) 9
(4 ,5) 3
(1,5) 55
(27,5) 6
(3%) 12
(6%) 40
(20,1) 3 1 7 10 |
86
(26,9%) 15
(4,7) 8
(2,5) 81
(25,3) 8
(2,5) 18
(5,6) 72
(22,5) 7 3 8 14 |
CA
du Groupement dÕintŽrt public GREG Jeudi 4 mars 1993 (62 p.)
La
convention
La
liste des membres du CS et du CA.
Note
de prŽsentation de lÕactivitŽ du GREG : le CS sÕest rŽuni 2 fois une
journŽe (18 mars et 7 avril) pour dŽfinir la politique scientifique et rŽdiger
lÕappel dÕoffre. A chaque fois le sous-comitŽ bioinformatique sÕest rŽuni la
veille.
LÕappel
dÕoffre a fait lÕobjet dÕune large diffusion, jusque dans la grande presse, Le
Monde, et le serveur minitel du Ministre de la Recherche.
Les
dossiers ont ŽtŽ distribuŽs ˆ au moins deux rapporteurs membres du CS ou
extŽrieurs pour quelques dossiers. Les dossiers Žmanant des labos liŽs aux
membres du CS ont ŽtŽ soumis ˆ des experts internationaux puis par le CS.
Le
CS a siŽgŽ le 18 et 19 juin pour Žvaluer les 148 demandes (232, 618 MF) 83
demandes ont ŽtŽ retenues.
Pour
subtilis, le CS a dŽcidŽ de retenir les dossiers faisant partie dÕune
collaboration europŽenne et acceptŽs par la CEE (4 dossiers sont donc en
attente de cette dŽcision). Le CS a proposŽ des regroupements de projets.
Il
faut remarquer que les projets exclusifs du GŽnŽthon se sont vus attribuŽs
16 ,8 MF indŽpendamment de financements supplŽmentaires au titre de sa
participation ˆ des regroupements de projets pour un montant total de 6,2 MF et
que le CEPH a reu 10 MF prŽlevŽs directement par le Ministre sur lÕenveloppe
globale de 1992. Ce montant pourra tre augmentŽ jusquÕˆ 6 ,7 MF en
fonction de lÕŽvaluation par le CS de lÕactivitŽ du CEPH. LÕattribution finale
pour le CEPH a ŽtŽ de 16 MF
RŽcapitulatif
par thme de projets financŽs :
1. SŽquenage
12,8 MF / 15 pg sur
la Levure et subtilis
2. Fonctions 3,0 / 4 pg
3. Etiquettes 3,35
/ 8 pg dt Genexpress en attente
4. Cartographie 24,6 / 23 pg dt
DC et Weissenb. (7,5 MF chacun)
5. BM
2,42 /7 pg
6. Autres Esp. 1 ,1 / 3 pg INRA
7. Bioinfo
10,4 / 13 dont Vaysseix
8. Services
6,1
9. Technologies 2,6 / 5 dt Genset
10. Divers
0,9
Total 67 ,27
MF
Bilan
financier
Dotation
initiale Loi de finance 1992 100 MF
Retenue
ˆ la source CEPH 10 MF, Biologie du dŽveloppement 4 MF, ThŽrapie gŽnique 3 MF.
Attribution
du CS 83 MF appel dÕoffre 67,27 et hors appel dÕoffre 9 MF (banques de donnŽes)
Reste
disponibles, 83 Ð 76,27 = 6,73 MF dont 6 MF attribution complŽmentaire au CEPH.
appel
dÕoffre bioinfo 10,4 + Services INRA-IP-GŽnŽthon (2,8)et GŽnŽthon Vaysseix (1,8
MF)
Hors
appel dÕoffre Banque de donnŽes villejuif (2,5 MF) GDB (0,5) Genatlas (0,3)
Formation (1 MF)
Le
2ime CA sÕest rŽuni le 28 juin.
1)RŽunion
du CS le 12 et 13 juin et Žvaluation des appel dÕoffre lancŽ en avril et clos
en juin 93. 55 dossiers ont ŽtŽ retenus pour un montant de 48, 93 MF
Les
financements les plus importants sont allŽs ˆ des consortiums (10 projets, 18 %
des dossiers, ont obtenus 58 % du montant total.
Les
recherches sur le gŽnome humain 35, 52 MF 73 % du total, 38 contrats
Les
maladies 28, 47 MF 58 % 23 contrats
Organismes
modles 8,4 MF 17 % 13 contrats
Bioinformatiques
5 ,4 MF
Le
soutien au CEPH et GŽnŽthon a ŽtŽ de 11,9 MF, 24 % du total. Une importante
demande de GŽnŽthon a dž tre refusŽe pour non exŽcution des contrats
prŽcŽdents (annexe 3)
2)Tables
rondes pour des actions de coordination
Nouvelle
mŽthode de travail pour les actions de coordination : les Ç tables
rondes incitatives È et les Ç tables rondes synectiques È. Dans
le 1er cas une thŽmatique est choisie par le CS, et lÕorganisation
est confiŽe ˆ un modŽrateur et devant conduire ˆ lÕŽmergence dÕun projet
coopŽratif de recherche. Dans le second cas, il sÕagit de provoquer le
regroupement de plusieurs projets dŽjˆ soumis pour leur donner force et
cohŽrence.
3)
Allocations de recherches
4)
Bioinformatique
5)
ActivitŽs
Internationales Futur Institut europŽen de bioinformatique (EBI)
6)
Communication
Rapport
administratif et financier
Les
structures administratives sont maintenant en place
Homme 72 % Maladies 57,84 % SŽquenage 25 %
Mamm 10 cDNA
8 ,77 Cartogr. 14
Plantes 7 Ethique 0,38 BioInfo 11
Micro Org
2
Autres 33,01 Techno
3
Autres 9
Autres 47
Pas
de finacement pour 93. Au cours des annŽes 91 et 92 Genexpress a reu un
soutien de 12,5 MF (7,5 en 91 et 5 en 92) dont vous avez reu ˆ ce jour 9,250
(0,750 vous seront crŽditŽ aprs expertise favorable de votre rapport 91. Et
2,( seont encore dus par le MESR.
En
retour Genexpress a sŽquencŽ par des techniques ultrarapide, 1 seule fois sur
un seul brin 1 ,1 .10exp 6 nt. Soit 11,4 F. Le nt. Ce montant correspond
au financement accordŽ par le GREG au sŽquenage dŽfinitif, redondance 6 fois
sur les deux brins.
