HISTRECMED
LA RECHERCHE MÉDICALE DANS LES ARCHIVES DU CNRS
Pour la période 1934-1949, versement AN 80-284 (sauf autres indications)
Pour la période 1950-1968, rapports d’activité annuels du CNRS, versement AN 94-035 (d°)
A partir de 1969, archives du
Comité national, PV du Directoire du CNRS, versements AN 79-243,
82-433, 83-008 (d°)
1934
Commission des Offices, Coordination des services de la recherche scientifique, rapport De Calan, octobre 1934.
Activités de la 1ère section de la Caisse des
recherches scientifiques. Recherches biologiques, 123 subventions, 635
000 F. Tuberculose et cancer, 14 subventions, 100 000 F (loi du 30
avril 1921). Epuration des eaux, 7 subventions, 145 000 F Sur un budget
total de 1,8 MF pour la Caisse. "Le rapport annuel de la Caisse permet
de constater que les subventions sont en majorité
attribuées à des membres de l'Enseignement
supérieur. Mais les laboratoires subventionnés
dépendent d'autres administrations que du Ministère de
l'Instruction publique. Par exemple l'ancien Institut d'hydrologie et
de climatologie est rattaché au Collège de France ou le
Laboratoire de l'Office national d'hygiène sociale".
1938
Avril. Réunion du Conseil supérieur de la recherche scientifique.
Discours de Jean Perrin : "Début 1937, nous avons
créé une section de 'médecine
expérimentale' au CSRS pour laquelle nous avons exprès
choisi le titre qu'avait au Collège de France la chaire de
Claude Bernard.../ Ainsi nous allons enfin pouvoir utiliser pour l'un
des groupes de recherche où s'attache le plus notre
espérance, ces jeunes travailleurs enthousiastes des
facultés de médecine et de pharmacie qui comprennent que
la guérison de nos maux résultera le plus souvent
d'études poursuivies sans buts immédiatement utilitaires
et devant être classées parmi les recherches de science
pure. La nouvelle section est organisée par le doyen Gustave
Roussy".
André Mayer annonce l'ouverture d'un Institut de la
nutrition et des enquêtes sur l'alimentation qui regroupe les
labos d'énergétique de Société
d'hygiène alimentaire, physiologie de la nutrition de l'EPHE et
les enquêtes sur la nutrition de Lucie Randoin, une entreprise
lancée en 1935 sous l'égide de la SDN qui a permis de
réunir les premières statistiques fiables sur les
habitudes alimentaires des français.
Composition de la nouvelle section de médecine expérimentale du CSRS (6 sur 11)
Achard, Charles, Ac sc, Ac méd Med, pdt.
Baudouin, Alphonse, F méd Paris
Brumpt, Emile , fac méd Paris
Bugnard, Louis, fac méd Toulouse
Collin, Rémy, fac méd Nancy
Cornil, Lucien, fac méd Marseille
Debré, Robert, fac méd Paris
Flessinger, Noel, fac méd Paris
Gosset, Antonin, Ac sc
Leriche, René, Coll de France
Mouriquand, Georges, fac méd Lyon
Nicloux, Maurice, fac med Strasbourg
Roche, Jean, fac méd Marseille
Soula, Camille, fac méd Toulouse, CNAM
Tiffeneau, Marc, fac méd Lyon
(Membre Hors sect Florent E. Terroine)
(AN 80-284, l. 42)
29 juin
Maris présente à Jean Perrin les recherches d'un
certain Louis Bugnard qui engendre de monstrueux protozaires à sacs
folliculaires rhopaliques par induction magnétique /80284 l 52/
5 novembre
Discours du recteur Roussy à la séance de
rentrée de l'Université de Paris : "Il nous faut des
séminaires de travail avec des laboratoires et des
bibliothèques assez amples pourrépondre à l'appel
de toutes les curiosités intellectuelles. Et notre ami Jean
Perrin l'a compris dont l'effort de persuasion vient d'aboutir à
la création d'un vaste organisme de recherche scientifique (le
CNRS). Ainsi ne verrons nous plus comme au siècle dernier un
Claude Bernard agé de trente ans et qu'ont déjà
rendu notoire de retentissantes découvertes, s'arrêter
décourgagé par la situation faite aux hommes de science
et se demander s'il n'abandonnera pas la recherche
désintéressée pour la pratqiue médicale".
10 novembre
Note Delbos, L'institut de biologie du CNRS (créé le
21 mai 1937) comprend trois sections : l'Institut du travail
rattaché au CNAM (1936), l'Institut de la nutrition et
l'Institut de Biométrie humaine de Henri Laugier. Les
collaborateurs techniques sont : Mlle Charretier, M. Grandjian, Mme
Meired-Devals, M. Krauss, Mme Lipschitz (bio hum), Mlles André,
Chevalier, Hueber, Pesnel et Surget (nutr.) Enquetes sur l'alimentation
: Mlle Blanchard, Mlle Caillot, M Dusseaux, Mlle Flammarion, M Gero,
Mlle Gramond, Mlle Huguet, M Le Gallic, Mlle Leguiller, Marc, Mme
Pelleau, mlle Perraud, Mlle Rey, Mlle Sosson.
1939
Haut comité de coordination de la recherche scientifique et technique.
Rapport général (80 284 liasse 30) Rapports annexes par
la Commission de l'hygiène, travail humain, alimentation et
culture (n°13, 14 et 16) Laugier rapporteur. Les recherches en
biométrie, profils biologiques. Aviateurs. Etude des populations
de l'Empire. n° 15 Plan de recherches scientifiques
appliquées à l'agriculture et à l'horticulture
(Chouard)
Inventaire des laboratoires pharmaceutiques
réalisé dans le cadre d'une éventuelle
mobilisation (80 284 liasse 21)
- Laboratoire de biochimie médicale, 19 rue Van Loo Paris
16/ arsénobenzols collutoires/ dir Pierre Jacquemin Fred
Lehnhoff, Cherles Desgrez, dr en pharmacie/ 11 personnes/ 1 frigidaire
1 cenrifugeuse, 1 microscope
- Laboratoire du dr A. Grimberg, analyses médicales, 4 chercheurs
- Laboratoire d'ananlyse des substances alimentaires dr Gaston
Sellier (propriétaire des murs), travaille seul, Paris (14)
-Laboratoire biologique André Pâris/
préparation de solutions hypodermiques en ampoules/ 2
chercheurs, Paris (15)
- Laboratoire du bactériophage/ Théodore Mazure pharmacien/ 3 chercheurs yougoslaves
- Laboratoire homéopathiques modernes/ René
Baudry/ Levallois / étant donné la spécialisation
de nos labos ceux ci sont peut aptes à servir à des
fabrications de guerre.
- Laboratoire de biologie appliquée Carrion / Louis Cuny/ analyse méd./ Paris
- Laboratoire d'analyses médicales Cazes/ Saint Georges Chaumet
- Spécialités pharmaceutiques Cordial/ André Guilhard/ Paris
- Laboratoires Dausse, pharmacie galénique
- Laboratoires Louis Deglande
- Produits de stomatologie et dentifrices scientifiques/ Serge Kostritsky
- Laboratoire E Ferré, J. Leroy, fabrication de comprimés effervescents
- Laboratoires Fournier Frères, dr Joseph Albert
Fournier, dr en médecine, lic es sciences, né 1870/
préparation de produits pharmaceutiques/ A Fournier ancien
préparateur en Sorbonne, s'occupe à l'heure actuelle de
gaz de combat/ 10 collab.
- Laboratoires Licardy Neuilly, conditionnement de produits pharmaceutiques, dir Jacques George, ils sont deux.
- Produits pharmaceutiques Lumière et clinique
Lumière Lyon, labo phamraco construit en 1900 à Lyon, 19
chercheurs, une dizaine de coll techn., 20 ouvriers, recherche de
nouveaux produits pharmaceutiques et toutes analyses requises par la
clinique
- Laboratoire de médecine légale de la
faculté de médecine de Paris, dir pr. Balthazard, fac de
méd, pl. Mazas. 3 cherc. 2 coll.
- Laboratoire Mativell, dir Marcel Billat, 75015, glucides et alcaloïdes, un cherc.
- Laboratoire de l'usine Grimault, contrôle des spécialités pharmaceutiques, un cherc. Ed. Reynoult
- Laboratoire de l'usine des produits pharmaceutiques Robin,
Antony, controle des matières premières, dr. Bourquert.
- Laboratoire de recherche de l'hopital Saint Michel/ dr
Hubens-Dubal préparation des protéines extraites des
cancers, laboratoire de Mlle Lebert, examen clinique, 75015
- Laboratoires Sauba, fabrication de 500
spécialités pharmaceutiques dont la variété
constitue un véritable arsenal thérapeutique, 3 cherc.
Montreuil
- Laboratoires Crinex Paris, chimie et physiologie/ 500 rats
- Laboratoire La Vasicine, dir Cesar Derbecq, 75009 la Vasicine
est un produit pour la circulation du sang, atelier de conditionnement
- Laboratoires Midy, Marcel et Robert Midy, traitement des rhumatismes, Paris
- Laboratoires Astier, dr. Pierre Astier, Paris (16), fabrication et vente de produits pharmaceutiques
- Laboratoires Pierre Aubry ampoules pharmaceutiques, Paris (16)
- Laboratoire Rasetti (dr. en pharmacie), atomisation évaporation dans le vide
- S.A. pansements brevetés Corbière, dir Gaston
Auger, pharm., préparation d'ampoules hypodermiques. Paris (17)
- Laboratoires du dr. Coirre, Paris, fabrication de produits pharmaceutiques, deux laborantines juives.
- Laboratoire de la liposeptine, Lille, fabrication de sirops et d'elexirs, Jean Lemoine pharmacien.
- Laboratoire Eugène Isuard, pharm., Paris, essais sommaires des produits pharmaceutiques
- Etablissements Roques, laboratoire de chimie minérale
- Laboratoire d'analyses biologiques du dr. Vagram, Paris, dir.
Echilinguirian dit Wagram, bactériologie, autovaccins,
bactériophages, diagnostic biologique de la grossesse
- Laboratoire de recherches biologiques de préparation de
sérums et vaccins à usage vétérinaire,
Cuvillier, Gisors, Eure
- Labo Cooper, Paris, Coopération pharmaceutique française, analyses médicales, Georges Francke.
- Laboratoire biologique Jean Lepeut, Paris, fermé pour cause de maladie
- L'armanite, Paris, fabrication de permenganate d'argent pour la pharmacie, Victor Chauvette
- Laboratoire d'analyses médicales Oliviéro et Dumartras, paris, analyse méd.
- Laboratoire du dr. Payot, Paris, produits de beauté
- Laboratoire du dr. Mialhe, fabrication de digitaline
-Laboratoires de la SARL J. Bengue et fils, Paris, fabrication de spécialités pharmaceutiques, Alexandre Lesparre.
- Insitut de sérothérapie
hémopoiétique à Romainville, mise en ampoule de
sérums, laboratoire de bactériologie, cheveaux lapins,
douze autoclaves, fabrication de sérums, de vaccins, Gaston
Gallo, dor vétérinaire
- Laboratoires Georges Tixier, dr. en pharmacie, à
Pantin, opothérapie, biologie, chimie biologique, centrifugeuse,
pas de bête, Théodore Spengler du Polytechnikum de
Zûrich
- Laboratoires de la parfumerie Bourgeois à Pantin, 2 cherc.
- Laboratoire F. Hoffmann-La Roche et Cie à Fontenay
s/Bois, synthèse de petites quantités de produits
organiques, analyses, essais biochimiques. dir le suisse Jean Jeannerat
- Laboratoire l'organotchnic, Joseph Badreau, dr en pharmacie, Aubervilliers, produits physiologiques
- Etablissements Nyco, Aubervilliers, synthèse organique d'excipients pharmaceutiques, dir Lafage
- Laboratoire de la compagnie générale de
radiologie (tubes à vide, lampes triodes, pompes à vide)
usine d'Asnière, directeur F Gauttier du Parc, Marcel Matricon
ing. ESE
- Parfumerie Jean Patou, St Ouen, dir Yvonne Baby
- Laboratoires Péloille (pharmacien), Champigny s Marne, fabrication de sparadraps et bandes adhésives
- Laboratoires Charles Roux, dr en pharmacie, Malakoff, fabrication de spécialités pharmaceutiques
- Laboratoires Elizabath Arden, toute la recherche se fait à New York
- Parfumerie SA Coty, dir Raymond Goéry, analyse des matières premières entrant dans la parfumerie
- Parfumerie Croll, Suresne
- Laboratoires Substantia à Suresne, fabrication de produits pharmaceutiques, mr. Scheidel-Buchet
- Lancome SA, Courbevoie, travaux d'émulsions
- Etablissements Léopold Baserom, parfumerie, Bois Colombe, un ing. diplomé de l'U. de Riga
- Laboratoire de chimiothérapie et de syphillis
expérimentale de l'I. Alfred Fournier, Paris, 200 lapins, 2000
souris, labos très outillé, installation complète
de filtration bactériologique, dir lab Constantin Levaditi.
12 juillet
CNRSA, Comité spécialisé pour l'étude des problèmes
de l'alimentation
(Mayer, Mouriquand, C. Richet, Schaeffer, Terroine,
Chevallier, mme Randoin. Longchambon confie la présidence à André Mayer)
Enquête sur l'alimentation a montré que les besoins de
la population métropolitaine sont à peu près
couverts par la production. Pour certains aliments indispensables et en
particulier pour les vitamines, la marge de sécurité est
très étroite. Au cas où une partie du territoire
viendrait à être envahie ou bien si la main d'œuvre
agricole était trop réduite la production deviendrait
inférieure aux besoins. Production de lait, il semble que les laits
écrémés soit trop pauvres en vitamines Mayer demande à Mouriquand de
bien vouloir remettre un rapport
sur la valeur diététique des différents
procédés de conservation du lait, spécialement en
pédiatrie. Vitamines Levures alimentaires. Vitamine A et huiles de
foies de poissons, Mayer propose de charger AC d'un rapport sur le
stockage et la conservation, Cheftel et
Machebeuf chargés d'un rapport sur la collecte des foies de
poisson. Fabrication artificielle de vitamines, Aubel fait remarquer
que la
pluspart des procédés actuels sont brevetés par
les Allemands. Restriction alimentaires en temps de guerre, Question
posée par
Charles Richet. Mayer fait remarquer que cette question est
particulièrement importante pour les adolescents. Richet
chargé d'un rapport. Soja dans l'alimentation humaine, rapport
Demolon.Conservation de vitamines dans les légumes secs, Mayer demande
un rapport.
11 septembre
Note Terroine au président de la commission de chimie du
CSRS. "On me prive de René Wurmser, mon spécialiste de la
spectrographie. Puis je utiliser les moyens du laboratoire de Claude
Fromageot à la factulté des sciences de Lyon?"
1940
15 mars
Note Ghilardi l'Institut biologique du froid (Meudon Bellevue)
s'occupe de physiologie humaine, de cryothérapie, de l'action du
froid sur l'homme (aviateurs), de la microbiologie du froid. Il
comporte quatre sections où viendraient travailler chimistes et
médecins. Projet de construction d'un caisson 4,5/2,5,
-75°c, 7 cm mercure. (réunion 13 février 1940)
(80284, l-52)
Comité spécialisé pour l'étude des problèmes scientifiques de la cicatrisation
28 mars
E Fourneau, laboratoire de chimie thérapeutique de l'IP,
signale un rapport du pr. Chevallier du Museum sur les Gommes-Resines.
"Je ne sais s'il y une bonne technique pour l'étude sur les
animaux, mr. Carrel s'est occupé de la question, sa
méthode parait un peu barbare, mais elle pourrait être
modifiée..../ Enfin l'antisepsie est essentielle.."
6 avril, première réunion du comité
(Abeloos, Aubel, Binet, dr. Chevallier (pr. Marseille), Chouard,
Courrier, Ephrussi, Faure-Frémiet, Fourneau, Giroud, Jolly,
Lambret, Leroux, R. Levy, Millot, Marquis, May, Maher, dr Jacques Mawas
(EPHE), Moricard, Policard, Randoin, rey, Ing. de Rudder, Roche,
Vlès, Verne, Wurmser).
Communication de Fauré Frémiet et May, action
chimiothérapique dans la cicatrisation : Wurmser. M. Lacassagne
reste à la disposition du comité, mais ses occupations ne
lui permettent pas d'en faire partie. pdt. élu, M. Jolly.
Wurmser, rapport sur le potentiel d'oxydo réduction et la
cicatrisation des plaies. Mayer : le rapport phosphore calcium est
très mauvais dans la ration (alimentaire) française, des
laboratoires de culture des tissus sont à équiper
à nouveau. Rapport Fauré Frémiet :
mécanismes histogéniques de la cicatrisation (11 mai
1940) mécanisme cellulaire (cellules mobiles
véhiculées par tissus conjonctif et constitution d'une
charpente cellulaire), multiplication et division
(différenciation) cellulaires, travaux de Rapkine;
cristallisation fibrilaire du collagène. Concl : mesure de
rapidités de cicatrisation. Rapport sur le rôle des
vitamines dans les processus de cicatrisation, role des vitamines B et
A (huile de foie de morue). Rapport sur le rôle des vitamines
dans le processus de cicatrisation A. Giroud. Action des agents
chimiques sur la cicatrisation des plaies, E Aubel. Rapport sur le
rôle des agents oxydants et reducteurs sur la cicatrisation, R.
Wurmser. L'importance du glutathion évoqué par Rapkine.
Mais il n'est pas possible de se faire actuellement une idée
précise sur la question. Action des agents physiques sur la
cicatrisation des plaies, rapport Vlès (25 4 40), les notions
que nous possédons à l'heure actuelle relatives à
l'action des agents physiques sur la cicatrisation des plaie sont
sensiblement toutes d'origine clinique. Pour une physique de la plaie.
Héliothérapie de guerre. Utilisation des rayons UV v/ IR.
Sur le rôle des hormones dans la cicatrisation, Courrier,
influence de la thyroîde sur la croissance et la
regénération osseuse. Role de l'insuline (Ambard) dans la
nutrition locale. On sait l'action des extraits embryonnaires ou
tréphones de Carrel dans les cultures in vitro.
Rapport sur la cicatrisation nerveuse Raoul May (6 4 40).
Rapport sur la physiologie des réparations osseuses, Jean Roche.
Rapport sur la cicatrisation des plaies de l'œil. Proposition de
programme d'expérimentation des vitamines (B1) sur la
cicatrisation.