Les
documents fournis au CS ont donc conduit unanimement ce dernier ˆ estimer que
les rŽsultats obtenus jusquÕˆ prŽsent ne correspondent pas ˆ lÕorientation de
lÕappel dÕoffre (intŽrt pour les ADNc avec un tri, une localisation et
une sŽquence dŽterminŽe de manire fiable (soulignŽ par Slo dans sa
lettre)
La
position soutenue par le GREG concerne Ç la non-brevetabilitŽ des
sŽquences dÕADN du gŽn™me humain comme des autres gŽn™mes, car, dans tous les
cas, breveter la connaissance nÕest pas possible, avec cependant, la
possibilitŽ de breveter des procŽdŽs, des mŽthodes de prŽparation dÕun produit
biologique important ou des tests diagnostiques qui en dŽcoulent et qui
comporteraient une valeur inventive ajoutŽe en aval du rŽsultat purement
informatif et descriptif ; la sŽquence, elle mme est non protŽgeable par
le brevet puisquÕil reste toujours possible de lÕutiliser comme base pour un
autre procŽdŽ, mŽthode ou test diagnostique. È (Texte remis ˆ la rŽunion
de lÕOTA le 14 juillet 1993)
OTA
Office of Technical Assessment du Congrs amŽricain, Žquivalent de lÕOffice
Parlementaire des choix scientifiques et techniques
1995
Joint
le texte de Fillon portant sur les orientations gŽnŽrales du GIP GREG (9
janvier) Ç É ce texte modifie considŽrablement la mission du GIP GREG. Par
consŽquent, je me vois obligŽ de modifier lÕappel dÕoffres lancŽ en septembre
1994 et de reporter sa date de cl™ture au 14 mars 1995. È
Lettre
de Fillon, objet : orientations gŽnŽrales du GREG pour lÕexercice
budgŽtaire 1995.
LE
BRCD augmente dans un contexte difficile et ne subit pas les fortes
restrictions envisagŽes dans dÕautres pays, Ç cÕest le signe de la volontŽ
du Gouvernement de prŽserver les capacitŽs dÕinnovations de notre pays (É)
lÕeffort principal porte sur la recherche biologique et mŽdicale, qui
correspond ˆ une demande sociale forte et lŽgitime (É) Afin de favoriser la
concertation avec les organismes de recherche, les universitŽs et les
institutions impliquŽes, des actions coordonnŽes seront menŽes pour soutenir
les recherches sur les sciences du vivant È
Ligne
budgŽtaire 257MF en AP (autorisation de programme) et 153 en carte physique
( crŽdits de paiement), procŽdure appel dÕoffre.
Ç CÕest
dans le cadre de ces orientations gŽnŽrales que doivent sÕapprŽcier les
dotations allouŽes ˆ votre Žtablissement È (fiche jointe)
Ç la
gŽnŽtique et lÕŽtude des gŽnomes mŽritent une attention particulire.
L ÔamŽlioration des connaissances en gŽnŽtique prŽsente non seulement un
intŽrt en recherche fondamentale mais aussi en biotechnologies et en
agronomie, applications auxquelles jÕattache une importance particulire È
Ç je
vous demande, dans le cadre des moyens qui vous sont allouŽs pour 1995, auxquels sÕajoutent 9 MF dÕautorisations
de programme non engagŽs en 1994, de soutenir uniquement des recherches sur les
gŽnomes animaux et vŽgŽtaux en excluant les travaux portant sur le gŽnome
humain È
Ç je
souhaite en outre que le GREG participe, avec les partenaires concernŽs (les
CST ? ?) aux choix stratŽgiques et aux expertises de projets de
recherches sur : les aspects fonctionnels des gnes, la thŽrapie gŽnique
des maladies gŽnŽtiques hŽrŽditaires ou acquises ( ?), la bioinformatique,
les biotechnologies. È
Dotations
attribuŽes au GREG (fiche jointe) :
-
AP 12 MF :
soutien des programme (fonctionnement du GIP )2 MF ; Autres autorisations
de programme 10 MF
-
carte physique 26,179
MF : services votŽs 20, 179 MF ; soutien des programme
(fonctionnement du GIP )2 MF ; Mesures nouvelles 4 MF
(+
les 9 MF restants de 94, signalŽs dans la lettre)
A
repris les chiffres de 1994 :
-
AP 80 MF, 3 MF et 77
MF
-
carte physique 64 MF,
30 MF (contrats en cours), 3 MF et 31 MF
Ç 31
MF ˆ distribuer en 94, 4 MF en 95. Autant dire que le GREG cesse dÕexister (et
il nÕa plus vocation ˆ intervenir pour le gŽnome humain) Il y aura des Ôactions
coordonnŽesÕ du MESRÉ È
2ime
note : il y a plusieurs scenarii. La lettre est fausse ! Pas
dÕexclusion du gŽnome humain (mais Ç notamment È)
AP
22 (+ 9 restants)
carte
physique 30,18 : 20,18 votŽs et 8 nouveaux
2ime
lettre de Fillon le 17 janvier
Identique
jusquÕˆ Ç je vous demande, dans le cadre des moyens qui vous sont allouŽs pour 1995, soit 20 MF
dÕautorisations de programme nouvelles qui sÕajoutent aux 9 MF qui nÕavaient
pas ŽtŽ engagŽs en 1994, de porter une attention particulire aux gŽnomes
animaux et vŽgŽtaux. Ces nouvelles orientations devraient entra”ner une
modification de la composition de votre CS, qui devra recevoir lÕapprobation du
CA.
Je
souhaite que mes services engagent, avec la participation du GREG, une
rŽflexion sur les choix stratŽgiques dans certains domaines, notamment sur les
thmes suivants : aspects fonctionnels des gnes, gŽnŽtique
mŽdicale : localisation des gnes responsables des maladies et thŽrapie
gŽnique, gŽnŽtique et environnement, bio-informatique, biotechnologies. È
Dotations
attribuŽes au GREG (fiche jointe) :
-
AP 22 MF :
soutien des programme (fonctionnement du GIP )2 MF ; Autres autorisations
de programme 20 MF
-
carte physique 30,179
MF : services votŽs 20, 179 MF ; soutien des programme
(fonctionnement du GIP )2 MF ; Mesures nouvelles 8 MF
Sur
la dŽcision du Ministre Ç (elle) comporte un risque de coupure dans le
dispositif dÕanimation des recherches sur les gŽnomes et va ˆ lÕencontre mme
des principes qui ont prŽsidŽ ˆ la crŽation du GREG. Du fait de lÕunicitŽ du
monde vivant, la comprŽhension du gŽnome humain repose obligatoirement sur les
recherches comparŽesÉ È De nombreuses recherches de ce type ont ŽtŽ
initiŽes par le GREG et se dŽveloppent aussi en Europe ou aux Etats-Unis.