12 avril : programme R. Courrier : étude de
l'action des hormones dans la regénération des tissus
détruits (prolifération cellulaire) en collaboration avec
Boris Ephrussi. Ce travail serait effectué dans mon labo du
Collège de France
19 avril : Gautheret : proposition de programme d'expérimentation des vitamines sur la cicatrisation
24 avril : F. Vlès demande travailler sur cicatrisation (il est attaché à poudrerie du Bouchet)
26 avril : Longchambon demande mutation de Moricard au Val de Grace
Note 'Brit. med.' en 1925 A. Carrel a montré que l'extrait embryonnaire accélère la cicatrisation
Comité spécialisé pour l'étude des problèmes de la transfusion sanquine
16 mars, première réunion officieuse
(Roussy, Jammes, Jolly, Leblond (coll de F) Gosset, Tzanck (97 bd
Malesherbes, Paris 17) girard, Wurmser, Fauré Frémiet,
Mayer).
Roussy : il n'y a pas en ce moment de problème important
en matière de transfusion sanguine. La première question
à envisager consiste à reconnaitre quel est le type
d'hémorragie dont a souffert le patient, afin d'avoir si
poissible un test qui permette de savoir s'il suffit de lui ingecter du
sérum physiologique ou s'il faut lui injecter du sang, et quelle
quantité. La seconde question concerne les tests qui permettent
de juger de la valeur d'un sang conservé. Enfin on discute des
procédés de conservation. C'est le problème de la contradiction entre les tests
cliniques et les examens microscopiques... Nous savons à quel point
les veines tantôt tolèrent n'importe quoi et tantôt
font les accidents les plus graves pour les choses les plus
anodines.../ Est ce que nous sommes surs qu'en injectant du sang
conservé nous pratiquons une greffe véritable? Injection
à une femme de groupe O génotype M du sang O, mais
génotype L est restée pendant trente jours de type MN
pour redevenir M.
Jammes : le problème la conservation, les ampoules
n'eccède pas 12 jours de durée pratique, peut on doubler
ce temps? (proposition Wurmser, dr. Briault, de modifier le pH du sang)
Tzanck : oui mais cette méthode doit être
validée par des tests. Le procédé actuel de
conservation du sang est le citrate de soude.
Girard : c'est probablement le plus mauvais. Il faut utiliser
l'héparine, ce que l'on ne fait pas en France. J'ai fait des
tests de préparation industrielle, moins chers que les
Américains. L'héparine, c'est le procédé de
la nature.
Wurmser : utilisation acide citrique et soude. Expérimentations sur les animaux.
Gosset : problème du temps de transport (quatre jours de
province à Paris). On a employé du sang vieux, mais si on
le fait systèmatiquement on aura des malheurs.
Tzanck : problème de la double coagulation (la seconde au bout de 48 h, rejettant les globules rouges)
Gosset : les Anglais prennent 500 gr. ils sont plus
généreux que les français (250gr). Espoir : les
sérums sanguins.
Mayer : la transfusion immédiate de donneur à
récepteur est impossible militairement.
Gosset : nos ampoules ne font que 250 gr. Mais si vous voulez
vraiment remonter un homme il faut 1 kg.(de même pour la femme en
couche).
Mayer : à 1 kg on donne effectivement au transfusé une capacité respiratoire réelle.
Gosset : toutes les transfusions militaires devront être d'au moins un litre.
Mayer : il y a aussi l'effet d'une petite transfusion pour
réveiller un homme à plat . A
t'on des indications sur l'utilisation par les Anglais de sangs ou de
sérums séchés?
Tzanck : En réalité, il y a trois raisons de
transfuser : hémorragie rapide et arrêt de la circulation
sanguine, l'injection d'une petite quantité de sang et d'une
grande quantité de liquide (sérum polycitraté de
Normet) remet la circulation en route. Mais le sérum n'a pas
d'effet physiologique.
Wurmser : une hémorragie sévère n'épuise pas pas la réserve de globules rouges chez l'homme
Tzanck : question qualité, il faut refuser les sangs
hémolysés (examen microscopique), mais avec des petites
quantités (10 cc) on n'a jamais d'accident. On peut injecter de
l'eau distillée jusqu'à 50 cc mais en allant lentement.
Il faut aussi rejeter les sangs avec des globules
crénelés... Nous sommes actuellement dans une situation
terrible, si nous utilisions les techniques indiquées, sur 200
ampoules, nous en trouverions 190 d'inutilisables.
Girard : la crénelure est due à la vitesse de déplacement des globules dans un champ électrique.
Jolly : la forme normale du globule est discoïde...
Mayer : Tzanck a l'air de dire qu'il faut transfuser du sang sans hémoglobine
Tzanck : pas à moins de 5% en tout cas. Le sang est bon
tant qu'il y a des empilements de cellules discoïdes. D'autre part
je vous présenterai une méthode de conservation sous
oxygène (possibilité d'injection sous 20 jours). Nous
avons à l'heure actuelle plus de 1000 transfusions
pratiquées à Paris.
Roussy : une question à Mayer, considérez vous
comme important la conservation des globules blancs et des plaquettes?
Tzanck : les avis sont discordants sur la conservation des
plaquettes. Quant au globules blancs on les voit diminuer, mais peut
être est ce parceque les globules rouges se chargent de
l'hémoglobine.
Jolly : j'ai fait des expériences sur des cobayes sur la
pycnose, la disparition des polynucléaires par dessication
Tzanck : je commence à ne pas avoir de réaction
par demi cc d'hématie dilué dans le double d'eau
distillée
Girard : En matière de conservation je ferai toujours
passer les polysulfonés après l'héparine (mais son
cout de fabrication est élevé, 350/400 F les 100 grammes).
Wurmser : doit se rancarder sur les procédés
d'anticoagulation physique. Nous avons travaillé sur des sangs
chargés d'antiseptique.
Tzanck : demande d'inclure Hamburger dans la commission.
Chouard propose Chevallier et Genevois
Mayer : si la question des vitamines devient intéressante, on les mettra.
Wurmser : question matériel, si nous voulons faire du travail scientifique, il faut des animaux de laboratoires.
Gosset : le service de santé des armées vient
prendre le sang à Saint Antoine. Puis il y a une série de
centres régionnaux : Marseille, Lyon, Caen. mais nous n'avons
pas assez de donneurs (les Anglais en ont 80000); le budget du Centre
Saint Antoine de Paris (Finances) est de 13 MF (décision Paul
Reynaud)
Si on arrive à conserver le sang 20 jours on triple notre
stock. Le sang conservé n'a pas bonne presse dans les
armées, on aime mieux la transfusion sur le tas.... Mais les
jours de grande attaque, le sang frais n'existera pas...
Rapport sur la teneur en vitamine A du sang des donneurs de
centre de transfusion de Paris (A. Chevallier, M. Sureau). 23% des
sujets sont carencés. L'injection de Vit. A parmet dans 73% des
cas un relèvement des taux. Concl : on doit surveiller
l'alimentation des donneurs. Quant au tranfusé cette voie
d'administration absolument physiologique peut être
utilisée pour apporter au malade les vitamines, les hormones et
certains agents dont il peut avoir besoin.
3 avril
Rapport Pierre Girard sur les moyens chimiques de conserver la
fluidité du sang, plaidoyer pour la fabrication
d'héparine. Traitement des hémorragies, test permettant
de reconnaitre la quantité de sang à injecter, rapport A.
Tzanck." Lors d'une perte sanguine, les symptomes observés
traduisent les troubles d'automatises régulateurs (collapsus,
choc) bien plus que l'hémorragie elle-même. La
perturbation de ces automatismes peut entrainer la mort avant
même que l'anémie ne soit incompatible avec la vie. A
condition que l'hémostase soit assurée, tout liquide de
remplacement peut être aussi efficace que la transfusion
sanguine...et c'est cette efficacité qui fit attribuer à
des substances diverses des propriétés
mystérieuses"
Rapport de René Wurmser, le problème de la
stabilisation du sang. Dans le laboratoire de Pierre Girard,
préparation d'anticoagulants polysulfonés du type de
l'héparine. "C'est la seule solution à retenir
actuellement, mais en attendant améliortion du citrate"
(réalisé dans mon labo avec laboratoire central de
l'Armée du médecin colonel Jame)
6 avril
Première réunion du Comité au CNRS
Test permettant de reconnaitre la quantité nécessaire de sang à injecter (Tzanck)
Tzanck : objection contre l'héparine, rendre incoabulable le sang transfusé.
Girard prend en charge l'apprentissage de la fabrication de l'héparine
Pagnez souligne le danger de l'hémolyse quand on réchauffe trop vite le sang
Tzanck expériences sur animaux, en cas d'ulitilisation
des mêmes génotypes, il est possible d'affirmer la valeur
de greffe vivante;
Jame : tests d'innocuité du sang conservé au Val de Grace
Tzanck : tests de conservation S Antoine
Girard : tests sur l'héparine (avec Tzanck)
26 avril
La transfusion sanguine dans les intoxications par le pr.
Léon Binet, (transfusion sanguine et intoxication alimentaire,
ingestion d'amanite phalloide) Claude Bernard avait raison
(leçon sur les anesthésiques et l'asphyxie), la
transfusion combinée à la saignée amène la
désintoxication de l'animal. Index du taux de l'hémolyse
(travaux menés avec Wurmser) "On suspecte la toxicité
possible de l'hémoglobine libérée, Cannon et
Bayliss ont établi le poids moléculaire de
l'hémoglobine en 1933. Fontes, Thivolle, le Sang 1934 ont
confirmé le role toxique de l'hémoglobine
hétérogène. Delaunay et Gnoinski congrès
international de la transfusion Paris 1937 Le Sang, insistent sur le
role d'une hémolyse partielle pour l'excitation des centres
hématopoiétiques et respiratoires.. Après avoir
pris connaissance des nombreuses communications concernant les
transfusions de sang conservé en Russie au cours de la guerre
d'Espagne, on ne peut que rallier l'opinion du pr Jeanneney qui conclut
à l'utilisation du sang conservé jusqu'au 15ème
jour". Rapport du pr Wangermez (Bordeaux) transmis au CNRS en mars 1940
sur l'étude du sang conservé à la glacière
poursuivie depuis le mois d'octobre 1939. Jeanneney, Carrel
suggère de rechercher la pression sesmotique, le pH et la
capacité respiratoire du sang conservé.
Rapport sur la teneur en vitamine A du sang des donneurs du centre de la transfusion de Paris, A Chevallier et M Sureau.
4 mai : rapport Binet sur la transfusion sanguine dans
les intoxications par le gaz. Note du dr. Briault exposée au
comité spécialisé pour l'étude des
problèmes de la transfusion sanguine. "Au cours d'une mission
dont j'ai été chargé par le laboratoire central de
l'armée, j'ai eu l'occasion de pratiquer en compagnie de mon
confrère Henri Olivier des transfusions de sang de blanc
à nègre". Deuxième rapport de René Wurmser
exposé au Comité spécialisé de la
transfusion. Influence de la température sur la conservation du
sang (la temparature la plus favorable est -0,5° c.)
8 mai : Note Longchambon. Questions à aborder avec
les Brits : Emploi du sang dilué dans la transfusion, emploi de
l'héparine dans la conservation du sang, emploi du plasma humain
dans la transfusion
9 mai : Pierre Girard à CNRS. Les anglais utilsent
ils l'héparine? Les anglais ont ils des informations sur les
effets hématopoiétiques de l'hémolyse du sang?
11 mai : Dir. CNRS à mr. Montel, dir. de la
mission scientifique franco-britannique, désignation des membres
: James, Jeanneney, Binet, Tzanck, Wurmser, Bazy,
Justin-Besançon, Cordier Ajouter : Binet et Bugnard,
départ mission CNRS en G-B le dimanche 2 juin 1940, Bugnard
pourrait prendre des contacts à Londres.
15 juin : La transfusion de sang dilué, pr.
Léon Binet, M.V. Strumza. (séance du 15 juin 1940)
Intérêt de combiner utilisation de sérums
artificiels et transfusion de sang frais en médecine de guerre.
Expérience sur les chiens (par centaines)
Comité spécialisé pour l'étude des problèmes physiologiques du choc
17 avril, première réunion ( pr Gosset fac
sc de Paris (président du comité), Pierre Duval, med cel
Bazy, med cel Jeanneney, pr Levœuf, méd lt Jean Gosset,
Ameline chirurgie hop Paris, André Mayer, med cdt L Binet,
Justin Besançon, Delarue, Roussy, méd cne Cordier
(véto), Leblond du laboratoire de synthèse atomique).
Jeanneney : les voies qui conduisent au choc. Justin
Besançon : préparation d'une fiche d'interrogation sur
les observations faites ou à faire sur le choc. La
pathogénie du choc. Cordier : la thérapeutique du choc
Justin Besançon expose les difficultés qui
résultent du fait que depuis la dernière guerre, les
clinciens et les physiologistes ont manqué de liaison.
8 mai : Les bases thérapeutiques du choc par M D
Cordier. Physio pathologie du choc : l'atonie, l'anoxie tissulaire,
traitement préventif local : hémostase, amputation,
réchauffement, traitement de la douleur , prudence avec la
morphine (anoxie), moyens mécaniques (respiration artificielle),
moyens médicaux (pas d'adrénaline, un vasoconstricteur,
mais un toni cardiaque (pitressine, strychnine ou caféine)
hormone cortico-surrénale (cortine),
oxygénothérapie et carbothérapie, histaminase et
antihistaminase, restauratin du volume sanguin (sérum lyophile).
Pathogénie des états de choc traumatique par L.
Jutin-Besançon. Pendant la guerre précédente, le
Medical Research Committee tirèrent les leçons de la
chirurgie de guerre, le livre de W.B. Cannon (1923) expose ces faits.
Un choc n'est pas une syncope, mais un épuisement endocrinien
des surrénales. Cannon donne comme première raison du
collapsus la chute de la pression sanguine (Tzanck).
Nécessité d'augmenter la perméabilité de la
paroi capillaire. La résoption des produits de l'attrition
musculaire, des brulures cutanées ou des pullulations
microbiennes est accusée par les cliniciens et les biologistes
de conduire à l'état de choc (la levée du garrot
facteur toxique). En fait tout ceci devrait être controlé.
La pathogénie des états de choc est complexe et les
facteurs traumatiques multiples. Plusieurs sont insuffisement connus,
il existe des documents physiologiques qui s'adaptent mal à la
réalité clinique, ou des impressions cliniques
dépourvues de l'appui expérimental. Il convient donc de
reprendre le travail de laboratoire en liaison étroite avec la
chirurgie de guerre, comme l'a fait en 1917-1918 le comité anglo
américain présidé par Starling pour tirer des
directives thérapeutiques.
Rapport de G. Jeanneney, Les voies qui conduisent au choc. Ecole
française de la guerre de 14, Quénu et Duval ont
établi que le choc était un sydrome depressif avec
toxénie. Oui à la thèse de l'intoxication par
autolyse des tissus broyés, ces remarques montrent l'importance
du système nerveux dans le choc et apportent confirmation d'une
vision quasi prophétique de Claude Bernard sur la manipulation
des organes nerveux (endocrinologie).
L'oxygénothérapie au cours du choc L. Binet, J.
Gosset. Le traitement de l'état de choc par les sérums
artificiels, A Gosset, L Binet.
14 mai : Laugier assiste à la séance ainsi
que MM Bugnard, Chouard et Roy. La fiche Jeanneney Justin
Besançon est trop complexe pour pouvoir etre utilisée aux
armées (Etats de choc, fiche clinique et thérapeutique,
La presse médicale, n°36 17 avril 40). Difficulté de
prévoir des "centres de choqués" dans la guerre de
mouvement. Le blocage anesthésique des nerfs dans la
thérapeutique du choc, orientation de recherches, P. Wertheimer.
Les centres vasomoteurs ne répondent plus aux sollicitations
périphériques (Cushing). La paralysie vasomotrice est
elle un phénomène d'ordre physiologique? Quel est le
rôle des mécanismes endocriniens? Les excitations
douloureuses sont elles la seule origine des chocs? Le choc lié
à la levée du garrot (et cocaïnisation).
Session du CSRS de mai 1940.
Demande des sections (publications). Maths : 97 000,
mécanique : 210 000, physique : 300 000, chimie : 210 000,
biologie : 270 000, médecine : 120 000, sc nat : 450 000, hist
géo : 630 000, philologie : 370 000, philosophie : 130 000,
sciences sociales : 120 000 (total 3 000 000)
23 juillet
Fabrication de vitamine A à partir de foie de thon, A.
Chevallier demande facilité Commission armistice pour
pêche au thon et acheminement des organes à usine Byla de
Gentilly (procédé Chevallier) (AN F60 609)
Michel Macheboeuf rapport à Charles Jacob. « Des
les lendemains de la défaite, il m'est apparu que l'emploi
d'ersatz alimentaires serait à envisager pour l'alimentation des
populations. Il conviendrait de ne pas chercher des
succédanés synthétiques, mais au contraire le
moyen de faire consommer par l'homme des produits habituellement
dédaignés et que nous possédons en France».
Propose l'utilisation des tourteaux d'arachides pour des
crèmes-sandwich sans viande ou d'huile et de sucre
fabriqués à partir des pépins de raisin.
Réalise des produits charcutiers grâce à la
récupération du sang dans les abattoirs, il
déplore que la firme Olida de Lyon ne puisse en assurer la
commercialisation, faute de fer blanc pour fabriquer les boites.
(80284-36).
Décembre
Rapport à M le Ministre de l'Instruction publique sur
le CNRS par Charles Jacob de l'Ac. des Sc. prof. à la Fac des
Sciences de Paris
L'Institut de biométrie humaine trouve son origine dans
laboratoire de Viroflay de la Cie des Chemins de fer de l'Etat. En 1936
H. Laugier songe à étendre et à rendre plus
scientifiques les méthodes (de tests psychométriques).
Ontient crédits de la CNRS. Institution se régularise par
un arrété du 5 octobre 1937, Laugier directeur, Mme
Weinberg, secrétaire gale. Cet institut reste à Viroflay
jusqu'en mai 1940 ou il est transféré à l'INOP rue
Gay Lussac, dirigé par M Piéron. Objet mesures et
statistiques sur l'homme. Ont collaboré MM G. Darmois et
Delaporte. On pense arriver ainsi à définir
scientifiquement des groupes humains, en vue des applications,
sociologie, orientation professionnelle, voire la médecine
(préventive), mais aussi la recherche théorique :
connaissance des races et classification à adopter pour
l'humanité. En 1940, dir Mlle Weinberg + 5 aides techniques.
Crédits 540 000 F de 1936 à 39, pour 1940 : personnel :
129 000 , matos : 125 000 F.
L'Institut de la nutrition et les enquetes sur
l'alimentation.L'idée en revient à André Mayer qui
voulait non un établissement nouveau mais un regroupement des
efforts. Il existait auparavent, une société
d'hygiène alimentaire (16 r de l'Estrapade à Paris), un
laboratoire d'énergétique (Gasnier, assistant au Coll de
Fce.), la seule installation calorimétrique de France pour
l'étude de l'homme. C'est autour de ce dernier que s'est
greffé l'I de la nutrition créé par la CNRS le 15
juin 1937. Budget annuel : 130 000 F Puis le CNRSA a installe le
Comité spécialisé de l'Alimentation
présidé par A Mayer. Celui ci a travaillé, quoique
de façon un peu désordonnée, sur les vitamines et
les aliments de remplacement (Macheboeuf, Chevalier, Genevois, Chouard,
Jacquot). J'ai désigné Chevalier et Jacquot pour la
liaison avec Vichy. Les enquetes sur l'alimentation ont pour directeur
théorique, A Mayer, en pratique le travail est effectué
par Mme Randoin dont on connait les beaux travaux sur les vitamines.
Conférence SDN de 1935, sur l'alimentation populaire
à l'instar de ce qui avait été fait dans les
états totalitaires, All, Italie, Japon, URSS. En France
l'enquête a démaré avec des crédits pris sur
le fond de chomage. Trois enquêtes : production et importations
de matières alimentaires (enq. publiée en 1937, L.
Randoin)/ ensuite enquete sur l'alimentation dans les diverses
collectivités (terminée)/ alimentation dans les familles
(1937/38), enquête à terminer, faut-il le faire? Valeur
scientifique est contestée par certains spécialistes dit
Jacob. Une vingtaine de personnes rue de l'Estrapade. Cout 1,5 million
de F.
L. Randoin dirige le Laboratoire de physiologie de la nutrition
rattaché à la 3ème section des Hautes Etudes; il
s'agit d'un labo de recherche pour les questions d'alimentation. C'est
aussi un labo de contrôle biologique des vitamines,
expériences sur animaux, financement par industrie
pharmaceutique. Souhait d'une coordination interministérielle.
1941
15 novembre
Inventaire des labos universitaires 1941-42, enquête diligentée par Charles Jacob (dir. CNRS)
Toulouse, 14 labos soutenus par le CNRS dont celui de Bugnard (médecine)
24 juin
Laboratoire de physiologie de la nutrition, rapport Randoin,
justificaction d'utilisation des subventions, liste de tirés
à part, demande de budget pour 1941, 120 000 F (7 personnes), 60
000 de matos total, 180 000 F. Alimentation collective des familles,
travaux suivis par Secrétariat gal à la jeunesse
(Lamirand), secours à la famille des prisonniers de guerre
(Huntzinger), Secours national. Dosage de la vitamine C dans les
confitures d'écorce d'orange. Etude de la valeur nutritive du
rutabaga. Etude des biscuits à la caséïne. Etude de
la valeur antiscorbutique de juits de fruits, rosa canina, kumquats,...
(80 284 l.49)
1942
février
Composition du Conseil supérieur de la recherche
scientifique, section Médecine et physiologie humaine
médecine (JO du 1 fav. 1942, AN F60 609)
Schaeffer, Georges, fac méd Strasbourg
Roche, Jean, fac méd Marseille
Collin, Rémy, fac méd Nancy
Fiessinger, Noel, fac. méd Paris
Baudouin, Alphonse, fac med Paris (doyen)
Leriche, René, Coll de France
Mouriquand, Georges (Lyon)
Chevallier, André (dir. Institut national d'hygiène)
1943
19 janvier
Note par laquelle C. Jacob évoque le cas où le CNRS
met un labo et des subventions à la disposition d'une personne
ou d'un organisme extérieur en prenant l'exemple de la Fondation
française pour l'étude des problèmes humains du
dr. A. Carrel
1944
8 décembre
Correspondance 'US Information Service' à dir. CNRS à
propos du soutien en papier pour publications : Dopter,
Sacquepée, Baillière edit, "précis de
bactériologie" (9 t.), Calmette, Negre, Boquet "Manuel technique
de microbiologie" Masson (4 t.), Tapernaux "Le Lait" Vigot (2,5 t.).
Bull. Ac. médecine (400 kg), Annales pharmaceutiques (Jeannot)
(300 kg).
13 décembre
Création d'une Commission des produits antibiotiques (Aubel, Heim, Lwoff, Prevot, Reilly, Rivière, Wurmser)
Cpte rendu visite par Terroine du Centre Cabanel et les
résultats obtenus. Le cdt. Broch présente les travaux sur
l'industrialisation de la tyrothricine (le cdt Broch demande à
ce que le centre de production militaire de la pénicilline le
premier en France ne soit pas frustré de ses résultats
par une entreprise privée de Lyon (licenciée de Park et
Davis). Lwoff s'intéresse à la question des milieux de
culture et suggère la diminution de peptone. Applications
cliniques envisagées : chirurgie, ORL, métrites en
gynéco, pleurésies purulentes en pneumo.
Les expériences en clinique humaine sont en cours
à l'hop. Claude Bernard (dr Reilly). Exposé se M. de
Saint Rat sur la subtilisine, évocation des travaux du
pasteurien G. Ramon. Scepticisme de Lwoff. Broch aborde la
problème de la streptomycine (des communications
journalières des travaux américains parviennent en
France) il existe une usine de production aux States (Feldman a
présenté à Oxford huit cas de méningites
tuberculeuses guéries par ce produit). La souche
française de straptomycine au centre Cabanel n'est pas
excellente et pénalise nos travaux dit Broch. Heim doit
contacter un mycologiste pour s'occuper de sélection. Broch
demande à Reilly de lui fournir une souche étalon de
streptomycine US
19 décembre
Frédéric Joliot-Curie (nouveau dir. du CNRS) est
favorable au rattachement de la Fondation Carrel au CNRS. Elle a
cherché les moyens d'utiliser les déchets de poisson
à des fins alimentaires . CNRS, PV du Conseil d'administration, 19 décembre 1944.
Décembre
Note d'André Lwoff à dir. CNRS. Arguments plaidant
pour la création d'une section ou d'une commission de
microbiologie au Comité national de la recherche scientifique.
"En plus de l'étude des bactéries, des champignons
et des protozoaires, la microbiologie groupe l'étude des virus
longtemps considérés comme des formes infravisibles de
bactéries mais que certains considèrent comme
apparentés aux gènes, facteurs de
l'hérédité mendélienne. Il pourrait sembler
normal de rattacher chacune des branches de la microbiologie à
la discipline correspondante par exemple, botanique, biochimie, etc.,
mais il ne saurait etre question pour des raisons pratiques de
considérer l'étude scientifique des agents des maladies
infectieuses humines comme une branche de la médecine, pas plus
que de classer dans la technologie les recherches sur la foramtion
lactique ou de rattacher à la mycologie les travaux sur la
pénicilline ou encore à l'entomologie les recheches sur
la lutte bactérienne conte les insectes. La microbiologie ne se
développe efficacement que dans les laboratoires ou même
des instituts spécialisés. Ce qui prouve son
identité et sa fécondité, c'est son rayonnement et
le fait que de nombreuses disciplines particulières ont
été groupées par le microbiologiste. Nous citerons
par exemple 1/ l'immunochimie née de l'étude de la
formation des anticorps bactériens par l'organisme animal et qui
vint d'aboutir à la synthèse in vitro des anticorps. 2/
L'étude des virus née des recherches sur les principes
lysogènes et sur les maladies de végétaux qui a
ouvert un chaptire nouveau de la biologie et de la bichimie. La
microbiologie a ainsi conduit par des voies diverses à la
solution des problèmes relatifs à la structure des
protéines (anticorps artificiels) et à conduit à
rejoindre la pathologie infectieurs et la génétique
(virus). Le fait que la microbiologie n'est pas enseignée dans
les fac de sciences, mais dans celles de médecine par des
professeurs qui ne sont pas des spécialistes, a conduit la
microbiolgie française vers une crise très grave. Il faut
créer une section ou une commission de microbiologie
destinée à rassembler les disciplines"
Proposition de nominations : Tréfouël, Jacques (dir.
I. Pasteur), Aubel, Eugène, fac. Sc. Paris, Fromageot, Claude,
fac sc. Lyon, Lemoigne Maurice (chef service fermentation IP), Lwoff
André, I. Pasteur , Magrou Joseph, I. Pasteur, Lisbonne Marcel,
Ac. Médecine, Boivin André, fac sc. Strasbourg, Grabar
Pierre, (I.P.) /80284 l 212/
Les Groupes de recherche opérationnelle suscités
par Louis Rapkine et Pierre Auger deviennent la mission scientifique
française du CNRS à Londres (80/284 L. 57 à 60.
GRO Londres)
1945
Mission Rapkine (Londres).
Francis Perrin, Kastler,
Ephrussi travaillent avec le groupe de RO du Group Captain Drury sur
les effets des bombardements. Mission de recherche
opérationnelle relative à l'évaluation des
résultats des bombardements aériens des chemins de fer
français (Ephrussi)
Memorendum on biological warfare intelligence up to 1 sept. 1944
demandé par André Lwoff. (Les japs et les bombes
bactériologiques).
Mission d'information sur l'effet des gaz toxiques et lacrymogènes sur les diastases A. Lwoff, F. Nitti, L. Rapkine.
Mission d'information sur la production de la
pénicilline. J. et T. Tréfouël, Marguerite Lwoff,
met cdt Broch, I. Marszak (CNRS). Fabrication de pénicilline sous
l'égide de l'Institut Pasteur et du service de santé de
l'Armée. Rapkine à Sir Percival Hartley (Nat. Instit. of Medical Res.) demandes de souches pour Tréfouël (Pasteur)
Mission Pénicilline (rapport Marszak). Centre
d'étude et de fabrication de la pénicilline du min.
Guerre (med. cdt. Broch)
16 janvier
Projet d'un plan général d'activité pour
favoriser, en France, le développement de la recherche
scientifique dans le domaine de la recherche expérimentale
présenté au Comité Directeur de sciences
médicales (Léon Binet, André Boivin (Pdt), Robert
Debré, Justin-Besançon, André Lacassagne, Gustave
Roussy, Camille Soula). /L205/
"Le clinicien auquel s'intéresse le CNRS est celui qui se
montre vraiment imbu de l'esprit scientifique. Dans son observation des
malades, il voit des choses qui n'avaient pas été vues
avant lui.../ Il faut entourer un "chef d'orchestre" de techniciens
spécialisés dans différentes disciplines... Le
CNRS fournit du matos, mais de plus doit pousser à "une
politique active". La recherche extra-clinique : progrès de la
science, utilisation d'isotopes, ultracentrifugation (appareillage
lourd) nécessite effort. Les labos de rec extra clinique doivent
etre indépendants en fait des hopitaux et des facultés.
Projet de créer un Institut de Médecine
expérimentale (ou Institut des Hautes recherches
médicales, cf. Rockefeller). Dont les grands services de recherche
seraient dirigés par des médecins, de
préférence".
7 février
Exposé Wurmser. Reprise des recherches sur la conservation
du sang lancée en 1940, un procédé qui a
été appliqué par le CNTS. Demande de mise en place
d'une unité pilote pour préparation de protéines
natives devenus d'usage courant à l'étranger et
nécessaires à la plupart des recherches modernes en
biologie (fibrogène, thrombine) et pour la chirurgie de guerre
(traitement de choc).
6 mars
Réponse au rapport Boivin par André Lacassagne.
'Comment développer en France la recherche scientifique dans le
domaine de la médecine expérimentale?'. Désaccord
avec Boivin. Médecine clinique, "on ne peut partir de ce qui
n'existe pas. Déclin de la médecine française.
Impossibilité de trouver les "chefs d'orchestre" de Boivin".
Retard adaptation faculté et hopitaux à méd
moderne tournée vers la recherche. (Aux Etats-unis: l'hopital:
un laboratoire avec des lits autour). Mais archaïsme de
l'organisation hospitalière. (cf. ce que dit Lacassagne des
pratiques de la dissection:le prélèvement d'organe n'est
enfin autorisé que lorsque ceux-ci sont rendus inutilisables par
la putréfaction). Tout établissement devrait aussi
fonctionner comme centre d'enseignement et de recherche. Contre le
grand Institut unique à la Boivin (il y a déja Pasteur),
Lacassagne prone des Instituts par secteurs de la recherche.
Raoul Kourilsky : "la situtation actuelle de la recherche en
médecine" note pour l'Association des travailleurs scientifiques
(ATS). Retard organisation rec méd française. Obligation
au jeune médecin en début de carrière (statut du
18 fructidor an VIII) de gagner sa vie en clientèle
privée et de faire un surcroit de service hospitalier
(organisation caritative de la médecine). Les causes
essentielles qui s'opposent au développement de la recherche
hospitalière sont donc avant tout le statu hospitalier des
médecins qui fait de l'activité hospitalière une
activité pratiquement bénévole compensée
par la clientèle privée.../ D'autre part : "l'Assistance
publique s'est jusqu'ici soustraite à toute conception
impliquant une activité" de recherche à
l'intérieur des hopitaux. Craignant les réactions
hostiles des malades et de l'opinion... Elle redoute la recherche...
celle ci se fait en fraude". Pour Kourilsky, le médecin
désireux de faire de la recherche, devra supprimer toute
clientèle extérieure.
14 Avril
Centre de chirurgie reconstructive
Intervention du cabinet du gal de Gaulle pour l'installation
d'un CCR du médecin capitaire John Marquis Converse of the US
Army (Hop Bellan) au CNRS. Converse vient d'un hopital britannique
où il a soigné les petits gars de la RAF et des FNFL. Mis
à disposition du gvrt français à demande de De
Gaulle par gal. Eisenhower. Il a fait des centaines de reconstruction
faciales à Bellan, technique encore peu connue en France. Il
travaille avec le Gal Arène, sous l'égide du Service de
Santé militaire
20 avril
Note Joliot. Il s'agirait d'étendre le centre
déjà existant dirigé par Merle D'Aubigné et
qui dépend de la Défense nationale (Hop Léopold
Bellan). Et de récupérer une clinique du nom de
"Sanatorium de la Malmaison" sise à Rueil et
réquisitionnée par le min. de l'Air qui ne l'utilise pas.
Elle servirait à la chirurgie faciale (Bellan restant pour la
chirurgie osseuse). Merle voudrait appliquer des méthodes de
rééducation moderne pratiquées en G-B. Donc
demande transfert réquisition Air à min Def natle…/
Projet de création d'un centre de chirurgie osseuse et
orthopédique et de rééducation motrice. Retard
français. Beaucoup d'enfants qui jouissent d'une intelligence
suffisante trainent des les hopitaux où ils prennent des
habitudes de paresse... L'Etat français, qui a le souci de
l'enfance, a laissé à l'abandon presque complet les
infirmes de l'appareil moteur…/
Projet de création et d'organisation d'un centre national
de chirurgie reconstructive. Reconstruire les blessés, notamment
les brulés, si fréquents dans cette guerre de machine.
C'est une erreur de vouloir séparer la recherche scientifique de
la pratique clinique, le laboatoire est l'âme de l'hôpital
ouvert aux trois armes et aux FFI
Rapport de la municipalité de Suresne au sujet de la
réquisition de l'Hopital Poincaré-Foch. Avant guerre :
fondation privée, hop. conçu pour classes moyennes. Sa
situation financière était catastrophique et on peut dire
que les réquisitions, d'abord allemandes, puis celle de
l'Assistance publique l'ont sauvé financièrement parlant.
Comporte un service pour tuberculeux (400 lits), un service de
vieillards (400 lits à Garche), un service de phtisiologie,
centre de triage, 150 lits. Article de Jean Marin dans 'Les Nouvelles'
du 11 nov. 1944 met en cause l'inertie de l'AP et les disputes entre
divers services de la Santé publique.... Non à la demande
de réquisition par les armées pour installer la chirurgie
réparatrice. D'aileurs Merle d'Aubigné et d'accord avec
le Conseil municipal de Suresne.
Nominations dans le groupe 'sciences médicales' du Comité national
Baudouin, Alphonse (Paris).
Benard, H.
Besançon Justin
Boivin, André (Strasbourg)
Bugnard, Louis ( Toulouse)
Cachera, L.
Debré, Robert
Lacassagne, André (Coll de F)
Lamy, Maurice (fac med Paris)
Leveuf
Lisbonne, C.
Oberling, Charles, (fac med . Strasbourg)
Policard, Albert (fac méd Lyon)
Roussy, Gustave (Ac sc)
Soula, Camille (CNAM)
(conseillers)
(Chavallier, André)
(Cornil, Lucien)
(Reilly, J.)
24 avril 1945
Lacassagne dépéché par Joliot pour suivre
travaux du Comité du min de la Santé sur la
réforme hopitaux et hospices publics. Projet d'ordonnance:
libéralisation pratique des autopsies. Création de postes
de directeurs de laboratoires d'hopitaux. Le Comité directeur
préconise de développer des labos dans les hostos de
l'AP. Le personnel en serait payé par le CNRS et serai
attaché à une personne, non à un service.
Mai
Mission en Allemagne, Cagniard succède à A. Lwoff.
Services français avec lesquels la mission CNRS en Allemagne est
en rapport. Santé publique, leservice Santé publique de
Baden-Baden, dirigé par le Dr. Ameur pour la section
médecine et par le cel. Brun pour la section de pharmacie est en
rapport avec nous pour échanges de renseignements concernant
soir les savants, soit les recherches, soit les médicaments.
Relations avec des laboratoires allemands : Labo de biochimie de
Tubingen (Butenandt) ou travaille Fouché, fait des recherches
sur les hormones (métamorphose des insectes), le labo de
biologie deTubingen (dr pr. Kuhn) des recherches de
génétique sont faites en liaison avec le
précédent.
Projets de soutien de la part du CNRS : Centre coordination des
questions de nutrition (Terroine), Labo de bio chimie de la nutrition
(Jacquot, Bellevue), Labo de physiologie de la nutrition (Randoin)
1 mai
Comité Directeur. Démarche de Debré et de
Bénard auprès de l'Assistance Publique pour
créations de labos: physio pathologie du muscle aux Enfants
malades, physio pathologie du nourisson à Hérold, chimie
biologique à la maternité de Port Royal, physio
pathologie de la nutrition fac médecine Strasbourg, physio
pathologie du rein et du foie à l'Hotel-Dieu.