Ç SŽparer formellement les gŽnomes modles du gŽnome humain serait
prŽjudiciable surtout pour ce dernier ÈSurtout Ç les recherches
fondamentales, qui serait donc, sÕagissant de la puissance publique, soutenue
nationalement par un dispositif extŽrieur au GREG, risque dÕtre dŽlaissŽe au
bŽnŽfice des recherches appliquŽes par exemple en thŽrapie gŽnique, dont le
succs est pourtant conditionnŽ par les recherches de base qui les
fondent. È
Les
AP allouŽes au GREG pour 1995, hors frais de structures sont par rapport ˆ 94
divisŽes par 3. Si cÕest Ç en cohŽrence avec la restriction du champ
dÕintervention È le CA souligne quÕelle met cependant le GREG dans une
situation difficile puisque ses frais de structures font 20 % de son budget
disponibles pour les actions incitatives, trop ŽlevŽ et pose la question de la
pertinence de la structure. Ç la mission et les moyens confiŽs au GREG
pour 1995 ne peuvent pas tre caractŽristiques dÕune situation durableÉ
dissolutionÉ(ou) restauration. È
VÏu :
du fait des restrictions des orientations et des moyens, le GREG renonce ˆ
soutenir la bio-informatique et le gŽnome humain, et modifie son appel dÕoffre.
Ç ces thmes de recherche devraient, ds lors, tre soutenus directement
par le Ministre. È
Le
CA demande au Directeur du GREG Ç dÕÏuvrer pour que lÕensemble des champs
de recherches gŽnomiques soit soutenu de faon harmonieuse et
ŽquilibrŽe. È
|
Projet de loi de finances 1995 1994 |
||
|
AP Soutien
de programme Autres
autorisations de programme carte
physique Services
votŽs Soutien
de programmes Mesures
nouvelles |
22 2 20 30,179 20,179 2 8 |
80 64 16 70,400 0 64 6,4 |
Les
deux modifications de lÕappel dÕoffre du 14 septembre suite aux deux lettre de
Fillon
-
Le 12 janvier
Un
grand extrait de la lettre de Fillon du 9 janvier, avec deux passages soulignŽs
les procŽdures des appel dÕoffre et lÕexclusion pour le GREG des travaux sur le
gŽnome humain.
Suit
un paragraphe : Ç les nouvelles autorisations de programme du
GIP-GREG pour 1995 sont de 12 MF auxquelles sÕajoutent 9 MF reliquat 1994
contre 80 MF dÕautorisations de programme pour 1994
Par
consŽquent, il vous revient de dŽcider si (en tenant compte de lÕappel dÕoffre
de septembre 1994 et des modifications ci-dessus), vous souhaitez prŽsenter
votre projet au GIP GREG ou le prŽsenter dans le cadre des appel dÕoffre du
MinistreÉ È
-
Nouvelle
modificationÉ, le 20 janvier 1995
Reprend
le propos de la seconde lettre et le vÏu du CA du GREG. Puis laisse la dŽcision
de dŽp™t des projets au chercheur comme ci-dessus.
Une
ccl : Ç Je mesure combien ces modifications successives perturbent
les projets dÕun certain nombre de laboratoires ou Žquipes de recherche. Croyez
bien que je le regrette profondŽment. È
Le
Ministre prŽvoit un montant de 257 MF pour Ç faciliter la mobilisation de
la communautŽ scientifique (organismes et institutions publics et privŽs de
recherche, Žtablissements dÕenseignement supŽrieur, entreprises) sur des
projets de recherche communs dÕintŽrt national dans le domaine des sciences du
vivant È Mise en Ïuvre des ACC (Actions concertŽes et coordonnŽes) en
concertation avec les organismes et la ConfŽrence des PrŽsidents dÕUniversitŽs.
Ç Parmi les thmes des plans dÕactions retenus cette annŽe figure la
GŽnŽtique avec :
-
Žtude de la
cartographie des gŽnomes humain, animaux et vŽgŽtaux (cette action sera menŽe
par le ÔGREG-GŽnomeÕ en liaison avec le MESR)
-
aspects fonctionnels
du gŽnome ( ACC 1)
-
gŽnŽtique mŽdicale
(ACC 2)
-
gŽnŽtique et
environnement (ACC 3)
Pour
chacun de ces plans dÕactions, est crŽŽ un ComitŽ Scientifique et Technique
(CST)É È
Calendrier :
1er fŽvrier formation des CST et prŽparation des appel
dÕoffre ; 15 mars / 15 avril lancement des appel dÕoffre ; 30 mai
classement des projets et propositions des CST . 15 juin / 1er
juillet PrŽparation des dŽcisions du MESR ; 15 septembre, annonce des
dŽcisions.
Demande
ˆ BJ dÕtre le prŽsident du CST 1
BJ
accepte de faire partie du comitŽ (mais prŽfre laisser la prŽsidence ˆ
dÕautres plus compŽtentÉ) Ç il me para”t en effet important que la
communautŽ scientifique donne son avis lorsquÕon le lui demandeÉ È mais il
exprime aussi quelques incertitudes sur la dŽmarche : Ç Au moment o
les budgets des organismes de recherche et des laboratoires subissent de trs
fortes tensions et o la seule structure publique dÕintervention globale sur le
gŽnome, le GREG, voit ses attributions et son budget considŽrablement rŽduits,
cette dŽmarche Žveille chez moi un certain scepticisme. Une entreprise de
sŽquenage ˆ trs grande Žchelle Ð certes dÕactualitŽ dans le contexte
dÕaujourdÕhui Ð requiert des moyens financiers considŽrables et une souplesse
de gestion du personnel peu conforme (malheureusement) ˆ nos structures
administratives et ˆ nos habitudes. Ce ne sont pas des choses qui se font ˆ
moitiŽ et je me demande si la volontŽ et les moyens existent rŽellement. È
RŽponse
de Bigot (16 fŽvrier) erreur administrative pour la prŽsidence,
conformŽment aux vÏux du Ministre, J. Weissenbach est prŽssenti.