14 mai
Ou loger le dr. Converse? Au lycée Marie Curie de Sceaux,
refus de l'Educ. Nationale. C'est le gal De Gaulle qui a choisi
Suresne. Entretien G. Palewski avec médecin gal Arène,
FJC, dr Aujaleu min santé publique et dr. Converse.
Décision d'évacuer les malades de l'AP vers la Normandie.
Converse ramène d'Allemagne un important lot de matériel
prise de guerre, mais Foch est toujours occupé par l'AP qui
refuse de s'en dessaisir.
19 mai
Min Santé publique (Billoux) demande à dir. CNRS d'assurer la subvention du dr. Gounelle (pr agr Val de Grace)
13 juin
Equipement d'un labo pour la recherche sur le plasma sanguin à Bellevue (2 MF)
5 juillet
Mise en place d'un service d'information d'hygiène
coloniale, maintenant que les relations avec l'Empire sont
rétablies.
Eventualité récupération de
l'infrastructure de la Fondation française pour l'étude
des problèmes humains.
Projet de réforme de l'office public d'hygiène
sociale du département de la Seine présenté par le
dr. Robert Monod (Chirurgien chef des sanatoriums) constatation
surprenante alors que l'OPHS devrait être confié à
un hygièniste il l'est à un chirurgien. Que suis je
allé faire dans cette galère? La biologie dans la mesure
où elle intéresse l'organisme humain assure à la
médecine sociale l'unité doctrinale. un laboratoire de
biologie est donc nécessaire à l'office.
6 juillet
Le Comité directeur sollicite le soutien du Min.
Santé pour démarche auprès de la Fondation
Rockefeller.
20 juillet
Lettre de François Billoux (min santé) à Mal.
A. Juin, chef d'Etat Major. D'accord pour évacuer Foch à
condition que le min. de la Santé récupérèe
les hopitaux d'Eaubonne et San Salvador occupés par les
armées US et française. Service de santé de l'US
Army évacue Eaubonne en aout, mais en oct. il sera toujours
innoccupé. Quant à San Salvador, l'AP signifie qu'elle
s'en désintéresse. Elle accepte juste de partager Foch
(grands blessés militaires et tuberculeux).
Juillet -Aout
Rapkine. Deux missions de neurochirurgie (dr Jacques Lebeau, la Pitié).
Missions sollicitées par l'Institut Pasteur (dr Georges
Stéfanopoulo, dr Pierre Lépine, , dr Bernard Sureau)
Deux missions sur les questions de nutrition (Schaeffer, Roche à Marseille)
27 aout
Lacassagne à Joliot-Curie. Le projet du min de la
Santé envisage quatre réformes que j'avais
suggéré au CNRS
- la pratique des autopsies (prélèvement d'organes frais)
- création d'un service central d'archives médicales (CHR)
- facilité aux médecins d'accorder plus de temps au labo
- création d'un poste de directeurs de laboratoires
d'hopitaux. C'est le plus important. Offrirait un
débouché aux médecins, trop peu nombreux en
France, qui désirent se consacrer au laboratoire. Mais il est
regrettable qu'on envisage de nommer à ces postes des
médecins des hopitaux qui n'ont pas la responsabilité
d'un service. Ceux qui ont rédigé le projet ne se sont
pas reconnus que le métier de chef de laboratoire est un
métier difficile.
30 sept
Note du dr. Geneviève Delahaye. On ne saurait
considérer la Sté. d'anesthésie
créée en 1945 que comme une société savante
et pas un organisme de recherche. L'anesthésie est
confiée dans les hopitaux à des auxiliaires non
médecins plus ou moins entrainés ce qui entraine chaque
année un certain nombre de décès imputables
à l'anesthésie. Les membres du centre devraient
obligatoirement être assistants dans un service hospitalier. Ils
seraient la liaison idéale entre la clinique et la laboratoire...
Octobre
Compte rendu de l'activité du CNRS de sept. 1944 à oct. 1945
Commission d'étude sur la nutrition (Terroine) a
commencé son activité en mai 1944. Conservation du lait
(suroxygénation). Pain calcique, fréquence de plus en
plus croissante des ostéopathies et l'existance de
déficits staturaux très marqués chez les enfants,
déficience de calcium (abus de céréales).
Enrichissement du pain en vitamine B1 (matières amylacées)
Recherche scientifique de guerre. Transfusion sanguine : A la
demance du service de santé militaire le CNRS étudie
à la station du froid de Bellevue un nouveau
procédé de fabrication du plasma sec. Mise au point de
frigos portatifs pour le transport de sang sur le front Ouest (poches
de l'Atlantique).
10 novembre
Ouverture du laboratoire de microanalyse organique (rue Vauquelin, dir. E. Kahane)
28 novembre
Création d'un centre national de chirurgie reconstructive
Décembre
Mission d'information sur la dessication du plasma sanguin
(Lablond, Rapkine, Wurmser et Mme Tréfouel). Demandée par
Conseil supérieur de la transfusion sanguine au min de la
Guerre. CNRS met à disposition matériel de l'insitut du
froid de Bellevue (Lainé). Mission auprès du MRC Leblond,
Meyer-May.
Rapport sur l'activité de la mission scientifique française en Grande Bretagne
(fin aout 1944, fin déc. 1945) par Louis Rapkine
"Durant les quatre années de guerre, les Anglais ont
trouvé la structure chimique de la pénicilline et mis sur
pied son utilisation, ils ont développé l'utilisation des
sulfamides et du plasma, ils ont pu établir un système de
ravitaillement qui a fait l'adminration du monde entier, système
non seulement équitable, mais physiologiquement sain. Les
recherchs sur les vitamines, tant au point de vue biologique que
chimique, ont été à la base, en partie du moins,
de leur système de ravitaillement.../ Le CNRS devrait comporter
cinq sous directions : recherche agronomique, recherches
médicales, recherches biologiques, recherches physiques et
chimiques, recherches mathématiques…/ Une remarque finale
concernant la section des recherches médicales :
l'expérience anglaise est basée sur la conception que les
vrais progrès en médecine expérimentale sont dus
aux hommes de science et aux savants de laboratoire. C'est ainsi que
les comités du MRC sont toujours constitués par trois
quarts de scientifiques et un quart de médecins. C'est la
méthode scientifique et non pas la méthode clinique qui
est prédominante. En France, où l'art clinique est si
développé, il serait sans doute bon que la recherche
médicale scientifique ne s'écarte pas trop de la
tradition clinique afin que celle-ci puisse faire profiter la
médecine scientifique des résultats auxquels la clinique
arrive, mais par d'autres moyens". /L80 284 l 183/
Note du Bureau scientifique de Londres. La recherche scientifique et ses applications en Grande-Bretagne (traduc.)
"Le comité du conseil privé pour la rec méd et le Conseil de la recherche médicale (MRC) créé
en 1920 pour remplacer l'ancien comité pour la rec médic.
Le conseil comprend 12 membres nommés par le comité du
conseil privé dont trois sont choisis pour leur valeur
générale plutot que scientifique. Les neuf autres sont
choisis dans les différentes branches de la médecine
curative et préventive et des sciences fondamentales
(nommés sur avis du pdt de la Royal Society). Budget, le MRC est
budgété annuellement au chapitre "estimations civiles
pour la recherche scientifique" Le MRC 1/ entretien certaines
institutions peuplées de personnel contractuel 2/ il fait
travailler des scientifiques dans les hopitaux 3/ octroie des
subventions à des travailleurs indépendants Le principal
établissement du MRC est l'Institut national pour la rec.
médic. qui comprend des laboratoires de physiologie, pharmaco,
biochimie, pathologie, bactério. D'autres établissements
comprennent des labos de rec sur la nutriton, six depts pour la rech
chimique rattachés aux hopitaux Le MRC controle ses propres
chercheurs et désigne son propre secrétaire. Le MRC
utilise la fonction d'experts extérieurs, hygiène
industrielle, maladies professionnelles, il reçoit l'aide d'un
bureau de recherche d'hygiène industrielle". /80 284 l. 2/183/
27 décembre
Commission des antibiotiques
(Aubel, Fernand Besançon,
Bocquel, Boivin, R. Fabre, P.Grassé, R. Heim, Jeanne
Lévy, G. Teissier, E. Terroine, J. Tréfouel, Vavon, R.
Wurmser).
Présentation par R. Courrier à Ac des Sc et dans
le Monde du 27 déc. 1945. Pétition des malades du
sanatorium de Fenaille Aveyron à la suite d'une conf du pr.
Charles Hollande, inventeur de la Clitobicine (?) les informant que la
bacille de Koch était virtuellement vaincu.
1946
4 janvier
Création du Centre d'études scientifiques de l'homme
de C. Soula prend la suite de l’Institut national
d’orientation professionnelle (INOP).
5 janvier
Rapport concernant visite et décision du min. de la
Population (René Prigent MRP) lors de sa visite à la
Fondation Foch (H. Gounelle de Constans). L'AP s'est installée
à Foch quand les Allemands ont réquisitionné
Garches, elle a évacué les restes de la fondation sauf
les pr. Kourilsky et Rouques. Kourilsky dirige le centre de tri des
tuberculeux. Proposition de le réinstaller à l'hop.
Piccini à Paris près de l'Etoile Le pdt. De la fondation
(dr Justin Godard) semble d'accord pour héberger le CNRS. Lettre
de Terroine à Teissier. L'idée du dr. Cavaillon est que
la fondation Foch pourrait revenir au CNRS pour y installer un centre
de recherches thérapeutiques. Rapport du dr. Converse à
min. Population (14 1) sur le projet de centre chirurgical et d'un
institut de rec biologique (CNRS). Coopération chercheurs
cliniciens, centre de rééducation et de
réhabilitation, ecole d'infirmières.
20 janvier
Commission des antibiotiques
Note Boivin à Teissier. La streptomycine
découverte récemment en Amérique par Schatz, Bugie
et Waksman. Action in vitro et in vivo contre le bacille de Koch.
Permet sinon de stériliser l'organisme du moins de faire
régresser la tuberculose chez le cobaye. A essayer
éventuellement chez l'homme. La clitocybine, ne semble avoir
d'effets qu'in vitro. A la suite de la campagne lancée par le
journal 'Midi Libre', il convient de signaler les inconvénient
qui résultent de la propagation dans le public de l'idée
que la découverte de clitocybine apporte dès maintenant
une soulution au problème de la guérison de la
tuberculose (28 1).
1 février
Commission des antibiotiques
Question de la clitocybine, Fernand Besançon confirme
qu'il n'y a aucune application clinique possible actuellement, Heim
insiste sur l'intérêt mycologique de la sporule et propose
d' aider le laboratoire Hollande.
15 février
Télégramme Juin à mission militaire à
Washington. La Fondation Rockefeller discutera en avril les
propositions de Rapkine pour l'octroi de crédits à la
recherche française.
23 mars
Le CNRS décide de ne pas soutenir 'psycho', revue de psychanalyse
12 avril
Dr Cavaillon Secrétaire gal de la Santé, Min de la
santé publique et de la population à dir. CNRS. Accord
pour un service national (recherche fondamentale) piloté par le
CNRS. Oui à projet de taxe de 10% sur les médicaments
pour financer recherche en laboratoires (mais blocage immédiat
cause pol. controle des prix du Gvrt.). Note pour le min santé
publique sur la constitution d'un corps de chercheurs médicaux
et de collaborateurs techniques. Au cours de l'année 1946 des
conversations ont eu lieu entre le directeur du CNRS un
représentant des finances (Mr de Grièges), le dir gal de
la Santé et le dir de l'Institut National d'Hygiène. Il a
été décidé que toute l'organisation et le
financement de la recherche scientifique médicale seraient
transférés à l'INH. Le Comité directeur de
médecine du CNRS a été transformé en
comité directeur de médecine expérimentale et les
crédits affectés aux chercheurs médicaux du CNRS
doivent être passés à l'INH dès
l'entrée en vigueur du budget 1947.
16 avril
Terroine à mme Mineur. Pour mandater Fromageot et Rapkine
délégués du CNRS en G-B pour étudier les
procédes de fabrication de la pénicilline
23 avril
Terroine, note aux meuniers contre la fabrication de pain blanc
(amande farineuse), la vitamine B1 est dans l'enveloppe (scutellum).
Préconise la fabrication de pain calcique.
4 mai
Commission des antibiotiques.
Exposé Ungar : en mars, deux
industriels sont envoyés par Nitti à Londres voir
Raistrick. Mais les brits. ne veulent traiter qu'avec le Gouvernement
français. D'autres part, point capital, les brits. ne veulent
pas céder les brevets de fabrication de la panicilline
(d'origine US) en culture profonde. En fait le problème est
celui des souches (susceptibles de marcher en profondeur). Ungar
propose des recherches en France. Broch dit qu'on n'a pas assez de
cuves. Lwoff pense que la question des souches est plus importante que
l'aération, se propose de voir avec Ephrussi lors d'une mission
prévue aux States à l'été. La question est
trop importante pour qu'on reste à la remorque de
l'étranger. Ephrussi et Lwoff proposent de mettre des
ingénieurs sur les cuves tout en lançant la
sélection de souches Teissier leur demande de s'occuper de la
question. Lwoff propose de réaliser les tests d'activité
de la pénicilline à l'ENS. Wurmser propose un appareil
importé d'amérique pour dessiquer la pénicilline.
Aubel propose d'installer au Boucher unité fabrication de la
subtilisine . Terroine signale que la clytocibine est accueillie au
centre Cabanel par Broch.
23 mai
Création de la société des produits biochimiques (S P B C)
24 mai
Note Naegelin. Création d'un Service nationale de recherches
thérapeutiques confié au CNRS (lettre Dr Cavaillon au dir
gen de la Santé pour lui suggérer d'affecter une taxe de
10% (dont la moitié laissée aux fabricants) sur les
médicaments au profit de la recherche.
18 juin
Note Terroine à Teissier à propos de m. Lessiau, un
chercheur du labo Machebœuf à l'I. Pasteur qui aurait
travaillé sur culture de pénicillium. Pasteur ne
réussissant pas à doser les cultures, F. Nitti lui aurait
interdit de continuer dans cette voie pour ne pas
déconsidérer l'Institut
20 juin
Commission des antibiotiques.
Exposé du cdt. Broch, il est
d'une nécessité absolue de réaliser en France la
production de la pénicilline d'état pour de multiples
raisons, indépendance de la production étrangère,
l'intérêt est tel qu'il dépasse les
considérations économiques sur le prix de revient.
Question d'indépendance nationale (poudrerie de Ripault)
négliger les considérations de cout. Ne pas adopter
procédé de culture en surface, actuellement
développé par le Centre Cabanel (abandonné par
Welcome en G-B) c'est ce que nous conseillent les brits.
en attendant elle peut en acquérie aux States à
des conditions économiques plus favorables (40 francs les 100
000 unités) que ne le permettront avant longtemps les
fabrications d'Etat.
Projet d'usine pour démarrage produciton en avril 1947 (sur modèle usine de Liverpool)
Prévoir des labos :
- préciser méthode de controle thérapeutique des antibiotiques
- poursuivre la recherche sur les autres antibiotiques que la pénicilline, subtilysine, clytocibine, streptomycine...
4 juillet
Exposé Terroine : le min de l'armement a maintenu la
décision de conserver le procédé de fabrication en
surface (mais le chef du cabinet du ministre Quénec a promis des
crédits pour la fabrication en profondeur)
Wurmser, Pruvost, Fromageot s'opposent à un conseil qui
maintiendrait le principe de la culture en surface. Déclinent
toute responsabilité en cas d'échec économique ou
thérapeutique. Le cdt Bouissou dit qu'il a à peine les
moyens nécessaires pour faire les cultures en surface. Wurmser
signale qu'avant longtemps que seule la pénicilline de culture
en profondeurs sera habilitée à usage thérapeutique
Le cel Fauveau va à Liverpool visiter l'usine anglaise
10 novembre
Création par E. F. Terroine du Centre national
d’études et de recherche sur la nutrition et
l’alimentation (CNERNA)
19 novembre
Le directeur de la Fondation Foch (Bd Raspail à Paris), H.
Gounelle transmet son R.A. au CNRS. Il s’agit d’un
important centre de recherches sur la nutrition qui travaille avec
Terroine, fondé à l'initiative de la Fondation
Rockefeller (le 15 décembre 1940). Gounelle a publié sur
les œdèmes des carences alimentaires et sur l'état
de dénutrition des déportés à leur retour
des camps). « Au point de vue théorique et pratique il
importe de ne pas laisser passer la prédiode exceptionnelle que
nous traversons sans recueillir les documents permettant plus tard de
mieux juger. On ne fait d'ailleurs que ratraper le retard dont souffre
notre pays ou ce type de recherches est largement utilisé
actuellement pour l'alimentation rationnelle des armées en
campagne et des populations civiles ». Il est prévu de
ramener le laboratoire de la fondation Foch au Val de Grace.
1947
Budget prévisionnel 1947, chap. 32/34, en MF courants
Etudes scientifiques de l'homme 0.10
Morphologie expérimentale
0.25
Nutrition
1.00
Labo physio respiration (fac méd, projet) 1.80
(sur un budget total ttes. disciplines confondues de 40 MF (15.9 matériel, 24.85 personnel)
15 février
Création de l'Institut de recherche scientifique sur le cancer (IRSC, Pr. C. Oberling, Mlle Le Breton)
Ouverture du laboratoire de biochimie de la nutrition (Jacquot à Meudon-Bellevue)
Avril
Note pour Mr. le Ministre de la Santé publique sur la
constitution d'un corps de chercheurs médicaux et de
collaborateurs techniques…/ Il a été
décidé que toute l'organisation et le financement de la
recherche scientifique médicale seraient
transférés à l'INH. Le Comité Directeur de
Médecine du CNRS a été transformé en
Comité directeur de médecine expérimentale et les
crédits affectés aux chercherus médicaux du CNRS
doivent être passés à l'INH dès
l'entrée en vigueur du budget de 1947". Le décret du 8
avril 1947 crée un corps de chercheurs, aligné sur
hiérarchie du CNRS (art.3). /L284/
Rapport préliminaire des travaux de la Commission
interministérielle de la recherche. La commission se divisait en
12 groupes, dont un sur les recherches médicales et
thérapeutiques (pdt. pr. E. Terroine). Constat du manque
d'organisation et du faible développement de la recherche
technique et des recherches médicales dans notre pays. Aux
Etats-Unis, un budget de 500 MF pour la rec. med., en France une
trentaine de MF (Note et Etude doc n°608, 25.04.47, la Doc
Fçse, ‘le CNRS’)
‘Sur un oubli dans le plan Monnet’, Comité
d'action pour la défense de la recherche scientifique et de
l'enseignement scientifique. "Au point de vue psychologique, la
carrière de chercheur et de technicien n'a pas en France
l'auréole romantique qui l'entoure aux E-U ou en URSS. Il
n'existe guère chez nous cette mystique de la découverte
qui attire tant de jeunes gens dans les laboratoires de ces pays. Ni
l'enseignement secondaire, ni même l'enseignement
supérieur, ne sont organisés pour le créer.
Habitué à des exposés trop cartésiens de
chapitres momentanéments achevés et morts de la science,
l'étudiant ne voit guère comment il pourrait, lui, faire
avancer nos connaissances. Et nous voici ramené au
problème : préparation insuffisante des chercheurs
débutants. Les programmes de l'Enseignement supérieur ont
été établis vers 1900 et à peine
révisés depuis, or depuis 35 ans nous assistons à
un développement explosif de la science... ». Signataires
du texte, pour l’. Pasteur : J. Trefouël, R Dujarric de la
Rivière, C Abt, Beraud, P Brechot, Brety, Delsey, G Dumas, P
Giroud, , P Grabar, M Guillaumie, R Laborte, A Lepine, Lemoigne, J
Levaditi, A et M. Lwoff, Macheboeuf, P. Mollaret, J. Monod, P. Nicolle,
J Houdin, D Prevot, L Rapkine, J Vieuchange. Pour la fac de
médecine de Paris : Binet (doyen), E Brumpt, C Champy, H
Galliard, P Castinel, G Lavier, A Lemaire, R Leroux, P Moulonguet, E
Olivier, J Verne. Etc.
21 juillet
Création du Centre d'étude de physiologie nerveuse et
d'électro-physiologie (Alfred Fessard, Coll de France)
25 novembre
Création du laboratoire de chimiothérapie et de
pharmacodynamie (Jeanne Levy, Bianca Tchoubar). Travaux sur les
neuroleptiques (Bentyl).
1948
Lettre A. Lwoff à propos de la collection
nationale des protistes (protozoaires), créée par
arrété du 5 janvier 1948 (dir. Edouard Chatton). Ensemble
transféré au labo de zoologie du muséum.
1949
Budget matériel prévu pour la
recherche médicale : I. du Cancer (Oberling), 15 000 F, CNERNA,
3000 F, I. de biométrie humaine, 500 F.
7 janvier
Réunion de la commission de l'organisation des colloques
(Terroine, Bauer, Coulomb, Ephrussi, Laffitte, Lwoff, Rivière,
Wurmser).
Lwoff s'enquiert de ce qui est prévu en endocrinologie
sexuelle. Ephrussi dit que le projet initial est abandonné, le
troisième colloque serait "morphogénèse chez les
animaux et les plantes".Au point de vue Physiologie, Wurmser
interrogé se dit mal informé. Il demande en
réponse à Lwoff s'il n'est pas prévu un
débat concernant les enzymes. Non dit Terroine. Il envisage
alors une réunion sur la fermentation et la respiration, sujets
cher au laboratoire Aubel et pense que Fromageot s'en chargerait. Lwoff
souligne l'intéret du sujet qui peut s'attacher à
certains aspects du métabolisme microbien. Il existe des travaux
en France dit Wurmser. Wurmser s'intéresserait volontier aux
applications de la mécanique quantique en biologie, mais il y a
peu de spécialistes en France, de plus ils ne sont pas
d'accord.. Un colloque sur la photosynthèse? Ephrussi observe
que si les personnalités françaises font défaut,
un colloque va à l'encontre du but. Wurmser consultera Lwoff,
Aubel et Fromageot pour colloque sur la respiration. (pas mal de
travaux sont déjà prêts en France). E. Bauer
demande s'il n'est pas un peu prématuré de traiter de la
chimie théorique appliquée à la biologie. Dans ce
domaine, les français sont des personnalités modestes,
Maguy, Pulmann, Daudel. Selon Wurmser, Delbruck et Stern ont beaucoup
à dire dans une discussion sur la théorie des enzymes,
mais la contribution française est assez pauvre et
périmée. Wurmser choisirait volontiers un sujet sur les
enzymes adaptatifs. Lwoff objecte que le spécialiste, Monod, a
déjà été mis à contribution, il
semblerait plus intéressant de se tourner vers la
biosynthèse. Dans le domaine de la pharmacodynamie, Terroine
transmet la proposition à Jeanne Lévy d'un colloque sur
les anesthésiques et les analgésiques, mais
limitée aux aspects scientifiques des protéïnes,
à l'exclusion des utilisateurs... /80 284 l 148-5/
11 mai
Ouverture de la station centrale d'ultracentrifugation de Institut
de Biologie Physico chimique grâce à l’achat
d’une centrifugeuse Spinco commandée aux Etats-Unis
(Wurmser)
1950
Février
Rapport scientifique du Bureau CNRS de Londres. Créé
en 1920 le MRC avait en 1948, un budget de 1,1 million de £,
soit, 1,2 milliard de francs (le budget total du CNRS: un milliard).
Reçoit en plus des subventions Rockefeller. Le MRC chercheurs
aux techniques nouvelles: spectrographie de masse,
électrophorèse, etc.
11 février
L. Bugnard à doyen Chatelet à propos des
élections au Comité national. « Mon nom ne figure
pas sur les listes alors que je suis inscrit dans groupe
‘médecine’ du CNRS. Je suis directeur de l’
INH, c'est la raison pour laquelle j'ai demandé à etre
classé dans le groupe médecine où je pensais
pouvoir rendre des services en assurant une collaboration efficace
entre le CNRS et l'INH. Je suis d'autant plus frappé que
j'appartiens depuis 1938 au Comité de médecine
expérimentale du CNRS ». Réponse Chatelet
désolé de cette omission, « il importe en effet
à mon avis que des rapports beaucoup plus étoits que par
le passé existent entre les divers organismes et le CNRS ».
11 juin
Décret 49-7721 réorganisation le Comité
national de la recherche scientifique en 31 sections (section 19 :
Pathologie expérimentale, pharmacodynamique et
thérapeutique expérimentale)
Juin
Préparation du Plan quinquennal du CNRS. Note Gaston Dupouy
(nouveau dir. CNRS) : « le budget du Medical Research Council
britannique est dix fois supérieur à celui de l'Institut
National d’Hygiène. En zone d’occupation
française en Allemagne, la recherche reçoit trois
milliards de F, supérieur à la somme affectée en
France aux mêmes buts ». Se réjouit des liens
INH-CNRS qui a conduit le directeur de l'institut à être
élu président du comité de médecine du
CNRS, et à entrer à son Directoire comme suppléant
(840284-101).
10 septembre
R Debré à L. Bugnard , « je reçois une
lettre du directeur du CNRS qui m'impressionne beaucoup. Il
s’agit de l’établissement d'un plan de cinq ans dans
cet organisme. Je ne sais que répondre. Concerne t'elle la
pédiatrie, la médecine expérimentale, la
médecine en général? Ne faudrait-il pas coordonner
nos suggestions ? ».
1951-55
17 mai 1951
Convention CNRS-I. Pasteur pour la création d'un centre de
recherches sur les virus (inscrit au plan quinquennal du CNRS) Prof. J.
Lépine, première convention passée entre les deux
organismes. Bugnard soutient le projet et rappelle le partage des
compétences : au CNRS la recherche fondamentale, à l'INH
la recherche clinique.
15 juin 1953
Bugnard (INH) à CNRS: l'aide du CNRS est surtout
individuelle. Il faudrait des groupes plus stables. Trois domaines
à privilégier: les radiations,
l'électro-physiologie et les virus.
Note du pr. L. Pasteur Valléry Radot, plaidoyer pour un centre d'études sur l'allergie (B. Halpern).
20 décembre1954
L Bugnard à G. Champetier (Dir. Adjoint du CNRS), «
Pourquoi la disposition prévue par le Commissariat
général au Plan pour le financement de l'INH par une taxe
sur les médicaments a-t-elle disparu? »
Janvier 1955
B. Halpern à G. Dupouy. Demande d’un colloque sur le
système réticulo-endothélial. Le CNRS
répond que la section Pathologie expérimentale,
pharmacodynamique et thérapeutique expérimentale
n’a pas statué.
Juillet 1955
Colloque Fessard à Gif sur Yvette, la microphysiologie
Rapports d’activité des laboratoires
(AN 94-035)
Centre d'études de physiologie nerveuse et
d'électrophysiologie (dir. A. Fessard). Installation d'un
laboratoire d'histologie à l'Institut Marey. Thèse sur
les propriétés du lobe optique des
vertébrés. El. ectromyographie des muscles de l'homme
dans le cas des réflexes tandinaux. Réalisation de
micro-électrodes, étude de la torpille, isolement de la
réaction d'une seule cellule au cours du réfelxe
provoquant la chécharge électrique. Réflexes
tandineux chez l'homme, fonctionement des voies optiques,
microélectrodes implantée dans un neurone chez le chat,
activation de l'écorce cérébrale du chat. Etude
des mouvements réflexes de la rumination.
Institut de recherches scientifiques sur le Cancer (C.
Oberling). Les travaux de surélévation et d'installation
du batiment des laboratoires ainsi que la construction du pavillon des
animaux sont terminés. Variation des stgructures basophiles des
cellules glandulaires, état rubanné du nucléole,
intervention d'un facteur alimentaire dans la transformation d'un
myélome du rat leucémique, microscopie
électronique. L'institut assure la liaison avec les centres
anticancéreux notamment celui de Villejuif, logé dans le
même groupe de batiments. Biomorphologie: role des virus dans la
genèse des tumeurs. Physiologie cellulaire, hépatome
expérimental du rat induit par le jaune de beurre. Isolemement
des noyaux cellulaires. Le microcope électronique RCA
récemment acquis permet l’observation de la structure
glandulaire des cellules des ganglions lymphatiques.
CNERNA (E. Terroine). Officialisation du résultat de
l'enquête de la commission des méthodes analytiques du lait. La
réunion annuelle d'étude a porté sur nutrition et
fonctions de la reproduction. Commission digestion des ruminants.
Création commission pathologie physiologie, chimie et cytologie
des foies gras. Elle intéresse un public évidemmnet plus
restreint et plus médical que ne l'ont fait les années
précédentes le "pain", les "corps gras", etc. et que ne
le feront en décembre les problèmes de la volaille et de
l'œuf. Lancement d’enquêtes sur le lait
stérilisé, l’alimentation en Algérie (RA
53/54).
Laboratoire de physiologie de la nutrition (L. Randoin). Effet
des carences alimentaires. Facultés anabolisantes des femelles
gestantes: effets de la gestation , rétention d'azote,
définition du besoin nutritif de la femelle gravide. Action
d'épargne des antibiotiques pour quelques vitamines du groupe A.
Etude d' l'appartion de malformations embryonnaires chez le rat, action
de catalyseurs (cuprothiamine), utilisation du calcium au cours de la
lactation (RA 53/54)
Laboratoire de biochimie de la nutrition (Jacquot). Aspects
ntritionnels de la gestation, signification du rôle nutritionnel
des antibiotiques, études de la carence en biotine, effets du
cholestérol (RA 53/54)
Centre d'études scientifiques de l'homme (C. Soula).
Etude des corrélations fonctionnelles portant sur 1000 sujets.
Etat de la jeune génération (20-22 ans) : rôle des
influences sociales et professionnelles sur l'état physique.
Physiologie du travail, physiologie musculaire, mouvement volontaire,
enregistrement, détection piezoélectrique. Le Laboratoire
de physiologie du travail sert de conseil à GDF et EDF.
Service des Brevets (Volkringer). Accord avec la
société financière de placements du Luxembourg
pour l'expoloitation de produits chimiques susceptibles d'applications
en médecine humaine et vétérinaire. L'Esprit, un
appareil pour l'exploitation endoscopique.
1956 - 57
24 juin 1956
Laugier, mémorendum au S. d’Etat à la
recherche. « Dans un domaine très étudié
à travers le monde, les antibiotiques, la France est
scandaleusement en retard. A part quelques chercheurs à Pasteur,
toute la recherche est entre les mains de l'industrie des produits
pharmaceutiques ». Relance idée d'un Institut
International de recherche médicale à Paris,
composé de trois grands départements: cerveau, cancer,
antibiotiques. Prévoir un budget d'équipement de 500MF.
24 octobre 1956
Dr. Candiotti à C. Oberling, à propos inauguration de
la nouvelle section du service de microscopie électronique
créée grace au soutien du CNRS et de la Mutuelle
générale de l’éducation nationale (MGEN).
24 octobre 1956
A propos du colloque de Caen. Note du pr. Schmitt à pr. R.
Debré à propos de la pharmacologie. Le CNRS a fait de
louables efforts (labos Lévy, Janot à Gif), mais il est
maintenant nécessaire de créer labos dans les centres
hospitaliers.
1 octobre 1957
Bugner à Volkringer (dir. Service des brevets du CNRS) pour
transmettre une demande de renseignement de l'Ambassade d'Italie sur
les effets du ‘Stalinon’ (affaire déclanchée
en 1954)
Rapports d’activité des laboratoires
(AN 94-035)
Institut de recherches scientifiques sur le cancer (C. Oberling,
Villejuif). Services de bio morphologie (études des virus
cancérigènes). Département de physiologie et
biochimie cellulaire (Mme Harel, P May, M Charlot, Mlle Jacob, M
Clément, Frayssinet, Szabo).
Laboratoire de biochimie de la nutrition (dir M. Jacquot, EPHE).
Nutrition et gestation, rôle nutritionel des antibiotiques (dr.
C. Calet, synthèse des vitamines chez les ruminants (A. Rerat),
physiologie des vitamines B (Th. Terroine), métabolisme du
tryptophane (F Charconnet), métabolisme lipidique (G et J
Clément), transfert des vitamines B de la poule à
l'œuf, nutrition de la drosophile, nutrition appliquée
(protides de l'Afrique noire).
Laboratoire de physiologie de la nutrition (Mme L
Randoin, Ac de méd.). Influence de la vitaminose maternelle sur
le développement de l'embryon, étude biochimiques et
physiologiques de l'acide ascorbique et des facteurs vitaminiques C2,
étude des propriétés physiologiques des glucides.
Centre d'Etudes de physiologie nerveuse de
d'électrophysiologie (Fessard Coll de Fce, sous dir P. Buser fac
sc Paris). Physiologie cérébrale, biophysique de
l'électrogenèse (décharge du poisson torpille),
microphysiologie des cellules ganglionnaires
Centre d'Etudes scientifiques de l'homme (Soula). Physiologie du
travail, oxymétrie, technique de mesure des échanges
gazeux, recherches sur la fatique, bio-chimie de la fatique musculaire,
fonctions visuelles et fatigue, etc.
Laboratoire de biométrie (H. Laugier). Liaison entre le
nombre d'enfants dans une famille et les résultats de tests
mentaux
1958
30 avril
Bugnard à doyen Morin. Il est surpris d'apprendre que le
CNRS a décidé la création d'un centre de
recherches de neurophysiologie pour Henri Gastaud à Marseille.
« Je ne comprend pas très bien dans ces conditions comment
l'INH a été sollicité de son coté pour
créer l'unité de Gastaud. Il me semble qu'il y a la un
manque de coordination que l'on ne manquera pas de nous repprocher.
Bugnard à Gastaud « J'ai été très
étonné d'apprendre hier qu’en même temps que
vous aviez obtenu la création d'une unité de recherche
INH vous aviez fait une demande analogue au CNRS, avec le même
succès. Je que vous puissiez me dire exactement comment seront
réparties vos activités entre les deux organismes,
question qui me cause assez d'ennuis ».
1959
2 juin
Commission de reforme administrative, Rapport n°4 (Education
nationale) /Fonds DGRST liasses 660 à 662/ Suggestion de fondre
l’Institut national d’hygiène (INH) au sein du CNRS. /Fonds DGRST liasses 660 à
662/
La commission dénonce les couts de fonctionnement
exagérés de l’INH. Frais d'administration: 70 MF
(soit 14% du budget alors qu’il n’est que de 2% dans le
budget du CNRS) et le problème des chercheurs. Ainsi, sur les
350 chercheurs passés à l'INH de 1946 à 1955, 300
étaient des médecins qui ensuite passés à
l’Enseignement supérieur et à la mécecine de
ville, car l’Institut, contrairement au CNRS, admet le cumul avec
des rémunérations hospitalières, mais pas en
médecine privée. D'ou de nombreuses fraudes. Ainsi, une
enquête effectuée auprès des directions
départementales des contributions directes révèle
que le tiers des chercheurs INH, ont une clientèle privée
(cite le cas de Minkowski, du pr. Ribstein qui tire 3MF de la gestion
de la Clinique Sophas à Nïmes). "Un tiers de ces chercheurs
consacrent le plus clair de leur temps non point à la recherche,
mais à l'exercice pur et simple de la médecine". En
outre, l’INH est victime de la petite taille de ses unités
de recherche, d’ou des difficultés de coordinations, pas
de possibilités d'économies d'échelles pour
l'achat de matériel. La commission souhaite donc le rattachement
de la recherche fondamentale au CNRS, une mesure d'autant plus facile
à prendre que le Directeur de l'INH (Bugnard) est
également président de la commission de médecine
du CNRS. En cas de suppression de l'INH, la récupération
de son siège social rue Louis Bonnat dans le 16ème ardt.
de Paris, permettrait une économie de 100 MF au profit de la
recherche médicale.
23 juillet
Min. de la santé. La propositions de la commission est
innacceptables. Le ministère ne saurait admettre de renoncer
à son autorité sur la recherche médicale. Cette
proposition est fondée sur une vision fausse: la recherche
medicale appliquée ne peut se cantonner au laboratoire. Elle
nécessite l'accès constant du médecin au lit du
malade. D'autre part, les recommendations du CCRST préconisent
la création d'un Fonds de la recherche, mais elles laissent
subsister le responsabilité de chaque ministère dans son
domaine propre. Au CNRS, la recherche fondamentale, à l'INH, la
recherche appliquée. Si on veut rassembler l’une et
l’autre le min. de la Santé propose d'envisager, afin
d’éviter d'éventuels doubles emplois, le
rattachement à l'INH de la section médicale du CNRS.