BJ
souligne que membre du CS du GREG, de la commission gŽnŽtique de lÕAFM, et
depuis rŽcemment du comitŽ dÕexperts (du Ministre) sur le Ç tgs È il
est Ç inquiet devant la multiplication de ces comitŽs. Elle complique les
circuits dÕŽvaluation et surcharge des experts dont la vocation principale
reste normalement de diriger des recherches dans leur laboratoireÉ È
Ç De
plus je nÕadhre pas ˆ la politique actuelle qui amne ˆ retirer au GREG la
responsabilitŽ des recherches sur le GŽnome humain (et lÕessentiel de ses
crŽdits) pour la confier ˆ de nouveaux comitŽs. Au moment o la connexion entre
les travaux rŽalisŽs sur diffŽrents gŽnomes (de la levure ˆ Homo sapiens)
appara”t de plus en plus Žvidente et o des dŽcouvertes marquantes en GŽnŽtique
humaine (hŽrŽditŽ du cancer du colon par exemple) sÕappuient sur la
caractŽrisation de gnes dans les microorganismes, les orientations prises me
paraissent profondŽment illogiques, et je ne souhaite pas participer ˆ leur
mise en Ïuvre. È
Letre
de Pascale Briand (chargŽ de mission) convocation du CST 1 pour le 31 mars
et rŽponse de BJ rappelant son refus de participer ˆ ce comitŽ. Cependant il
aimerait bien discuter Ç ˆ fond (de) la politique ÔgŽnomeÕ actuellement
mise en Ïuvre par le Ministre È avec P. Briand, notamment pour conna”tre
les raisons de celle-ci dÕadhŽrer ˆ une telle politiqueÉ
Lettre
de Moshe Yaniv (prŽsident du CST 1, Institut Pasteur) 5 avril, dŽsolŽ de
lÕabsence de BJ ˆ la rŽunion, il lui envoie cependant lÕavant projet de lÕappel
dÕoffreÉ et rappel deBJ, Ç apparemment le Ministre ne rŽpercute pas trs
bien les informationsÉ È Son refus nÕa cependant rien ˆ voir avec la
composition du CST 1 sur laquelle il nÕa pas de critique ˆ faire, ni dÕailleurs
sur lÕavant projet dÕappel dÕoffre mme sÕils craint que le CST soit submergŽs
de demandes auxquelles il ne pourra rŽpondre avec un budget de 20 MFÉ. Il
aurait de plus ajouter dans la liste, lÕŽtude de lÕexpression quand elle est
pratiquŽe simultanŽment sur de nombreux gnes.
LÕavant
projet : analyse de la fonction des gnes nouvellement identifiŽs.
Sont exclus de lÕappel dÕoffre, les projets qui portent sur un seul gne de
fonction connue, sur un ensemble de gnes structuralement reliŽs ˆ des gnes de
fonctions connues, ainsi que les projets de cartographie stricte.
Article
du Quotidien du mŽdecin, n¡ 5587, 6/3/95 : GŽnomes et science du
vivant : la recherche est restructurŽe. Dr. Paul Benkimoun
Le
ministre doit rendre publiques les Ç grandes orientations scientifiques
des actions stratŽgiques de dŽveloppement et de soutien des sciences du
vivant È qui auront notamment comme consŽquences de rŽduire le champ
dÕaction du GREG.
Cela
va Ç aboutir au morcellement des recherches sur le gŽnome. CÕest en tout
cas la crainte exprimŽe par le Pr. P. SloÉ È Rappel de la mission du GREG
et de son budget de 80 MF, qui devrait ˆ prŽsent se Ç cantonner au domaine
du gŽnome des organismes modles (an, vg et microorganismes) et ne disposer que
dÕun budget de 20 MF. La somme globale reste inchangŽe puisque les 3 autres
structures auxquelles incomberaient les domaines retirŽs au GREG hŽriteraient
en tout de 60 MF ˆ consacrer ˆ des travaux sur le gŽnome humain. Ces structures
font partie des 14 CST prŽvus par le Ministre (v. la liste ; plus celle
sur le gŽnome, une sur la bioinformatique, une sur les biotechnologiesÉ).`
Commentaire
de Slo Ç dÕautres CST (en dehors des 3 consacrŽes ˆ la gŽnŽtique) abordent
des thmes qui Žtaient dans notre champ dÕintervention ou concernent les
recherches sur les gŽnomes, comme la bio-informatique ou la biologie du
dŽveloppement, de la reproduction et du vieillissement. (É) Il est
probable que la coordination des recherches sera rendue plus difficile par le
morcellement envisagŽ. De plus, et surtout, il me semble dommageable, du point
de vue scientifique, de sŽparer les recherches sur le gŽnome humain de celles
menŽes sur les gŽnomes des organismes modles, ne serait-ce que parce que ces
dernires ont des consŽquenes sur les premires. È De plus Ç les CST
sont des structures ministŽrielles et les dŽcisions devront suivre le circuit
du ministre, qui est beaucoup plus long. Dans le cas du GREG, structure lŽgre
qui est un groupement dÕintŽrt public, donc une personne morale et juridique,
la mise en pratique dÕune dŽcision scientifique peut tre trs rapide. È
Slo cite en exemple (pas anodinÉ) les 9 MF dŽbloquŽs en deux semaines pour le
CEPH et souligne que mme Cohen Ç a ŽtŽ tellement surpris de cette
rapiditŽ quÕil a dÕabord cru ˆ une erreur. È Il ajoute Ç Il ne faut
pas perdre de vue que cÕest la communautŽ scientifique qui fait la recherche,et
non lÕadministration. cÕest donc au scientifiques quÕil faut faciliter le
travail. È
LÕarticle
souligne en ccl quÕ Ç aucun grief nÕa ŽtŽ formulŽ officiellement au
GREG : les reprŽsentants du ministre de lÕEnseignement sup. et de la
Recherche comme du ministre du Budget, qui sigent au CA du GREG ne lui ont
jamais fait de critique È selon Slo qui Ç dŽplore que la rŽforme
entreprise nÕait pas ŽtŽ prŽcŽdŽe de discussion prŽalables avec les
responsables du GREG È
EncadrŽ
Ç Le GREG : une vocation de coordonner les recherches sur les
gŽnomes È
//art
dans lÕensemble favorable au GREG. Ne donne la parole quÕˆ SloÉ
Article
de LibŽ 9 mars (Natalie Levisalles)
Art.
court. A noter que les appel dÕoffre seront ŽvaluŽs par les 14 CST plus le GREG
et la dŽcision finale sera prise au ministre par des responsables de
programme, eux mmes sous lÕautoritŽ de la Mission des sciences du vivant, qui
vient dÕtre crŽŽeÉ La journaliste souligne que ces nouvelles structures de
pilotage qui viennent sÕajouter aux organismes Ç risquent dÕalourdir
encore une situation dŽjˆ assez complexe, font remarquer des responsables de
recherche È Mais pour Fillon ce nouveau dispositif devrait au contraire
apporter de la souplesse et dynamiser la recherche franaise dont Ç le
rythme de croisire est sans aucun doute infŽrieur ˆ la gravitŽ des
enjeux. È
//v.
Le MondeÉ
12
mai 95 Convocation ˆ la rŽunion CNRS, du groupement de recherche 1029,
GŽnome et informatique dirigŽe par Danchin, le 20 juin.
CR
de la rŽunion : 16 Žquipes. Le comitŽ ne sÕestime pas assez informŽ et
regrette lÕabsence de chercheurs (dont Danchin), et ne peut donc faire une
Žvaluation sŽrieuseÉ
Chef
de mission, mission des sciences du vivant, direction gŽnŽrale de la recherche
et de la technologie.