Enfin, est ce le moment de réduire de 100 MF le budget de la
recherche médicale française, compte tenu du retard de
notre pays dans ce domaine ? La Santé est d’accord pour
exiger médecins chercheurs INH, un certificat de non imposition
au titre des bénéfices non commerciaux.
7 aout
Note du min. Education nationale (DES). D’accord si d'accord
si le budget INH imputé au titre du min Santé est
reversé au CNRS.
Septembre
Note du Service d'Etudes Economiques et Financières du Min
Fin transmise au CNRS. « La recherche médicale
fondamentale peut être rattachée au CNRS, c'est une
science de laboratoire qui n'a que de très lointains rapports
avec les soins à donner aux malades. Quant au service des
enquêtes statistiques, cela ne justifie pas un
établissement public autonome et pourrait être
rattaché à la Santé » (20.09).
Avis de la DGRST. « Certes l’ INH n'a pas atteint
taille normale, mais il ne serait pas plus logique de le faire absorber
par le CNRS, que l'INRA par exemple. La DGRST reconnaît la
responsabilité de fraudes dans le manque efficience de la
recherche médicale due à la sous administration de l'INH.
Il est donc nécessaire de développer la coordination de
ces recherche. Par exemple, il devrait y avoir un accord de
coopération entre l'INH et le ministère de
l’Education nationale, qui réserve un budget de 30 MF pour
la recherche médicale ».
1960-64
1960
Réorganisation du Comité national qui comporte
désormais 32 sections, dont la section 19 ‘Pathologie
expérimentale, pharmacodynamique et thérapeutique
expérimentale’
Janvier 1961
Fermeture du Laboratoire de physiologie de la nutrition. Notice nécro de Lucien Randoin in ‘La presse médicale’ (n°54, 3 déc. 1960)
Juin 1961
Les commissions de Physiologie et de Biologie cellulaire du
Comité national dénonce la risque que la réforme
hospitalo universitaire de 1958 et l’organisation trop laxiste
des cumuls font courir à la recherche fondamentale, au risque de
décourager les chercheurs de faire carrière dans ces
disciplines. /L108/
1963
Installation du Laboratoire d'immunologie des leucémies"
(CNRS LA 47) au Centre Georges Hayem de l’hôpital
Saint-Louis. (Dir J. Bernard, vingt chercheurs dont six CNRS, M.
Boiron, J. Dausset, Ch. Larsen, Pr. J.C. Leclerc, J.P. Lévy, J.
Péries).
1964
Publication du décret du 18 juillet 1964 qui crée l’INSERM sous la tutelle du min. de la Santé.
Commission CNRS pour le suivi de la mise en place de
l’INSERM (R. Debré, J. Bernard, P. Drach). Le projet
d’INSERM répond à l’éparpillement de
la recherche médicale au CNRS. On devra aboutir au partage
théorique suivant : à l’INSERM la recherche
clinique, au CNRS la recherche fondamentale.
1965
5 juin
Le professeur R. Debré intervient au conseil
d’administration du CNRS pour exprimer le souhait que le CNRS
puisse faire appel à des compétences externes, savants
étrangers au courant des développements de la science
dans le monde, etc.
5 juillet
A propos subvention CNRS de 700 000 F à l'I. Pasteur, P.
Jacquinot (DG CNRS) rappelle au conseil d’administration les
liens entre les deux organismes. Sur 49 équipes de l’I.
Pasteur, 14 sont dirigées par des chercheurs CNRS. En outre, 72
chercheurs et 83 techniciens CNRS travaillent à l'Institut. La
contribution totale du CNRS à Pasteur
s’élève à 4 MF.
1966
31 mars
Décrêt portant réforme du CNRS :
création des départements scientifiques, création
du dispositif de laboratoires associés. En tant que directeur du
nouveau departement scientifique de Chimie au CNRS, F. Gallais demande
qu'on lui rattache la médecine. « Je n'ai jamais obtenu
qu'on définisse clairement le rôle respectif du CNRS et de
l'INSERM en matière de recherche médicale, ce dont il
résulte des empiètements regrettables. Il est clair que
la recherche clinique doit aller à l'INSERM et la biologie
moleculaire au CNRS ».
1967
Le découpage du Comité national ne
relève plus désormais que d'un arrété
d'administration publique. La direction du CNRS ayant été
ventilée en six départements scientifiques, le
département des sciences de la vie (C. Lévi) se voit
attribuer les sections suivantes :
17 Biologie cellulaire
18 Biologie et physiologie végétale
19 Biologie animale
20 Physiologie
21 Psychophysiologie et psychologie
22 Pathologie expérimentale et pharmacodynamie
1968
12 janvier
A. Lwoff nommé directeur de l'Institut du Cancer
(Villejuif), retraite de Mlle Le Breton. Protestation de Mathé
au Directoire du CNRS contre le fait de nommer un
non-cancérologue,même pas médecin (erreur, Lwoff est docteur en médecine, NDE) à la
tête de l’IRSC.
1969
8 octobre
Mathé au comité consultatif du CNRS, « les ATP
(Actions thématiques programmées) doivent pouvoir servir à des créations de labos ».
Laboratoires propres du CNRS dans le domaine de la médecine
Centre de biochimie et de biologie moléculaire (P Desnuelle, Marseille)
Institut de biologie moléculaire (R Dedonder, Paris)
Laboratoire de biométrie humaine (E. Schreider)
Institut de recherche scientifique sur le cancer (A. Lwoff)
Institut d'embryologie et de tératologie expérimentale (Nogent, E. Wolff)
Laboratoire de microscopie électronique appliquée à la biologie (Paris, R. Couteaux)
Insitut de neurophysiologie et de psychophysiologie (Marseille, J. Paillard)
Centre de recherches sur la nutrition (Bellevue, R. Jacquot)
CNERNA (Terroine)
Centre d'étude de physiologie nerveuse (A. Fessard)
Laboratoire de physiologie du travail (J. Scherrer)
Centre d'études des techniques chirurgicales (F. Caujolle)
Recherche coopératives sur programmes de la section ‘pathologie expérimentale’
Centrifugation analytique (R. Cohen)
Neurotoxines des venins (S. Lissitzky)
Antigénicité du tissu artériel (L. Scebat)
Relations entre le virus de la drosophile et les virus du groupe de la rage (L'Héritier)
Métabolisme et mode d'action des hormones (Mme L. Cédard)
Biologie des forets équatoriales (P. Grassé)
Etudes chromosomiques et pathologie humaine (J. Lejeune)
Stimulations antigénétiques multiples (P. Liacoupoulos)
Mécanisme de l'information visuelle (Y. Legrand)
Pathologie de la grossesse (G. Mayer)
Laboratoires associés
Labo de biophysique (M. Berger)
Immunologie des leucémies (J. Bernard)
Laboratoire René Leriche (R. Fontaine)
Labo de recherche sur la greffe du rein (J. Hamburger)
Recherches de chirurgie thoracique (J. Mathey)
Labo de chrirurgie expérimentale (R. Merle d'Aubigné)
Equipes de recherches associées
Recherches odonto-stomatologiques (R. Franck)
Métabolisme et encéphalopathies (B. Gaudier)
Pathologie chromosomique humaine (J. Lejeune)
Labo des isotopes (G. Milhaud)
Labo de rech sur l'hypertension artérielle (P. Milliez)
Labo de pharmacologie vasculaire et rénale (J. Schwartz)
Immuno pathologie expérimantale (A. Voisin)
Institut d'hématologie (R. Waitz)
Service de physio-pathologie cellulaire (R. Robineaux)
Comité national - Section 20, physiologie
LP (laboratoire propre) de physiologie respiratoire créé Vème Plan à Strasbourg (Dejours)
ERA (équipe de recherche associée) 186 physiologie sensorielle Lyon Chanel
ERA 187 dévelop syst nerveux des mamif Montpellier Marty
ERA 188 physio du panoréas Mialhe Strasbourg
ERA 189 thermorégulation Lyon Chatonnet
Recherches coopératives sur programmes (RCP)
RCP 201 étude du débit sanguin Mlle Planiol
RCP 206 neurones Jouvet
Physiologie cellulaire, endocrinologie, physiologie de la
reproduction (labo histologie fac méd Bordeaux) ,
pharmacodynamie (LA 91 Montpellier), physio de la nutrition, physio
respiratoire (labo fac med Lyon), physiologie cardio-vasculaire (LA 89,
cent etud des techniques chirurgicales Hôpital Broussais, Paris),
physiologie rénale, physiologie écologique,
neurophysiologie (Marseille, Paillard), physiologie du travail
Comité national - Section 22 Pathologie expérimentale et pharmacodynamique
Charles Gernez-Rieux, dir I. Pasteur Lille, 266 chercheurs sur total de 5323
Biochimie pathologique, labo biochimie médical fac
sc Marseille, labo de rec biochimique, Paris, labo de biochimie du
tissu conjonctif, Paris, Unité enzymologique médialce,
CHU Necker, labo chim biologique fac méd Lyon, labo microscopie
électronique, Salpétrière, centre
d'hémotypologie de Toulouse, Institut de pathologie
moléculaire, CHU Cochin
Cancérologie Institut de cancérologie et
d'immuno-génétique, Villejuif Labo de biophysique fac
méd Nancy, ER CNRS de l'Institut G. Roussy.
Endocrinologie Labo génétique de la
Fondation Curie, labo de neurophysio de Bordeaux, ER hématologie
Orléans, labo des radioisotopes Necker, UR métabolisme
moléculaire Bicêtre
Pédiatrie et génétique, ERA 47 Paris
UR génétique médicale Paris, GR Hépatologie
infantile, Paris, UR maladies du métabolisme chez l'enfant,
Paris.
Immunologie IP Garches immuno génétique,
Institut d'immuno-biologie, Broussais, immunologie cellulaire Instit de
rec sur le cancer de Villejuif.
Hématologie, immunologie du cancer, Instit de rech
sur les leucémies, Saint Louis, Labo central Hop Beaujon,
service d'hémato de l'hop franco musulman de Bobigny, centre
regionnal de transfusion sanguine, Saint Antoine
Neurologie UR de rech biologiques néonatales Paris, labo d'électro encéphalo Broussais Paris
d° Lyon, Labo de physio et psycho neurochirurgicales EPHE,
labo pharmacodynamie fac méd Lyon, d° Paris, I. Pasteur,
labo de physiologie appliquée à la pharmaco fac
méd Toulouse, Institut de pharmacologie, fac méd Paris,
Unité de neuro pharmaco du Coll de Fce.
Rhumatologie, labo d'enzymologie de l'Hopital des enfants malades, Labo d'exploration par les isotopes Cochin
Bactériologie et virologie, LA 36 IP Lille, ET et
GR de l'I Gustave Roussy, Instit de rec cancer Villejuit, Labo Pasteur
de l'Institut du radium à Orsay, Labo de pharmaco moléc
G. Roussy
1970
Le Comité national comporte 41 Sections
(Arrêté du 19 février 1970) dont onze en Sciences
de la vie : (la scission de la recherche médicale en deux
sections 23 et 24 ne semble avoir été effective
qu’à partir de 1976)
18 Chimie organique, biologique et chimie thérapeutique
19 Physico-chimie des polymères et des molécules biologiques
20 Biochimie
21 Biologie cellulaire
22 Biologie des interactions cellulaires
23 Pathologie expérimentale et comparée
24 Thérapeutique expérimentale, pharmacologie
25 Physiologie
26 Psychophysiologie et psychologie
27 Biologie et physiologie végétales
28 Biologie animale
29 Ecologie
1971
Comité national - Section 23. pathologie exp. automne.
Président : M Delbarre
Débat général:
M. Gallais explique qu'il y a hausse du budget du CNRS mais des
charges croissantes pour certaines activités (Institut de
physique des particules, Réacteur à haut flux de neutrons
de Grenoble) et des dépenses accrues de personnel. La recherche
universitaire souffre plus que le CNRS des restrictions
Le cas de l'Institut de recherches scientifiques sur le cancer
(IRSC) offre une bonne représentation du virage pris par le
Comité national. Il s'agit d'un laboratoire prore
installé en 1946 à l'hôpital de Villejuif et
destiné à prendre la suite de l'institut fondé
avant guerre par G. Roussy (C. Oberling). L'IRSC se développe
dans les années 1950 pour apparaître comme un pôle
français de l'oncovirologie. Mais des problèmes de
succession des directeurs (C. Oberling, Mlle. Le Breton) se posent
à la fin des années 1960 et l'institut est confié
au pasteurien A. Lwoff, malgré les réticences de certains
cliniciens qui s’étonnent de voir un biologiste,
même prix Nobel, aux commandes d'un institut du
cancérologie. Néanmoins, en 1971, lorsque la question de
la succession de Lwoff se pose à son tour, un avis de
reconduction est donné par le Comité national à
l'IRSC
F. Gallais : fusion des deux Instituts du cancer: Institut de
recherche scientifique sur le cancer (P. Grabar de l'Institut Pasteur)
et Centre de Recherches sur la cellule normale et cancéreuse de
Mlle Le Breton (Crozemarie). Evoque ses difficultés avec
Mathé (sans le nommer). Difficultés succession Oberling.
Refus de fusionner les animaleries (les chimpanzés)..
ATP Pharmacodynamie et Chimiothérapie: les fonds viennent des "autorisations de programme".
ATP Physiologie et Pathologie de l'Oeil: en cours de constitution.
ATP Physiologie et Pathologie du tissu calcifié: en cours de constitution.
ATP Action des hormones et des médiateurs au niveau cellulaire
ATP Physiologie oncologique.
Centre des toxicités de Toulouse: activité
scientifique importante. Problème de la sucession du directeur
actuel.
Centre d'études Bioclimatiques de Strasbourg:
activité très satisfaisante. M Gallais souligne la
possibilité d'utiliser cet institut comme un service, en
particulier en ce qui concerne la physiologie du travail.
Centre de sélection des animaux (Orléans), pas
assez de lignées sélectionnées (ex pas de hamster).
Institut de physiologie du travail: avis très favorable, c'est plus un institut de neurophysio.
Centre d'études des techniques chirurgicales: avis très favorable.
Centre d'hémotypologie de Toulouse: avis très favorable
Centre de Neurochimie de Strasbourg: Avis très favorable,
manque de techniciens et crédits de fonctionnement insuffisants.
Institut de recherches scientifiques sur le cancer: Avis très favorable, pb avec succession de M Lwoff.
Comité national - Section 22. Physiologie.
La section doit dégager une philosophie
générale de la physiologie et chercher à donner
à celle-ci une image de marque. Elle doit jouer un rôle
essentiel dans le recrutement et dans le contrôle de
l'activité des chercheurs. Les moyens financiers de la section
sont réduits. Il faut attacher un soin particulier pour ne
maintenir au CNRS que les gens valables et determiner
précocement si un attachéé sera digne de devenir
chargé.
1972
Janvier
Les relations entre l’AP-HP et le CNRS, le cas Halpern /Entretien avec B. Halpern /le Courrier n°3/
Avril
A. Lwoff "Le cancer". La recherche sur le cancer est une chose trop
sérieuse pour être confiée aux
cancérologues. /Le Courrier du CNRS, n°4/.
29 juin
Directoire P.V.. Reconduction du Centre de recherches sur les
toxicités de Toulouse (Prof. Paoletti). Il importe d'y faire
participer l'INSERM. La France est en retard en matière de
pharmacologie, manque de chercheurs. Il existe un Comité de
coordination de la rec médicale ou siègent le CNRS et
l'INSERM.
Comité national - Section 22. Physiologie.
Propositions de colloques:
Les phénomènes cycliques, structuraux et
métaboliques et leus blocages chez les Eugléniens,
notamment en culture synchrone, la Prédiction quantitative des
effets physiologiques des ambiances thermiques, la physicochimie et la
cristallographie des apatites d'interêt biologique, aspects
moteurs du comportement et activités nerveuses
programmées.
Revues éditées par le CNRS, Annales de la
Nutrition et de l'Alimentation, Archives des Sciences Physiologiques.
Subventions externes : Archives d'anatomie, de Microscopie et de
Morphologie expérimentale, pas de subvention en 1972.,
Biotypologie, subvention légérement en hausse,
Comptes-rendus de la Société de Biologie, subvention
supprimée, Journal de la physiologie, reconduction de subvention
antérieure et peut-être une subvention
complémentaire en juin 1972.
1973
18-19 Janvier
Directoire, P.V. Morel : le problème de la pharmacologie,
c'est l'isolement du à un mauvais découpage des sections
du CN.
Mars
"L'Institut de Cancérologie et d'immunogénétique" G. Mathé. /Le Courrier n°7 /
Un LA CNRS couplé à INSERM et Association Claude
Bernard de l'Assistance Publique (Bernard Halpern). "On a parfois
opposé la recherche sur le cancer (la RF) à la recherche
contre le cancer (RA)".
Equipe de recherche ‘Etude du conrôle de
l'expression génétique et de la division cellulaire dans
un système de cellules transformés par un virus
oncogène’ (Montagnier, Inst. Pasteur). Relation
génome proviral et céllulaire et contrôle de
l'expression des gènes viraux Nature et rôle des
modifications de la surface cellulaire dans la transformation
viro-induite. Avis favorable.
1974
Comité national, section 22. physiologie
Le VII plan va être mis en place et la DGRST va envoyer une
esquisse sur la programmation de ce plan pour la partie recherche. Un
groupe "Sciences de la vie" être constitué avec trois
sous-groupes santé, agriculture, et biologie. Opérations
retenues en juin 1974 : Création d'un labo de physiologie
sensorielle et neuro-comportementale en province (peut-être
à Lyon). Extension des laboratoires de Gif et de Marseille par
la création de départements de neurochimie. Financement
de types d'équipement particuliers (blocs bioclimatiques,
camionnettes-laboratoires) et de bureaux d'études techniques
à la disposition de la communauté scientifique
(biotélémétrie…)
Avis favorable de la section pour la réalisation par le
SERDAV et l'ERA d'un film de 20 minutes intitulé "Reconstitution
stéréologique des centres respiratoires" (Hugelin).
Souci des membres de la section sur la place de la physiologie
des fonctions, inquiétude pour l'avenir de la recherche
universitaire et questions sur le rôle du Comité National.
Réponse du Directeur: "la recherche fondamentale peut
trouver sa place, à condition que le CNRS fasse l'effort de
justification des contributions apportées aux applications par
la recherche fondmentale. Si l'on veut être écouté
par les instances gopuvernementales, il faut reconnaître que tous
les universitaires ne font pas de la recherche. Le Comité
National, vis-à-vis du public, doit défendre le
rôle de la science, dont l'image de marque n'est pas très
bonne actuellement. Il ne doit pas apparaître comme une groupe de
pression défendant des intérêts catégoriels.
Vis-à-vis de la direction du CNRS, le Comité National
doit aider cette dernière à bâtir des choix
défendables à l'extérieur; la discussion entre
Comité National et Direction doit être franche et le
Comité national doit savoir prendre ses responsabilités."
Laboratoires propres
Ils ont atteint un nombre à ne pas dépasser dans
les Sciences de la Vie. Mention d'existence des E.R., G.R., L.A.,
E.R.A., R.C.P., G.I.S., aides individuelles renforcées ou
Actions spécifiques qui sont autant de situations existant au
CNRS. Les Laboratoires propres: il n'existe pas dans le milieu
universitaire de possibilité de développement de la
discipline, il faut constituer une formation de recherche massive,
beaucoup plus grande qu'un laboratoire associé. Il faut soutenir
la rechercvhe dans un milieu où la recherche n'est pas
favorisée, ou protéger des noyaux de recherche parfois
multiformes.
Le Laboratoire des Hormones Polypeptidiques est renouvelable au
1 janvier 1977, son renouvellement sera soumis au directoire en 1976,
le DSDV (Berkaloffaloff) annonce qu'il envisage sa transformation en
groupe de recherches.
Le Centre d'Etudes Bioclimatiques: volonté d'un
encadrement plus important pour améliorer le rendement
scientifique de ses équipements.
Centre de Recherches sur la Nutrition : nécessité d'une réflexion sur ses orientations.
ATP
Mécanisme d'action des hormones et médiateurs
Physiologie et pathologie du tissu calcifié Physiologie et
pathologie de l'oeil Physiologie écologique, puis Ecophysiologie
comparée Génétique et développement d'un
mammifère Pharmacodynamie et chimiothérapie
Ontogenèse des processus psycl-hologiques .La part des ATP dans
les crédits de formations atteint actuellement environ 30%, ce
qui constitue un plafond à ne pas dépasser.
Comité national - Section 24 Pathologie expérimentale (printemps)
B. Grégory (DG CNRS) aborde la question de la place de la
médecine au CNRS. Proposition de scission de la sect de
médecine. Depuis que l'INSERM existe son existance pourrait
être remise en question, mais pluridisciplinarité du CNRS
(la médecine et phyisique, chimie, biologie, sociologie).
Certainse sections créées il y a cinq ans étaient
plus thémtiques que sectorielles, ex l'océanographie. La
pharmacologie devrait être représentée au sein d'un
comité thématique.
Le problème posé par la section de médecine
est sa pléthore actuelle, 300 chercheurs, c'est trop.
Grégory conclut en disant qu'il faudra découper la sect
24 en deux.La sect 24 remarque qu'elle n'est pas la section la plus
nombreuse du CNRS, 300 chercheurs contre 360 en biologie cellulaire.
Delbarre parle des difficultés pratiques de ce découpage.
Milhaud insiste sur les avantages d'une section unique : c'est un
traitement de faveur du aux besoins importants
représentés par cette discipline : l'intéret
porté par le CNRS à la médecine n'a rien à
voir avec le découpage proposé. Mathieu "supplique" que
la physiologie des relations ne soit pas coupé de la physiologie
cellulaire. Bader pense que la seule justification du maintien de la
médecine au CNRS est la création de nombreuses ATP
(interidiscipl.) Favorable à deux sect de médecine au
CNRS. Funck Brentano pas de division, préserver la vocation
médicale spécifique au CNRS. Funck Brentaton et Milhaud
sont contre la scission. Mathé se soucie des problèmes de
l'environnement chimique (de la médecin) qui font qu'à
l'heure actuelle la toxicologie est très insuffisamment
développée. Peut être le comité
thématique de pharmacologie pourra-t-il jouer le rôle
demandé. Mathé propose "pathologie générale
et comparée" et "pharmacologie et écologie chimique". La
section estime que les avantages du maintien d'une section unique
l'emportent sur les inconvénients, mais se rallie à la
proposition Mathé. Motion "ayant pour but la connaissance ar
tous les moyens multdisciplinaires offerts par le CNRS de l'organisme
humain, de ses dérèglements, et des moyens de les
pallier, la commission estime indispensable de rester une pour
appréhender l'ensemble du problème".Mathé souligne
les problèmes de l'environnement chimique qui font qu'à
l'heure actuelle la toxicologie est insuffisamment
développée. Evoque ATP Pharmaco, déjà
quatre vingt demandes
( Automne)
Problème de la régionalisation (=INSERM)
préparation d'une carte de France des labos pour 1980.
Mathé demande que soient davantage étudiées les
relations INSERM-CNRS, par exemple par la création d'un groupe
de réflexion. Discussion sur le redécoupage du CN, le
problème de la pharmacologie revient au centre du débat.
Funck Brantation pense que la pharmaco doit être
équitablement répartie entre les deux futures
commissions. Proteste contre la "blocage" de la pharmaco dans une seule
d'entre elles. Soutenu par certais mbs. de la commission qui demandent
que l'on divise la 24 entre "fondamentalistes" et "cliniciens". Pour
Mayniel, l'important est le développement de la pharmaco,
qu'elle soit fondamentale ou appliquée.
Les ATP
Mécanisme d'action des hormones : Milhaud ne formule
qu'un regret, elle a été assez peu médicale (elle
relevait du domaine des fac. de sciences). Economie de la Santé:
cpte rendu de Lhermitte.
Labo de pharmacologie et de toxicologie fondamentales. Milhaud
fait un rapport très négatif sur le fonctionnement du
labo dont le directeur (Paoletti) est défendu néanmoins
par Mathé; Pour sauver une équipe Institut du radium
(Rudali), la commission accepte un vote favorable étant entendu
que le projet d'équipe de recherche sera présenté
au DS hors classement.
1975
17 février
Comité des sciences de la vie
C. Paoletti soulève le pro blème des laboratoires
que l'on ne ferme pas et qui sont donc maintenus, mais sans
augmentation de leurs effectis: comment faire pour éviter un
vieillissement de leurs corps de chercheurs? Lévi propose
d'afficher certains thèmes ce qui permettrait aux sections de
faire une politique cohérente, ex la physiologie sensorielle.
Les sections de biologie cellulaire, de biochimie et de
pathologie expérimentale ont soutenu le lancement d'un grand
laboratoire mixte (CNRS-INSERM) d'immunologie à Marseille Luminy
(Fougereau, Delage, Kourilsky). Les procès verbaux des sessions
d'automne montrent comment s'appréhende maintenant la recherche
collective. La biologie cellulaire évoque :
«l'activité scientifique de premier ordre du Centre de
neurochimie de Mandel à Strasbourg», mais en revanche note
que «la productivité scientifique de l'Institut de
neurophysiologie et de psychologie de Marseille pourrait être
améliorée». Le rapporteur mandaté
auprès du Centre de toxicologie et de pharmacologie
fondamentales se dit «frappé par l'enthousiasme du
personnel dû à la reprise en main intelligente et efficace
de C. Paoletti.
Juin
Directoire
"il y a en France 27 chercheurs pour 10 000 habitants contre 47
en Allemagne et 60 aux USA, mais eux ont atteint la saturation
(croissance de 3% chez nous...). LP : il faut se poser la question de
la finalité des LP. Curien a précisé la
finalité des LP. Soutien à la rec. dans un milieu
universitaire où la recherche n'est pas favorisée. Donner
brièvement à une petite équipe les moyens de
"décoller". Mais tout ceci ne doit pas être
pérennisé. Notamment on doit se poser la question le LP
peut il revenir au sein des formations du Comité national?
Labo d'étude des techniques chirurgicales. Berkaloff
(DSDV) il n'est plus question de maintenir un LP qui nous ridiculise
à l'extérieur. C'est l'heure de la vérité.
Labo de pharmaco et de toxicologie fondamentale,
Loubatières déplore que trop de trop de gens se soient
déclarés pharmacologues parce que la pharmacologie avait
le vent en poupe. Il faudrait voir ce qu'est réellement la
pharmacologie...
Centre d'études du système nerveux. Equipe Szabo a réussi à élever des poissons torpilles
Publication de l’ouvrage de Pierre Roubertoux "Genes et
comportements. Analyse, génétique des comportements". les
éditions Masson lui proposent d'abandonner ses droits d'auteur
et de lui acorder en échange un "contrat". La commission donne
un avis favorable à cette publication à condition que
l’auteur refuse cette clause, si besoin est, intervention de la
direction du C.N.R.S. auprès du syndicat de l'édition
pour que ce genre de situation ne se reproduise pas.
Comité national section 22, biologie cell. Printemps
Propositions de colloques
"La biologie cellulaire des cellules hypothélamiques
neurosecrétoires" présenté par J D Vincent U
Bordeaux II, les neurones hypothalamiques possèdent à la
fois les propriétés d'un neurone et celles d'une cellule
endocrine, ils offrent un modèle privilégié pour
l'étude de ces deux fonctions
"Mécanismes d'altération et de réparation
du DNA, relations avec la mutagénèse et la
concérolgénèse chimiques" P Daudel et Y Moule CNRS
(club de cancérogénèse chimique fondé en
mars 1973)
"Les hormones stéroidiennes et hypophysaires pendant la vie fœtale", J R Pasqualini CNRS
"L'assistance cardio respiratoire" J P Cachera CHU Henri Mondor. Résultats actuels au cours de l'infarctus aigu
"La formation des anticorps : synthèse cellulaire et
controle génétique" Avrameas, Fougereau fac sc Marseille.
Problème de la synthèse des anticorps.
Comité national, section 23, pathologie expérimentale (printemps)
Il y a afflux record de demande d'entrées dans le cadre des chercheurs. Protestation contre politique de restriction. Protestation
de M. Benarous: la commission devrait faire ses propositions sur la
seule valeur scientifique, et l'administration pourrait ajuster
ensuite. Expérimentation d'un comité pour juger la
carrière des chercheurs ayant des fonctions d'interêt
général. Incendie du CHU st Antoine dans le labo du prof
Milhaud, aide spéciale au labo.
Automne
Informations sur le 7° Plan fournies par le DSDV. Demande
à la section d'essayer d'introduire de la recherche fondamentale
telle qu'elle est pratiquée au CNRS. Benarous demande si les
nouveaux accords de type Rhone Poulenc vont se multiplier.
Réponse : l'intéret de l'accord réside dans la
protection des labos et chercheurs du CNRS. Meyniel pense que ce type
d'accord peut aider à supprimer de mauvaises habitudes.
Berkaloffaloff : interrogation sur l'importance des troisièmes
cycles? Le risque n'est il pas que la recherche médicale se
fasse dans les facultés de sciences au détriment des fac
de médecine? La recherche médicale ne peut se faire sans
la fac de médecine, ce qui ne signifie pas qu'elle doive doive
en avoir l'exclusivité.
Les labos de province : priorité de l'affichage.
Berkaloff : il faut éviter la médiocratisation du
recrutement, Berkaloff. est donc attaché à la
liberté de recrutement pour les bons candidats. Budget 1976 :
l'augmentation des salaires absorbe l'essentiel des augmentations du
budg. 80% nouveaux postes de chercheurs devront être
affectés à des labos de province. Souhait de structures
inter-commissions pour le matériel.
ATP
mécanismes de la différenciation,
difficultés posées par la répartition
Paris-province.Ecophysiologie comparée : discipline pas assez
développée en France. Economie de la santé :
manque de coordination entre instituts (Maryse Gadreau, B. Majnoni, les
ATP "Economie de la Santé". A propos colloque de Dijon, 7 mars
75). Physio du tissus calcifié : Mathé pense que
l'épidémiologie des maladies dentaires devrait être
développée en France. Pharmaco dynamique : pour
Mathé, cette ATP est un succès. Deux problèmes,
les difficultés du screening, le cout des animaux de laboratoire.
Examen des laboratoires propres
Centre de neurochimie: très important, transfert dans des
locaux CNRS? Ce labo effectue des recherches de pointe sur le plan
mondial dit Berkaloff. D'où risque du départ de
l'université de cette "usine de recherche". A propos du
recrutement d'une électrophysiologiste, Mathé proteste
contre la technique du fléchage qui lui parait absurde. Labo de
pharmaco et de toxicologie fondamentale. Il faudrait intéresser
des biologistes à la pharmacologie. Mais Milhaud n'est toujours
pas là. Centre de sélection des animaux de labo.
Mathé s'inquiète de la contamination des animaux. Les
souris venant de Grande Bretagne s'enrhument pendant le voyage, on ne
peut donc pas les importer d'Angleterre ou les élevages sont
pourtant excellents. Mathé propose la constitution d'un service
central d'immunogénétique que Motta pourrait monter en
collaboration avec l'INSERM.
1976
14-15 janvier
Directoire, P.V. Création d'un labo d'immunologie à
Marseille, convention avec INSERM. François Kourilsky et Michel
Fougereau critiquent les compétences scientifiques du CA du CNRS
et demandent de participer à la rédaction de la
convention. Grégory: cette convention engage les crédits
des deux organismes (CNRS et INSERM). Plaidoyer de Jean Bernard pour
l’opération Marseille Luminy.
Comité national, Section 21 biologie cellulaire
Les biologistes souhaitent que l'Institut de recherche scientifique
sur le cancer (IRSC), l'un des plus importants instituts du CNRS avec
81 chercheurs et 119 ITA, puisse développer l'immunologie
fondamentale. Mais ils commencent à déplorer certains
dysfonctionnements : une direction difficile à exercer,
l'absence de rotation des chercheurs, le peu de rendement d’un
institut qu’il apparaît difficile de scinder en plusieurs
laboratoires, un administrateur (J. Crozemarie) mis en cause, etc.
Tandis qu’on demande la création d'un comité
spécial pour réduire les dépenses, La section de
pathologie dénonce de son côté : «le peu de
rendement de l'IRSC.../ son gigantisme qui ne permet plus au chercheurs
de communiquer entre eux, pour ne pas parler des "mauvaises
équipes".../ des laboratoires vétustes, mais une singerie
de luxe...». L'IRSC sera restructuré. D'autres
laboratoires propres sont supprimés, comme celui des techniques
chirurgicales dont on estime qu’il n'a plus de raison
d'être dans un organisme de recherche.
Comité national, section 23 pathologie expérimentale et comparée (printemps)
Président: Jean Samaille (Lille II)
Secrétaire scientifique: Edmond Malaise (Villejuif).
la section 23 n’a plus à gérer qu'environ
150 chercheurs, tous grades confondus. Au printemps 1976, elle va
traiter de 35 dossiers de candidatures extérieures (12 seront
retenus), de 22 dossiers d'AR (dont 13 candidats au passage AR-CR), de
19 de CR (dont 16 candidats CR-MR) et de 6 de MR (dont 5 candidats
MR-CR).
Le procès-verbal souligne le temps consacré aux
chercheurs "à problèmes". S'ils ne représentent
qu'environ un dossier traité sur dix, en revanche ils mobilisent
neuf dixième des débats (en nombre de pages dans les P.V.
par exemple). « X..., AR candidat CR, est un docteur en
médecine qui ne publie pas, ce qui est déconcertant
[sic]. Une lettre lui sera envoyée pour lui suggérer de
se reconvertir». En attendant, il est prolongé pour deux
ans. Jugement plus sévère pour un CR qui a deux
publications à son actif, en vingt ans, mais dont il est vrai la
section incrimine l'absence d'encadrement : «un directeur de
recherche redoutablement absent», éternel problème
du patron de thèse défaillant. «Y... est un CR de
61 ans (!), un cas désespéré [sic] dont on demande
la radiation pour cause d'inaptitude à la recherche». A
quelques mois de la retraite, il était temps de s'en rendre
compte. «Quant à Z..., le rapporteur relève une
nomenclature de travaux - "soi-disant" articles - ce qui dénote
un cas qui relève de la psychose». Un autre relève
lui de «la psychiatrie» et son passage,
suggéré dans le cadre des ingénieurs (ITA) est
refusé au mobile que «le corps des techniciens ne saurait
souffrir ni de médiocrité ni d'indigence». Le
chercheur en question sera donc lui aussi reconduit, etc.
Autant d'inscriptions sur la liste d'aptitude à la
maîtrise que de postes de maîtres de rechreche : donc il
faut considérer cette inscription comme une possibilité
sérieuse de candidature à la maîtrise. Mais
discussion sur ce point, il est décidé que l'inscription
sur la liste d'aptitude = signification scientifique et non une prime
de consolation pour un chercheur qui n'obtient pas la maîtrise.
La promotion accélérée permet
d'accélérer la carrière d'un chargé, le
grade de maître rend en principe indépendant (plus de
directeur de recherche). Les débats du Comité national
doivent rester secrets, mais il importe que le nom des rapporteurs soit
connu. Le rapporteur doit pouvoir prendre contact avec le candidat.
Mode de scrutin: liste alphabétique des chercheurs et vote
successif pour classer les chercheurs ; vote à la
majorité absolue ou relative si il faut attendre le
troisième tour. L'administration communique uniquement le nom de
celui qui est en tête.
Paillard regrette que le vote se fasse plus à
l'ancienneté qu'en tenant compte de la valeur scientifique des
candidats. Vergnaud insiste sur la nécessité de faire
passer en priorité les AR de 7/8 ans.
ATP : Substances antimitotiques. Génétique des
petits mammifères. Hormones et médiateurs chimiques.
Mitose et cycle cellulaire.
Automne
Berkaloff : Le CNRS doit prendre le train en marche. Si de
nouvelles voies se développent en pharmacologie cellulaire,
c'est maintenant qu'il faut prendre le train, ce qui ne signifie pas
qu'il faille abandonner la pharmaco traditionnelle.
Centre d'étude des techniques chirurgicales La place de
la recherche dans le domaine cardio-vasculaire s'est amenuisé.
Le soutien devrait plutot venir de l'INSERM. Suppression.
Centre d'hémotypologie Le comité de don. ne
s'étant pas réuni aucun rapport n'a été
fait. De toutes façons, la section ne s'estime pas
concernée par ce centre et ne désire pas l'examiner.
Centre de recherche sur la nutrition L'encadrement technique est
très important, mais il n'y a pas de véritable direction
de recherche. Il faudrait absolument que ce centre soit
coordonné avec l'INRA et l'INSERM (auprès duquel il
pourrait jouer le rôle de conseiller).