Le
projet dÕŽtablir un (des) centre(s) de grand sŽquenage Ç rŽflexion
prioritaire È (le 18) et Note de Michel Pierres, le 18 octobre
Annonce
de la rŽunion Ç GŽnomes et gŽnŽtique È du 13 novembre, proposition
dÕordre du jour, thmes scientifique, stratŽgique, Žconomique, nationaux, pour
lÕaide aux pays en dŽveloppement, axes ˆ dŽvelopper ?, les
compŽtences ?, les acteurs ?É
Echange
de correspondance autour du problme de financement pour les ACC-SV (3
aožt, 11, 12 et 22 septembre) BJ a
prŽsentŽ un projet de recherche avec Ç autres Žquipes : G. Pietu
(Villejuif), B. Bloch (Bordeaux), C. Dechesne (Montpellier) ˆ lÕACC 1. Son
Žquipe Žtant financŽ par le GREG, le dossier nÕa pas ŽtŽ retenu et les autres
Žquipes nÕont aucun financement.
Pierre
Ptier directeur de la DGRT au Ministre de lÕEducation nationale de
lÕenseignement sup, de la recherche et de lÕinsertion professionnelle.
Lettre
ˆ F. Gros, CR dÕune rŽunion ˆ la Royal Society de Londres, les 14 et 15
septembre, ALLEA Intellectual Property Task Group. BJ y remplace F. Gros.
PrŽparation dÕune dŽclaration sur propriŽtŽ intellectuelle, brevetÉ
Lettre
de lÕAFM (D. Duguet) au CS (2 octobre) ; joint Žchange de corres
pondance entre J. Sulston (membre du CS de GŽnŽthon, Sanger Center) et Barataud.
Sulston annonce son retrait du CSÉ du fait de la reprise des essais nuclŽaires,
il ne peu plus avoir de liens officiels avec une Institution franaise. BB
rŽpond quÕil regrette ce geste symbolique dÕautant que Sulston se trompe sur le
statut de lÕAFM, association privŽe souvent en conflit avec les institutions
dÕEtatÉ Ç Just because one is a scientist does not mean one is always
clear in oneÕs mind. È (BB, 26 septembre)
Lettre
de Slo (16 novembre 1995) joignant un projet rŽdigŽ par Jo‘l Gellin suite ˆ
une table ronde organisŽe par le GREG le 29 septembre 1995 ( ? ?)
Lettre
de Bernard Jacq (CNRS labo de gŽnŽtique et physiologie du dŽveloppement, 14
novembre) ˆ Slo avec le texte de la motion adoptŽe par la commission 23 du
CNRS : Ç Les membres de la section 23 (É) GŽnomes, structure,
fonctions, et rŽgulations, estiment nŽcessaire que les autoritŽs de tutelle de
la recherche scientifique dŽfinissent rapidement de la mise en Ïuvre dÕun
programme national dÕanalyse gŽnomique systŽmatique (É) Ils soutiennent donc
les actions visant ˆ la crŽation rapide, sous des formes ˆ) prŽciser, dÕune
structure permettant le sŽquenage ˆ trs grande Žchelle et lÕanalyse
fonctionnelleÉ È
Lettre
de Chevalet (INRA) pour le CS du GREG (absent de la rŽunion du 22 novembre)
rŽflexions sur lÕordre du jour :
1)
Bilan scientifique du GREG sur les 3 ans :
Action
incitative efficace pour mobiliser des Žquipes sur des programmes
systŽmatiques ; prise de conscience de la nŽcessiter de concentrer les
efforts sur peu dÕespces ; fŽdŽration dÕŽquipes autour de projets (tables
rondes) ; contribution essentielle ˆ lÕŽmergence de la bio-informatique en
France.
Les
limites : la mobilisation de nouvelles Žquipes semblent piŽtiner ;
poursuivre les efforts en bio-informatique.
Les
critiques sur lÕaction du GREG :
-
dans les soutiens aux
travaux sur lÕHomme, le critre Ç gŽnomique È nÕa peut tre pas ŽtŽ
toujours prioritaire. Il me semble que le fait de travailler sur une maladie gŽnŽtique, et le renom de
lÕŽquipe, ont ŽtŽ souvent les principaux critres de sŽlection.
-
Une certaine tendance
ˆ lÕ Ç alignement È sur les programmes internationaux et peu de
soutien aux projets originaux (Encephalitozoon cuniculi)
-
Une tendance aussi ˆ
favoriser les grosses Žquipes plut™t que de favoriser lÕŽmergence de nouvelles
compŽtences (responsabilitŽ cependant des organismes)
2)
Le r™le du GREG dans le Ç paysage È gŽnome dans lÕavenir : ne
pas sŽparer la recherche sur le gŽnome de lÕHomme de celles sur les autres
organismes mme si les soutiens financiers sont sŽparŽs. En ce qui concerne
lÕŽtude des gŽnomes dÕintŽrt Žconomique ou agronomique :la description du
polymorphisme gŽnŽtique est lÕŽtape prŽalable ˆ toute dŽmarche dÕamŽlioration
gŽnŽtique ou dÕŽtude de la diversitŽÉ lÕapproche comparative doit tre systŽmatisŽe
(cartes) donc efforts mŽthodoÉpour les microorganismes rŽflexion sur un
programme europŽen pour une bactŽrie lactique et un sŽquenage systŽmatique de
gnes de pathogŽnicitŽ de E. coli.non prŽsents dans la souche K12 actuellement
sŽquencŽe.
1996
Lettre
de HervŽ Thiellement (rŽdacteur en chef de la Lettre) 2 avril 1996.
Tout
laisse ˆ penser que le GREG aura cessŽ dÕexister fin 1996, aucun appel dÕoffre
ne sera lancŽ cette annŽe faute de finacement. Demande ˆ BJ un article pour le
n¡ 7 de la Lettre, sur lÕavenir du programme GŽnomes en France.
Version
(29 avril) Chronique dÕune mort annoncŽe ?
Le
programme est ˆ un tournant. Il a acquis de remarquables rŽsultats :
Ç la carte gŽnŽtique est quasiment terminŽe, et dŽcoule pour lÕessentiel
du projet menŽ ˆ GŽnŽthon ; aprs quelques annonces prŽmaturŽes, la carte
physique gŽnŽrale est une rŽalitŽ gr‰ce aux travaux du Whitehead Institute,
appuyŽs sur la carte gŽnŽtique franaise et les YAC du CEPH ; lÕinitiative
MERCK a tirŽ les EST du ghetto industriel et mis prs de 300000 sŽquences
partielles dÕADNc dans les bases de donnŽes publiques. È Les succs du
sŽquenage de la Levure, du NŽmatode ou de B subtilis. Les Etats-Unis, la GB,
lÕAllemagne se lancent dans le gŽnome humain.
Ç cÕest
ˆ ce moment, paradoxalement, que notre pays se dŽsengage. È LÕAFM se
recentreÉ et Ç le moins que lÕon puisse dire est que les pouvoirs publics
ne se prŽcipitent pas pour prendre le relais : le GREG est virtuellement
fermŽ et les (ACC-SV) ne sont pas renouvelŽes (É) Seul surnage un fantomatique
projet de centre de Trs Grand SŽquenage, en discussion depuis lÕautomne 1994
(É) En clair, le Ç Programme GŽnome Franais È nÕexiste plus, malgrŽ
diverses dŽclarations (Plan GŽnome-SantŽÉ) qui tendraient ˆ faire croire le
contraireÉ. È
Et
pourtant il y a ˆ faireÉtant au niveau du programme que de son interface avec
la biologie Ç conventionnelle È, renouvellement. Il faut aider ces
interfaces mais cela ne prend Ç tout son sens que si notre communautŽ
nationale est Žgalement ÔproductriceÕ de rŽsultats gŽnomiques, et non seulement
utilisatrices de donnŽes obtenues par dÕautres. È
Mais
aucun soutien, pas mme des organismes dont Ç la situation a rarement ŽtŽ
aussi critique (É) LÕindustrie, quant ˆ elle, manifeste une grande frilositŽ,
au contraire de ces concurrents anglo-saxons et Nord-AmŽricains ; seule
lÕentreprise Genset (quÕˆ rŽcemment rejointe DC) affiche son intention de
sÕimpliquerÉ È
Ç Les
responsabilitŽs de ce triste Žtat de fait sont partagŽes : rigiditŽ des
organismes, incohŽrence des dŽcisions ministŽrielles, corporatisme et querelles
de chapelles chez les chercheurs (É) politique scientifique sans doute
insuffisamment affirmŽe de la part du GREG. Pour redresser la barre, il
faudrait un budget de cinquante ˆ cent millions de francs par an, la nomination
dÕun responsable dotŽ de rŽels pouvoirs et dont le sige ne soit pas Žjectable
(É) un programme rŽaliste installŽ dans la durŽeÉ È
1997
Lettre
de Jean-Paul Monory (Le liquidateur du GIP-GREG) 15 janvier 1997
Le
GIP a ŽtŽ dissous le 31 dŽcembre 1996 par arrtŽ du 29 octobre publiŽ au JO du
8 novembre 1996
Le
Centre de sŽquenage ˆ nouveau sur les rails / Franoise Breton
Ç Aprs
plus de deux ans de tractations, on ne lÕattendait plus. Conus sous le mandat
de Franois dÕAubert, secrŽtaire dÕEtat ˆ la recherche È le CNS semble
enfin dŽmarrer. Ç Il se substitue aux Actions concertŽes (financement sur
deux ans) qui prenaient elles-mmes le relais du GregÉ È
Budget
80 MF par an sur 10 ans. LÕAFM participe en logeant gratuitement le CNS pendant
5 ans, finanant les amŽnagements des locaux, et laissant une trentaine de
personnes du GŽnŽthon rejoindre le CNS.
Effectifs
110 ou 120 chercheurs et techniciens, dont moins de 10 % en provenance des
organismes.`
LeCNS
sÕengage ˆ publier ses donnŽes en temps rŽel et ˆ ne pas prendre de brevets.
ActivitŽ propre et activitŽ sÕapparentant ˆ du service faite sous forme de
collaboration, Žgalement avec les industriels lorsque le centre aura atteint sa
vitesse de croisire 200 ˆ 250 millions de pb / an (J. Weissenbach)
3
projets vont dŽmarrer : Tetraodon fluvialis, Arabidopsis thaliana,
Pyrococcus abyssi (archŽbact, hte tempŽrature) ; lÕŽtude du gŽnome humain
pourrait commencer en 1999, dÕabord une nouvelle gŽnŽration de carte physique
et dŽgager un consensus au sein de la communautŽ franaise sur la partie ˆ
sŽquencer pour Žviter les recouvrements et satisfaireÉ
CrŽation
du CNG est presque une surprise vue la gestation du CNSÉ Ç il doit
offrir un plateau technique focalisŽ sur lÕidentification et la localisation
des gnes impliquŽs dans les maladies hŽrŽditaires, trs frŽquentes, mono- ou
polygŽniques. È Financement vraisemblablement de lÕordre de 50 MF.
Ç Nous essayons aussi dÕobtenir une aide du ministre de la SantŽ pour le
recrutement des familles et les accords avec les h™pitaux È ajoute P.
Froguel (Pasteur, Lille) qui envisage de dŽplacer une partie de son Žquipe au
CNG.
LÕAFM
a dŽcidŽ que son activitŽ de gŽnotypage du GŽnŽthon sera transfŽrŽ au CNG pour
se concentrer sur la thŽrapie gŽnique avec O. DanosÉ
Ç Selon
GŽrard Peirano, directeur du GŽnŽthon, une vŽritable ÔgŽnopoleÕ devrait ainsi
voir le jour ˆ Evry È
En
ccl si tout le monde applaudit JF Mandel note que certains chercheurs
Ç craignent que le financement de ces nouveaux centres ne se fasse au
dŽtriment des laboratoires de recherche publics. Ils ne peuvent plus compter ni
sur lÕargent du Greg (ou des Actions concertŽes) ni sur celui de lÕAFM, qui se
recentre sur les mnm et la thŽrapie gŽniqueÉ È et la journaliste conclut Ç Reste
ˆ savoir,donc, comment les autoritŽs de tutelles rŽgleront ce dŽlicat
problme. È
Lettre
de BJ ˆ Galibert 16 mars 1995
BJ
ne croie pas ˆ un centre staffŽ dans le cadre de la fonction publique, surtout
INSERM ou CNRS, quoiquÕen dise Bigot. Ou alors il faut des conditions et des
personnes exceptionnelles. Il faut de plus un cahier des charges trs prŽcis et
le centre dissous si il ne les a pas respectŽ au bout de 3ans par exemple. Le
directeur doit tre identifiŽ et nommŽ avec des pouvoirs ds la dŽcision de
principe prise, quÕil porte le projet ds le dŽbut. Enfin et surtout il faut
sans mŽgoter des engagements pluriannuels.
Joint
une version du texte de Galibert annotŽe (avant la seconde rŽunion)
Rapport
dÕexpertise du comitŽ Trs Grand SŽquenage (7/4/95) 18 p.
Le
comitŽ sÕest rŽuni au Ministre le 27 fŽvrier, et le 21 mars. Aprs chaque
rŽunion un document a ŽtŽ Žtabli, ici cÕest le rapport final.
Le
ComitŽ rŽuni des spŽcialistes du domaine et des biologistes non directement impliquŽs
dans le sŽquenage mais qui peuvent en utiliser les donnŽes et en connaissent
lÕintŽrt. Le prŽambule du rapport souligne quÕil y a eu Ç des discussions
ouvertes, riches, parfois contradictoires mais sans sectarisme et marquŽes par
le dŽsir dÕapporter ˆ la question posŽe la meilleure rŽponse possibleÉ È
(p. 1)
Le
comitŽ a aussi bŽnŽficiŽ dÕavis extŽrieurs spontanŽs ou sollicitŽs.