Mise en place des GRECO (groupes de recherche coopératifs) et des Actions Incitatives, Berkaloff :
tout faire pour que les isolés s'intègrent à des
équipes existantes. Problème de la difficulté
d'évaluer les grosses formations LP et LA. Berkaloff dit que la
section n'a qu'à donner son avis sur la partie du labo qui la
concerne. Bouteille regrette que la plupart des labos doivent faire
leur demande de crédit à six ministères
différents. Berkaloff
estime que le nombre de chercheurs idéal pour une équipe
est de 6 à 7. A propos de la restriction de crédit pour
la jouvence du matos : Bouteille : demande que les microscopes
électroniques comme les chercheurs soient évalués
sur leur productivité - Berkaloff : nous aideront ceux qui
s'aident.
A propos des vacations : on se plaint beaucoup du DR du Val de Marne (motion au DG).
ATP, les priorités : microbiolgie, immunologie,
neurobiologie. Berkaloff : demande d'éviter, dans la mesure du
possible, l'autodistribution. Devoret souligne le retard de la France
sur les molécules de DNA (approuvé par Berkaloff).
Biologie spatiale? Berkaloff insiste sur la nécessité de
préserver la génétique classique.
I. de recherche scientifique sur le cancer : Bouteille
déplore le gigantisme de cet institut qui ne permet plus au
chercheurs de communiquer entre eux. Demande intervention du CNRS pour
re répartir les moyens à l'intérieur de l'IRC.
Reconduction votée à majo. abs.
Recherche coopérative sur programmes
‘Anthropobiologie des populations andines, analyse du stock
héréditaire et des phénomènes d'adaptation
physiologique la haute altitude’ (J. Ruffié Jacques,
Hôp Purpan Toulouse). Une autre RCP (87) a permis de faire une
revue générale de différents échantillons
de population sud-américaines et a démontré qu'il
y aurait lieu de pousser désormais des investigations plus
approfondies d'une manière séléctive. La situation
de Ruffié est anormale, il fait de la médecine, mais
refuse que son LP soit examiné par les médecins
(Ruffié appartient à la sect. d'anthropologie).
Equipe de recherche L. Montagnier. Malaise regrette qu'on
reproche aux chefs de groupes de ne pas savoir garder leurs
élèves quand ils leur conseillent d'abandonner la
recherche, faute de postes. Bouteille pense qu'une intégration
ne peut se faire qu'au détriment d'une autre.
Renouvellément.
Labo Halpern : le directeur prend sa retraite, solution mixte
CNRS-INSERM est envisagée.Tubiana : dans le secteur de la
médecine il n'y a que deux équipes dignes de ce nom dans
le labo.
RCP Mathé : rapport favorable, mais Samaille pense que
cette RCP est une industrie pharmaceutique qui ne veut pas dire son nom.
Comité national, nouvelle section 24 thérapeutique expérimentale et pharmacologie (printemps)
Président : M Meyniel Secrétaire scientifique : M Chedid
Colloques : Vote favorable (23o 1n) pour MM Mathé,
Seligmann, Tubiana sur "les hématosarcomes non hodgkiniens :
étude morphologique, immunologique et topographique"
Recrutement des chercheurs : protestations (Manuel) sur le
faible nombre de mécdecins recrutés par le CNRS. Le
chargé de mission (Fries) déclare que la direction a un
souci constant de recruter des médecins, en plus des bologistes
ou pharmaciens. A l'INSERM, seuls 50% des chercheurs ont une formation
médicale (Mathieu).
Examen des AR : P… ne fait rien, un cas qui relève
de la psychiatrie selon ce que dit le dir de l'unité. Faut il le
faire passer ITA? Non les techniciens ne souffrent ni de
médiocrité ni d'indigence", donc on le reconduit.Examen
des CR, la déficience de l’encadrement des jeunes
chercheurs est dénoncée par la section. Classement des
candidats : Paoletti proteste car il estime que la pharmacologie a
été très mal servie (un seul condidat, mais
classé second).
(automne)
Informations générales : l’examen des
formations devra être très soigné; explication du
fléchage. Les chercheurs isolés doivent être
aidés dit Berkaloff. : 15 à 23% du budget pour les aides
individuelles. Mais la commission doit être extrêmement
sévère pour l'attribution de crédits aux MR/DR qui
ne doivent pas être aidés au détriment des
équipes. Les relations avec la DGRST posent de multiples
problèmes.
Questions des ITA : manque de postes, auquel il faut
répondre par une redistribution des postes et non par une
création selon le DSDV.
Relations CNRS/INSERM : une concurrence stupide. Les gros
laboratoires peuvent avoir les deux labels mais les petites ERA qui se
présentent devant plusieurs sections posent un problème.
La chirurgie expérimentale pose des problèmes : faut-il
conforter les secteurs déjà couverts ou développer
d'autres thèmes de recherches ?
Le Président apprécie le découpage de l'ex
section 24 mais regrette le manque de soutien de la recherche en
biologie médicale. Problème de l'appareillage lourd : le
nbre de microscopes électroniques va passer de 5 à 1, des
spectroscopes vont être supprimés. Il faut un
cofinancement université - CNRS. La pharmacologie :
Inquiétude quant à l'avenir de cette discipline. C'est
une science de transfert (entre fondamental et appliqué) et on
ne doit négliger ni la pharmacologie classique ni la
pharmacologie moléculaire.La situation est mûre pour une
collaboration avec l'Industrie selon Berkaloff. Un questionnaire
établi par M Lechat va être envoyé aux groupes CNRS
et INSERM.
Les matériaux bio-compatibles : Il faut créer des
réseaux en bio-mécaniques. L'Hormonologie : domaine vaste
qu'il faut relancer et développer. L'odontologie : Peu de
possibilités en France et enseignement de mauvaise
qualité. La dermatologie : Il faut constituer des réseaux
et utiliser les structures existantes. La biologie spatiale :
discipline qui soulève des doutes (sérieux scientifique,
coût...).
Examen des labos
- Laboratoire de physiologie du travail, problème avec
les locaux dont une partie est restée au CNAM (crainte de voir
s'opposer deux laboratoires s'il y a relogement) et difficulté
avec le responsable depuis un certain temps à la retraite
(nécessité de nommer un nouveau responsable).
- Centre d'études des techniques chirurgicales,
renouvellement (Lockhart), la structure actuelle est à modifier
(polymorphisme gênant), il faut une meilleur répartition
chercheurs-ITA. Etude à réaliser sur l’ insertion
des chirurgiens
- Centre de sélection et d'élevage d'animaux de
laboratoire, problème de réorientation et de gestion :
souhait d'une analyse financière.
- Centre d'études bioclimatiques (M Pocidalo) Renouvellement pour un an accepté (22o/24)
- Laboratoire de toxicologie et pharmacologie fondamentales
(Lechat) : rapporteur frappé par l'enthousiasme du personnel,
reprise en main intelligente et efficace de Paoletti.
- ERA Crabbe : cette formation jamais encore
présentée devant la section 24 et appartenant à la
section 22 se presente cette année aux sections 18, 22 et 24. La
comission l'accuse de "manger à tous les rateliers" et refuse
d’examiner ce dossier à l'avenir.
- RA Loubatières ne semble pas avoir résolu les
problèmes de relation entre recherche et industrie
pharmaceutique.
Propositions d'ATP : les drogues agissant sur les membranes, la
toxicité des métaux lourds, les neuromédiateurs
1977
Comité thématique médecine
Berkaloff souligne la difficulté actuelle de faire faire de
la recherche aux médecins faisant carrière dans le cadre
universitaire. Trois difficultés pour les postes d'accueil :
excellence nécessaire des candidats (éviter le substitut
du service militaire), concours ouvert toutes sections confondues,
retour dans l'enseignement supérieur ou recrutement
définitif ? La règle est le retour dans
l’Enseignement supérieur. Quel statut donner à ces
candidats intégrés ? Salomon souhaite la création
de postes au niveau AR-6 et non CR. Bouteille parle d'assimilation aux
allocations de recherche
Comité national, section 23. Pathologie expérimentale et comparée.
(Semaille, Malaise)
Proposition de la section de créations de LP en milieu hospitalier (Necker, Saint Louis, Lyon).
Berkaloff : le CNRS veut développer sa précence
dans le milieu médical. Les GRECO en sont à la phase
préparatoire et plusieurs projets sont envisagés (dont la
restructuration du LA Jean Bernard). Le CNRS préfère un
GRECO plutot que de faire un pénultième LA. Mais au sujet
des crédits, des questions sont posés pour que les
chercheurs paricipants au GRECO ou autre réseau aient des
avantages sur le plan financier.
Comité sectoriel indispensable pense DSDV car la biologie
ext extrêmement étendue et il faut qu'il y ait des infos
inter-sections. C'est peu satisfaisant car les idées ne fusent
pas entre gens qui ne se connaissent pas.
ATP : Berkaloff. se déclare déçu par le
manque d'imagination des chercheurs concernés par l'ATP
microbiologie. Colloques : faut-il soutenir un coll. les virus
entériques? (intestinaux) oui dit la commission car cela permet
d'aider l'épidémiologie en France.
Automne
- Berkaloff : relations INSERM et CNRS : ne doivent pas copier
leurs formules. Si les petites équipes du genre INSERM
présentent des avantages, le manque de contact inhérant
à ce genre de struture est cependant un inconvénient
certain. Le CNRS est prêt à soutenir les petites equipes
de l'INSERM, mais condition que soient données des
responsabilités à l'un des adjoints du leader
(problème des directeurs d'UR INSERM). Il ne faut pas
désarticuler l'INSERM mais créer un réseau
localisé avec conseil scientifique commun.
Manque de LP en milieu hospitalier : on a prévu d'en créer 3 (Necker, Saint Louis et Lyon)
Thèmes importants : cancérogénèse
chimique (toxicologie), Boiron et Devoret chargé d'un rapport
sur les voies à développer. Malaise plaide la cause de la
thérapeutique expérimentale, problèmes de
nutrition (à aborder au niveau cellulaire), instrumentation
bio-médicale en France.
- LP centre d'immunologie, Marseille. M Fougereau remplace M
Kourilsky (22o). Berkaloff. indique que tous labo doivent avoir un "DR
de rechange".
- LA 47 la création d'un LP est prévue à
terme pour le centre Hayem (l'équipe J.-P. Lévy est
renouvelée).
Colloques : Images et signaux en médecine : avis
favorable. Problème des enquêtes auprès des
équipes. Le DSDV est reservé quant à ce type
d'action. Pour les enquêtes de commissaires, il faut un mandat de
la section et une acceptation du département.scientifique.
Problème des réseaux et des contacts extérieurs :
Berkaloff pense que les congrés "favorisent les jeunes quand il
y a quelque chose à apprendre et les plus agés quand il
faut faire comprendre". Janiaud (SNCS) soulève le
problème de l'intégration des hors statut. Salomon montre
que la situation des universitaires, qui peuvent ne rien faire, vu que
leur emploi est garanti, génère des tensions.
On observe un manque de LP en milieu hospitalier :
création prévue de 3 LP : L'un à Necker, l'autre
à l'hôpital St Louis et le troisième à Lyon
(permettant un effort en épidémiologie). Il s'agit de
créer un réseau localisé avec un conseil
scientifique commun et non de désarticuler les unités de
l'INSERM.
Section 24. Thérapeutique expérimentale & pharmacologie
Exposé du DSDV : Il est possible de faire une politique de
promotion des jeunes. La proportion des Docteurs d'Etat parmi les AR
est inférieure pour cette section à celle des autres
sections. Or c'est un très mauvais pronostic de promouvoir des
chercheurs qui n'ont ni thèse ou équivalent
(publications, diplôme). Il faut pousser les soutenances et
publications.
Problèmes du mode de restructuration de la recherche
médicale : nécessité d'avoir recours à une
politique de réseaux (exposé du projet du Pr Jerome). Il
faut s'orienter vers une formule souple dérivée des RCP
ou des GRECO pour pallier la dispersion scientifique et
géographique de certaines équipes, tout en favorisant le
développement de certains thèmes pouvant faire l'objet
d'ATP.
Le recrutement tournera autour de 3%, mais c'est peut-être
la dernière année. La situation budgétaire est
mauvaise.Le passage AR-CR nécessite impérativement
l'obtention d'un doctorat d'Etat ou, à défaut, une
activité scientifique de qualité équivalente.
Colloques : biochimie et la pathologie des tissus conjonctifs .
VIIème congrès international de pharmacologie (subvention
proposée de 40000 francs).
Le Pr Jerome présente un projet où il expose la
politique de réseaux : formule souple, dérivée des
RCP ou de GRECO, qui permettrait de pallier la dispersion scientifique
et géeographique de certaines équipes ou chercheurs, tout
en favorisant le développement de certains thèmes de
recherche qui pourraient faire par exemple l'objet d'ATP, et trouver un
mode de financement adapté.
Section 26 psyscho
C. Herzlich est autorisée à rejoindre la section de sociologie (SHS).
1978
16 janvier, 23 février
Directoire. Le problème de la recherche médicale
déja évoqué il y a un an. Le CNRS doit-il
maintenir une action dans un secteur déja largement couvert par
l'INSERM, l'Université et Pasteur? Après enquête
dans la communauté scientifique, la réponse est
affirmative. Raison de principe: la recherche médicale
relève des sciences de transfert et le CNRS a pour mission de
veiller à ce qu’elle soit irriguée par la recherche
fondamentale. Raison de fait: le CNRS dispose d'un millier de
chercheurs dans ce domaine. Comment agir? Renforcer la fonction
évaluative du CNRS. Le nombre de LP est trés faible
(alors qu'en biologie, discipline voisinne il représente le
1/3). Manque de structure de concertation. Propositions : créer
Comité thématique ‘médecine’ avec un
conseiller scientifique auprés du DSDV (Lucien Hartmann).
Créer des LP et des LM avec l'INSERM. Soutenir petites
équipes (ERA) en les regroupant in GIS (Groupements
d’intérêt scientifique). Lancer des ATP. Ainsi
l'INSERM verrait bien ce dernier passer la main dans ce qu'il estime
être son domaine prioritaire et fermer ses sections de pathologie
expérimentale ou de pharmocodynamie. Cette perspective
évoquée par le DG CNRS, R. Chabbal, est soutenue par
Delbarre et F. Gros qui demandent la mise en place d'une structure de
concertation nationale). La DGRST devrait avoir ce rôle dit
Chabbal. Exemple des difficultés renctontrées dans le
management commun (CNRS-INSERM) d'un labo, le "Centre de recherches
néphrologiques de Necker-Enfants malades".
Lancement du PIRMED (Progr. Interdisciplinaire de recherche sur
les médics.) Coordination des labos publics qui travaillent en
pharmacodynamie. /Le Courrier n°47 sept. 82/
10 juillet.
Conseil d’administration. Le partage des compétences
entre l'ISNERM et le CNRS. Création du Laboratoire d'oncologie
et d'immunohématologie (pour stabiliser la prestigieuse
équipe du Professeur Jean Bernard sur le point de prendre sa
retraite). Il est normal que le CNRS prenne l'affaire en chage car il
peut fournir à la recherche médicale des contact avec la
recherche fondamentale en biologie et en chimie.
Section 23, Biologie des interactions cellulaires
P. Chambon (Strasbourg) : « le CNRS ne peut pas laisser le
monopole de la recherche médicale à l'INSERM, (ce qui)
reviendrait à l'abandonner aux mandarins ». P. Chambon et
E. Wollman (I. Pasteur) «...tant que les concours (3° cycle
médical) ne seront pas supprimés au profit d'un
recrutement sur titre, rien ne sera possible.../ La biologie a plus
fait pour la médecine que la médecine elle-même.../
le CNRS n'a pas à aider au double jeu médical...»
Comité nationale, section 24. Thérapeutique expérimentale & pharmacologie
Colloques : "Substances naturelles d'intérêt
biologique" MM Potier, Barton et Sevenet, Nouméa, prévu
sept 1979. Subvention demandée de 80000 francs.
Publication de la thèse "Les essais des nouveaux
medicaments chez l'homme" par JM Rouzioux. Publication de l'ouvrage :
"Les mycotoxines, les champignons". Recrutement
des chercheurs : aucune répartition au préalable des nombres de postes
nouveaux entre les diverses sections des Sciences de la Vie ne fut
effectuée.
Promotions des chercheurs : le prorata du nombre de promotion
attribué à chaque section n'est pas défini au
préalable. Chaque section se prononce sur la qualité des
chercheurs désireux d'accéder à une promotion et
à les classer par ordre de valeur scientifique, sur une liste
non limitative. De la confrontation ultérieure des listes
résultera la répartition des postes entre les sections.
1980
Nobel de médecine à Jean Dausset, Dir.
du LP d'oncologie pour ses travaux sur les incompatibilités des
tissus, le facteur HLA. /Courrier n°38, octobre 80/
1982
Arrété du 30 juin
Redécoupage du Comité national : 45 Sections (),
regroupées selon les 7 départments installés en
1976, soit pour les sciences de la vie (SDV) :
22 Structure biosynthèses et interactions des macromolécules biologiques
23 Biologie et physicochimie des systèmes macromoléculaires intégrés
24 Génétique et biologie cellulaire, microbiologie
25 Biologie des intéractions cellulaires
26 Biochimie et biologie végétales
27 Pharmacologie et thérapeutique expérimentale
28 Physiopathologie expérimentale et humaine
29 Physiologie animale
30 Psychophysiologie et psychologie
31 Biologie des organismes et biologie du développement
32 Biologie des populations et des écosystèmes
1984
Convergeance physiologie et biologie
moléculaire. R. Monier: "Un fossé profond a longtemps
séparé l'étude physiologique du cerveau et celle
de ses activités les plus intégrées. Un heureux
rapprochement est en train de s'amorcer. " J. P. Changeux: une
révolution. /Le Courrier n°55-56 spécial/
Interview de Pierre Joliot. « La recherche: art,
liberté, individualisme. Mon père m'a dit, fait de la
biologie. La physique devient une science trop lourde. /Le Courrier
n°54 janvier 84/
1991-92
Comité national, le clivage de la
médecine en deux sections est finalement résorbé.
Soit sur 40 sections, pour les SDV :
20 Biomolécules: structure et mécanismes d'action
21 Biomolécules: relations structures-fonctions
22 Thérapeutiqu et médicaments: concepts et moyens
23 Génomes-structures, fonctions et régulations
24 Biologie cellulaire, virus et parasites
25 Intéractions cellulaires
26 Fonctions du vivant et régulation
27 Biologie végétale
28 Biologie du développement de la reproduction
29 Fonctions mentales, neurosciences intégratives, comportements
30 Diversité biologique, populations, écosystèmes et évolution