MŽthode
de Sanger. Aucune autre mŽthode ne semble actuellement capable de supplanter
Sanger. Ç CÕest cette constatation qui a amenŽ les groupes de Saint Louis
(USA) et Cambridge (GB) ˆ proposer ds ˆ prŽsent un effort sans prŽcŽdent sur
le gŽnome humain pour en dŽterminer la sŽquence complte ds 2001. // 10 ans
aprs lÕannonce de 1985. // Les deux labos prŽcitŽs sont actuellement engagŽs
dans le sŽquenage systŽmatique du gŽnome du nŽmatode C. elegans, ont acquis
une expertise et un savoir-faire Ç tels quÕils donnent du crŽdit ˆ leur
proposition de sŽquenage de plus de 100 mŽgabases (Mb) annuels par Centre. /
le projet devient rŽaliste/
CÕest
dans ce contexte que se pose la rŽflexion franaise sur un centreÉ
1)
Faut-il crŽer un Centre de grand sŽquenage ?
Ç Quels
sont les arguments en faveur de la crŽation dÕun tel Centre, sachant que de
nombreuses Žquipes sont actuellement engagŽes en France et dans le monde de
faon plus ou moins dispersŽe dans des travaux portant sur lÕanalyse de la
sŽquence de nombreux gnes humains et de gŽnomes modles ou dÕintŽrt
Žconomique ? È (p. 3)
-
Cela permet
dÕatteindre une automatisation, une rationalitŽ dans lÕapproche qui se
traduisent par un accroissement important de la productivitŽ, donc de la
quantitŽ dÕinformations collectŽes, et un abaissement significatif du cožt du
sŽquenage. È (p. 3)
-
SÕil nÕy a pas
dÕŽvolution de la mŽthode de sŽquenage, il y a des amŽliorations
technologiques, appareils et automates que seul un Centre spŽcialisŽ peut
absorber ˆ profit et rŽpercuter dans lÕensemble de la communautŽ (ex. de
lÕarrivŽe possible des sŽquenceurs ˆ capillaire ; et des sŽquenceurs prŽsents
dans les labos et sous-utilisŽs, car dŽjˆ souvent surdimensionnŽs.
Ç La
crŽation dÕun Centre spŽcialisŽ est donc la seule faon de suivre les progrs
technologiques et de rester compŽtitif. È (p. 3)
-
Les connaissances
nouvelles apportŽes par le sŽquenage systŽmatique : Ç Ainsi cÕest au
sŽquenage du gŽnome du phage Phi x 174 que lÕon doit la rŽvŽlation de gnes
utilisant des phases de lecture diffŽrentes se chevauchant sur une cha”ne ou
les deuxÉ È (p. 4, autre exemple la rŽvŽlation du code dŽgŽnŽrŽ avec le
gŽnome mitochondrial, lÕediting, en comparant mRNA et protŽinesÉ) Les auteurs
Žvoquent la possibilitŽ dÕaborder aussi les problmes de la structure des
gŽnomes et de leur cohŽrence interne. Ç un gŽnome en effet est sžrement
bien davantage quÕune simple collection de gnes, et on peut parier que la
connaissance de larges pans de gŽnome permettra de poser des questions que lÕon
ne saurait mme formuler actuellement, en lÕabsence de donnŽes de grand
sŽquenage. On assiste ˆ lÕŽmergence dÕun nouveau domaine scientifique Ð
de la gŽnomique en un mot Ð quÕun Centre de Grand SŽquenage peut et doit
favoriser. È (p. 4)
Retard
par rapport aux autresÉ
Autre
avantage du Centre mise ˆ disposition des sŽquences dispense les autres Žquipes
de cette phase dÕacquisition des donnŽes pour lesquels leurs moyens ne sont pas
toujours adaptŽs. Ex. Regarder le nombre de labo qui font appel aux donnŽes
issues du sŽquenage de la levureÉ
-
La crŽation dÕun
centre pourra Žgalement tre ˆ lÕorigine de dŽveloppement technologiques et
biotechnologiques favorisant lÕŽmergence dÕun tissu industrielÉ
-
La crŽation dÕun
Centre stimulerait les recherches en bio-informatique, et engendreraient des
nouveaux besoins (stockage, manipulation) essentiellement en informatique.
-
Ç Un autre
argument (É) plus subtil et difficilement quantifiable È (p. 5) Parutions
scientifiques augmentent et rendent difficile la perception des faits
intŽressants. Un Grand Centre cÕest aussi une reconnaissance internationaleÉ
2)
Faut-il ne pas crŽer un Centre de SŽquenage ?
Ç Éil
faut tre conscient que celui-ci sera consommateur dÕargent, dÕhomme et de
savoir-faire (É) avec les mmes moyens nÕy a t-il pas mieux ˆ
faire ? È DÕautant que dÕautres pays sÕinvestissent dŽjˆ dans cette
activitŽ. (p.6)
Il
ne faut pas retenir cette hypothse car cela serait se Ç priver de
lÕacquisition en temps rŽel de nouvelles donnŽes, ce qui (É) revient ˆ tarir ˆ
plus ou moins brve ŽchŽance les recherches en aval. On ne saurait
raisonnablement penser ˆ lÕaprs-gne si on ne contribue pas de faon
significative ˆ la premire phase dÕacquisition des donnŽesÉ È (p. 6) et retard
par rapport aux autres pays dans la recherche et au niveau Žconomique
(zgronomie, pharmacie, diagnostic gŽnŽtiqueÉ).
Mais
le ComitŽ souligne que les moyens fournis (argent et homme) doivent tre des
moyens nouveaux Ç il ne serait ni raisonnable ni acceptable de dŽplacer
vers la gŽnomique des moyens actuellement engagŽs ailleurs en biologie. È
(p.6)
3)
Un Centre, pour quoi faire ?
Participer
ˆ tous les grands projets de sŽquenage ; et avec une capacitŽ de
sŽquencer 20 ˆ 30 mŽgabases par an dans les conditions actuelles / selon
lÕexactitude recherchŽe, dans le cas de la levure elle Žtait trs importante
(entre 5 et 1 pour 10 000) pour le gŽnome humain une telle prŽcision nÕest pas
nŽcessaireÉ/`
Le
ComitŽ recommande donc la crŽation dÕun centre mais assorti de conditions
concernant les projets de sŽquenage (propositions de la communautŽ
scientifique des projets, validation par un ComitŽ, et contrat dÕobjectifs pour
une durŽe dŽterminŽe de 5 ans) (p. 7)
Les
industriels sont Žgalement conviŽs ˆ proposer des projets. Liste dÕindustriels
contactŽs tous favorables, sauf un (non indiquŽ) et un trs favorable :
BSN, Pasteur/MŽrieux ; Rh™ne-MŽrieux, Orsan, Rh™ne-Poulenc, Rorer,
Limagrain, Biosem.
4)
Faut-il un seul Centre ou plusieurs petits ?
Ç Des
avis contradictoires ont ŽtŽ Žmis. È (p. 8, 1re fois que cÕest mentionnŽ)
Un
seul : Žconomie de moyen et sur le plan scientifique, meilleure
intŽgration et meilleur transfert de compŽtence ; cÕest le choix de la GB
(prs de Cambridge) ; lÕAllemagne a fait le choix inverse.
Cette
question a ŽtŽ ˆ nouveau ŽtŽ dŽbattue au cours de la 2ime rŽunions,
deux positions :
-
Seul : permet
dÕaborder les problmes ˆ lÕŽchelle voulue et dÕinvestir dans les t‰ches de
dŽveloppement (mŽthodo, bio-informatiqueÉ) et dÕassurer un service dÕaccueil ou de sous traitance pour des
commandes extŽrieurs sans perturber ses propres programmesÉ
-
Plusieurs, 2 ˆ 4
centres: plus facile ˆ mettre en place, Žmulation compŽtitive et la pluralitŽ
favorisera leur adaptation et leurs initiatives ( ?). Cela ne nŽcessite
pas la construction de b‰timent, 1 000 m2
sont envisageables dans plusieurs endroits ; ÈcÕest vraisemblablement impossible pour 4 000
m2 È (p. 9)
Ç En
conclusion, le ComitŽ recommande Ð bien que lÕunanimitŽ nÕait pas ŽtŽ obtenue
sur ce point Ð la crŽation de deux ˆ trois centres ayant chacun la capacitŽ de
sŽquencer 7 ˆ 10 mŽgabases par an. Ces Centres doivent tre organisŽs en rŽseau
(É) LÕensemble devra dŽpendre dÕun Directeur unique avec, au-delˆ de lÕobjectif
immŽdiat de chacun dÕeux, une diversitŽ dans les autres actions. È (p. 9)
lÕun sÕoccupe de bioinformatique, un autre de dŽveloppement technologiqueÉ
Ç Ainsi
le concept dÕun centre unique multipolaire capable de rŽpondre ˆ des exigences
parfois contradictoires a ŽtŽ retenu. È (p. 9)
La
structure ne doit pas tre figŽe, et il est concevable que lÕon assiste au
dŽveloppement plus important de lÕun des p™lesÉ
5)
Personnels
Pour
un centre de 7 ˆ 1ˆ mb / an, 24 personnes : 6 scientifiques, 18 ingŽnieurs
(ITA ou administratifs 12 niveau licence et 6 bac technique) BasŽ sur
lÕexpŽrience des centres Žtrangers
Ç LÕappartenance
administrative a fait lÕobjet dÕun dŽbat animŽ au cours des deux rŽunions du
ComitŽ. È (p. 10) Certains pensent que le personnel de la fonction
publique nÕest pas Ç parfaitement adaptŽ ˆ ce type de t‰che
rŽpŽtitive È et la reconversion ultŽrieure de ce personnel pourrait poser
aussi des problmes.
Ç É
la vŽritable difficultŽ Ð voire lÕimpossibilitŽ È de sÕappuyer sur ce
personnel Ç se situe au niveau de la disponibilitŽ et de la flexibilitŽ
des postes. È Il nÕest pas rŽaliste de faire dŽpendre la mise en route de
ce centre de la crŽation de 18 postes dÕIngŽnieurs dÕITA ou administratifs par
p™le. Ç Aussi la proposition du ComitŽ est-elle de doter ce Centre (É)
dÕune autoritŽ administrative Ð type Fondation ou GIE Ð lui permettant sur son
budget dÕengager les dŽpenses de personnels et de fonctionnement. Seule une
structure administrative jouissant dÕune certaine indŽpendance de gestion
permettrait la crŽation et la mise en routeÉ È (p. 10)
Il
faut que le Centre puisse ensuite sÕadapter aux Žvolution et ait la ma”trise de
son personnelÉ Ç Aini ce nÕest pas la capacitŽ individuelle des personnels
de la fonction publique qui est en cause Ð cÕest le systmeÉ È (p.11)
6)
Centre de services ou non ?
UnanimitŽ
contre un centre de service, le centre doit avoir ses thŽmatiques Mais une
activitŽ de service permettant ˆ des Žquipes de venir travailler ;
proposer les moyens matŽriel, mais aussi le personnel
7)
Autres activitŽs
En
amont bien entendu, la cartographieÉ en aval la bioinformatique
Trois
fonctions : veilles et dŽveloppement mŽthodo-techno-bioinformatique ;
dŽveloppement de projets de recherche propre ; activitŽs de services.
8)
Direction et gestion du Centre
Un
scientifique. Plus un CS extŽrieur
Nomination
suivant ses compŽtences et son projet.
9)
Relations avec lÕindustrie
Peu
dÕindustriels investis dans le sŽquenage... Les industriels dont lÕactivitŽ se
situent en aval sont favorables. Les auteurs notent la prŽsence de Genset
impliquŽ dans la synthse des ologont.
CCL
Deux impŽratifs doivent tre conciliŽs dans la mutation que vit actuellement la
biologie : Ç la recherche en profondeur, dÕune part, difficilement
programmable si ce nÕest en termes trs gŽnŽraux, et dÕautre part des
recherches frontales, systŽmatiques, programmables, et mettant en jeu des
moyens lourds. La crŽation dÕun Centre de Grand S Žquenage rŽpond ˆ ce
deuxime volet. È
F.
Galibert (p. 15)
Annexes :
1-
Budget pour un p™le installation (automates ordinateursÉ) 21, 5 MF
Consommables
+ contrat dÕentretien É 23,5 MF + salaire 6 MF pour la premire annŽe (30 MF en
tout pour les suivantes).
2-
Lettre de B. Bigot le 1er
fŽvrier 1995
Lettre
de mission objectif un centre de TGS pour : Ç Produire ˆ grande
vitesse des donnŽes sur les sŽquences de diffŽrents gŽnomes choisis pour leur
intŽrt sur le plan fondamental, mŽdical ou biotechnologique. AmŽliorer les
stratŽgies de sŽquenage en Žtablissant tous les liens souhaitables avec
lÕindustrie È Demande ˆ Galibert de prendre la prŽsidence dÕun comitŽ
dÕexpert, les conclusions devront tre remis le 30 mars au plus tard.
Le
comitŽ :12 personne avec Galibert (CNRS), D Cohen, Cohen-Solal, Demaille,
Dujon, Jordan, Vaysseix (AFM), WeissenbachÉ
Lettre
de Galibert 22 mai 1995
Le
Ministre suite au rapport rŽagit positivement aux recommandations et nomme
Jean-Marc Egly pour prŽparer un document pour le dŽbut juillet afin dÕinstruire
une demande budgŽtaireÉ
Trs
grand sŽquenage : trompe-lÕÏil politique ou nŽcessitŽ scientifique ?
M/S 1996, 12, 237-239